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Champions Cup

Les notes de Leinster-Toulon : Doris monstrueux, Serin n’a pas suffi

Etienne Goursaud

Publié le

Les notes de Leinster-Toulon Doris monstrueux, Serin n'a pas suffi
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Découvrez les notes du match entre le Leinster et le RC Toulon, demi-finale de la Champions Cup, remportée par les Irlandais (29-25).

Les notes du Leinster

Ceux qui ont brillé

Caelan Doris – 8

Même sans son essai, il aurait sans doute été le meilleur joueur de cette rencontre. Mais celui-ci parachève son œuvre ce samedi après-midi. Un véritable autobus destiné à enfoncer, à chaque impact, une défense toulonnaise qui a systématiquement reculé. Mais aussi capable d’être un numéro 8 de pivot, comme sur sa passe décisive vers Jack Conan. De plus, défensivement, il aura été presque parfait, avec onze plaquages réussis et un seul manqué. C’est le joueur qui a fait le plus de courses et l’Irlandais qui a le plus plaqué de la rencontre. Tout est dit !

Jamison Gibson-Park – 7

Si le Leinster (et l’Irlande) se cherche un 10 (lire plus bas), il peut se rassurer en voyant qu’il possède un 9 de classe mondiale. Car le demi de mêlée a réalisé un match absolument exceptionnel dans la maîtrise du rythme, avec des passes au ras d’une immense qualité, comme sur sa passe décisive pour Jack Conan (16ème). Alors ce n’est pas le 9 qui va attaquer la ligne et gagner des mètres seul, mais il est capable, presque à chaque fois, d’avoir la bonne initiative pour mettre ses coéquipiers dans de bonnes conditions.

Andrew Porter – 6

Son carton jaune fait forcément baisser la qualité de son match. Mais pour le reste, il aura été très solide. En mêlée, il gagne deux fois son duel avec Jean-Baptiste Gros. Surtout, il aura fait parler sa mobilité, avec pas moins de huit courses avec ballon, toutes très tranchantes. Dans le coup à deux reprises sur le premier essai et encore impliqué sur le quatrième essai, à chaque fois avec ce rôle de gagner les trois ou quatre mètres qui permettent à Jamison Gibson-Park de jouer dans un fauteuil.

Josh van der Flier – 6

Auteur du deuxième essai des siens, le troisième ligne irlandais aura fait son match et apporté offensivement à son équipe, avec une belle débauche d’énergie. Des courses assez tranchantes (trois courses, 16 mètres gagnés ballon en main). On l’a connu meilleur, mais il aura apporté sa pierre à l’édifice du Leinster. Remplacé avant la 50ème minute de jeu.

Ceux qui ont déçu

Harry Byrne – 3

C’est le gros point noir de la rencontre ! L’ouvreur était préféré à Sam Prendergast, mais n’aura pas donné satisfaction. Au pied, il aura été tout simplement catastrophique : plusieurs coups de pied manqués, dont une pénalité à 25 mètres en face des poteaux, mais aussi une touche manquée sur pénalité et un renvoi directement en ballon mort. Le tout dans le premier acte, « parachevé » par un carton jaune dans le temps additionnel. Son deuxième acte sera meilleur, dans la mesure où on n’a pas d’erreurs à déplorer. De là à dire qu’il a été bon, il y a un pas qu’on ne franchira certainement pas.




Les notes de Toulon

Ceux qui ont brillé

Tomás Albornoz – 7

Alors que le RC Toulon aura été d’une immense pâleur offensive, l’ouvreur argentin aura été l’un des rares poisons dans la défense irlandaise. Un des seuls capables de franchir et de faire reculer la défense adverse. Il termine le match avec 101 mètres gagnés ballon en main, soit le total le plus élevé de la rencontre. On aurait aimé voir son association avec Baptiste Serin pendant 80 minutes, tant les deux ont été inspirés sur les 25 dernières minutes (lire ci-dessous).



Baptiste Serin – 7

Mais pourquoi n’était-il pas titulaire ? Le demi de mêlée international a changé la physionomie de son équipe à son entrée. Il a dynamisé le jeu d’un collectif qui a terminé le match comme un boulet de canon et qui a failli s’offrir l’une des remontadas les plus mémorables du rugby français. Il possède cette expérience et ce brin de génie que peu de joueurs ont. Pierre Mignoni peut se mordre les doigts de ne pas l’avoir aligné plus tôt.

Ceux qui ont déçu

Charles Ollivon – 4

Sans être catastrophique, il coûte très cher sur une séquence durant laquelle il concède une pénalité, avant de laisser filer Jack Conan, venu inscrire le deuxième essai du Leinster. C’est à l’image d’un match où il a beaucoup plaqué, mais manqué trois de ses interventions, ce qui est beaucoup à ce niveau. Offensivement, son apport est trop limité au vu du rôle qu’il tient et de ses références. Seulement trois courses !

Jean-Baptiste Gros – 4

Il aura souffert en mêlée, perdant par deux fois son duel dans ce secteur. Il a affiché un déficit de puissance dans cette partie (quatre courses, cinq mètres gagnés ballon en main) et a cafouillé un beau ballon de contre en début de second acte. Même défensivement, il n’a pas été sur les standards affichés lors de ses cinq matchs du Tournoi des 6 Nations. Il a manqué deux plaquages sur les huit qu’il a tentés.

Kyle Sinckler – 3

Le pilier a connu un match encore plus cauchemardesque en mêlée, totalement dominé dans l’exercice et martyrisé par son vis-à-vis. Il a concédé trois pénalités en 54 minutes, alors qu’il était attendu comme un élément fort dans ce secteur. Ce manque de puissance s’est ressenti dans l’ensemble de son match. Il n’a jamais su avancer dans ses initiatives (un petit mètre gagné en quatre courses). Un match compliqué au plus mauvais moment.

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