Nous suivre
Tour de France

Les Français risquent de finir fanny, Pedersen sécurise le maillot vert… les 5 enseignements de la 18e étape du Tour de France 2026

Victor Clot-Amiot

Publié le

Les Français risquent de finir fanny, Pedersen sécurise le maillot vert les 5 enseignements de la 18e étape du Tour de France 2026
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2026 – Le festival des baroudeurs, les Français qui ratent encore le coche, Mads Pedersen qui sécurise un peu plus le maillot vert… Voici les enseignements de la 18e étape.

Mads Pedersen sécurise le maillot vert

Alors qu’il avait tout pour réaliser la belle opération la veille, Mads Pedersen (Lidl – Trek) a finalement vu Jasper Philipsen (Alpecin – Premier Tech) revenir à seulement sept unités grâce à sa victoire à Voiron. Le Danois aurait tout à fait pu laisser son coéquipier à l’avant et accepter un statu quo en matière de points, mais son attaque un peu désespérée à 128 kilomètres de l’arrivée a rebattu les cartes et relancé la course à l’échappée, alors qu’un coup intéressant semblait s’être formé devant.

En raison des efforts consentis toute la journée à l’avant, Pedersen n’a ensuite rien pu faire pour empêcher Philipsen de lever les bras au bout du cours Senozan, dans la commune iséroise. Ce jeudi, le champion du monde 2019 a cependant fait preuve de beaucoup de résilience pour accrocher l’échappée lors de cette étape proposant 4 000 mètres de dénivelé positif.

Sa ligne d’arrivée ne se situait pas à Orcières-Merlette, mais à Corps, au kilomètre 129, où était placé le sprint intermédiaire. Résultat des comptes : 25 points dans la musette et une marge de 32 unités, presque définitive à trois jours de l’arrivée sur les Champs-Élysées.

Puisqu’il semble peu probable que les deux hommes parviennent à prendre l’échappée vendredi et samedi, l’une des seules possibilités de voir le Danois dépossédé de sa tunique serait une victoire de Philipsen dimanche à Paris, même si tout dépendra également du sprint intermédiaire. Ce scénario impliquerait que Mads Pedersen ne soit, quant à lui, pas dans le coup. La montée de la butte Montmartre risque pourtant de compromettre cette éventualité.

Les baroudeurs enfin à la fête

Certes, les baroudeurs avaient déjà eu l’occasion de lever les bras lors de cette édition du Tour de France, mais jamais le peloton ne leur avait autant facilité la tâche, à l’exception peut-être de l’étape de Belfort. Cet après-midi, les coureurs ont offert un beau spectacle à l’avant. D’abord avec une passe d’armes entre un groupe de quatorze hommes et une vingtaine de chasseurs, puis au sein même de l’échappée.





L’entrée dans les cinquante derniers kilomètres a ainsi vu la tête de course exploser en plusieurs groupes, au gré des tentatives des uns et des autres. Dix kilomètres plus tard, ils n’étaient plus que six pour aborder les premiers contreforts de la montée d’Orcières-Merlette.

Sans l’ombre du peloton planant au-dessus de l’échappée, les coureurs de tête ont pu s’expliquer entre eux. Au terme d’un long jeu de dupes, Richard Carapaz (EF Education – EasyPost) a levé les bras et s’est offert sa première victoire de la saison.

Valentin Paret-Peintre continue de croire au maillot à pois

C’est une entreprise qui risque de ne pas payer au moment de faire les comptes dimanche soir, mais il faut saluer la détermination de Valentin Paret-Peintre (Soudal – Quick-Step). Le Français, qui porte le maillot à pois par procuration, comptait ce matin 24 points de retard sur Tadej Pogačar (UAE Team Emirates – XRG).

Une marge qui, à première vue, n’avait rien d’insurmontable. Pourtant, en y regardant de plus près, il était difficile d’imaginer le Français terminer meilleur grimpeur au regard des deux étapes à venir vendredi et samedi. Près de 9 000 mètres de dénivelé cumulé, deux arrivées au sommet… Tout semble réuni pour permettre au Slovène de conserver sa tunique.

Cependant, dans le vélo comme dans le sport en général, rien n’est joué avant la fin. Et cela, Valentin Paret-Peintre est bien décidé à le prouver. Des 24 points de retard qu’il possédait au départ de l’étape, il ne lui en reste plus qu’un. Passé en tête de tous les grands prix de la montagne, à l’exception de celui de la montée finale, le Tricolore a réalisé un rapprochement intéressant, alors qu’il reste encore de nombreux points à distribuer lors des deux prochaines étapes.

Selon toute vraisemblance, on devrait donc le voir à l’avant vendredi, mais surtout samedi, puisque 90 points seront à gagner à la veille de l’arrivée. Le Français devra tout de même se méfier de Richard Carapaz, qui ne compte que six points de retard, soit le même écart qu’au départ de l’étape.

Les Français risquent de finir fanny

À deux reprises seulement, le Tour de France s’est achevé sans la moindre victoire française, en 1926 et en 1999. Cette année, le spectre d’une troisième édition sans bouquet tricolore se faisait de plus en plus pressant à mesure que les étapes défilaient. L’étape du jour s’apparentait ainsi à l’une des dernières occasions de voir un coureur français lever les bras sur la Grande Boucle.

Très vite, l’éventualité de voir un Français triompher est devenue de plus en plus crédible avec la présence de plusieurs Tricolores, dont Romain Grégoire et Valentin Paret-Peintre, en tête de course. Néanmoins, seul le second figurait encore dans le groupe de tête dans le final. Comme l’an dernier sur les pentes du mont Ventoux, Paret-Peintre portait ainsi les espoirs tricolores dans la montée d’Orcières-Merlette.

Capable de suivre une première attaque de Carapaz, le grimpeur de la Soudal – Quick-Step a rendu les armes lors d’une nouvelle banderille de l’Équatorien. Finalement, il a dû se contenter de la quatrième place et a vu l’espoir d’une victoire française s’éloigner encore un peu plus.

Statu quo au classement général

S’il n’a rapidement fait aucun doute que l’étape était promise à un baroudeur, il restait à savoir si les favoris du classement général allaient se livrer bataille sur les pentes d’Orcières-Merlette. Finalement, tous les leaders sont restés bien au chaud, en prévision des deux journées à venir, qui s’annoncent électriques. Au général, Tadej Pogačar possède toujours 4’32 » d’avance sur Remco Evenepoel, tandis que Paul Seixas pointe à 20 secondes de la troisième place occupée par Isaac Del Toro.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *