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Tour de France

Les regards sont braqués sur la FDJ-Suez avant le Tour de France Femmes 2025

Etienne Goursaud

Publié le

Les regards sont braqués sur la FDJ-Suez avant le Tour de France Femmes 2025
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE FEMMES 2025 – Avec Demi Vollering, la FDJ-Suez a de grandes ambitions pour cette édition 2025 de la Grande Boucle. Les regards vont être braqués sur la formation tricolore, la mieux placée, hommes et femmes confondues, pour rapporter un Tour à une équipe française, au 21ème siècle.

À quelques jours du grand départ du Tour de France Femmes, les regards sont tournés vers la formation FDJ-Suez. De la leader Demi Vollering, vainqueure du Tour de France 2023 et deuxième en 2022 et 2024. La structure française se retrouve dans une situation à être favorite pour remporter cette édition 2025. Symbole de la dimension prise par la formation de Stephen Delcourt.

Objectif remporter le Tour de France pour la FDJ-Suez

Une situation qui prouve aussi à quel point cette équipe a grandi, pour sa 20ème année d’existence, dans le peloton féminin. Autrefois Vienne-Futuroscope et cantonnée à viser les courses nationales. Qui s’est élevée, petit à petit. Arrivée sur le Tour 2024, avec l’ambition de performer au mieux au classement général, Évita Muzic avait réalisé un grand Tour, 4ème du général et troisième de l’étape à l’Alpe d’Huez. On a presque l’impression que c’était il y a des années. Tant tout s’est accéléré avec l’arrivée de Demi Vollering. D’abord rumeur persistante du printemps, avant la confirmation à la fin de l’été. Une coureuse de ce calibre, cela change forcément toutes les ambitions.

Qui ne sont pas cachées par Stephen Delcourt, dans une interview accordée par nos confrères de Vélo Podcast. « Le seul objectif, c’est remporter le maillot jaune avec Demi Vollering ». Gagner et montrer les muscles. « On veut prendre le maillot le plus vite possible. On a prouvé qu’on sait le sécuriser sur une course à étapes. Même si on n’est pas l’équipe la plus favorite sur les premières étapes ». Un Tour de France fin juillet et sept mois d’apprentissages pour la formation française.

La FDJ-Suez a fait l’apprentissage du rôle de favori

Un apprentissage marqué par des petits échecs, notamment lors des classiques ardennaises. « On a voulu trop bien faire aux Ardennaises et on s’est fait avoir. On voulait gagner à la pédale sur l’Amstel. En revanche, sur la Flèche, on fait tout bien, mais on perd sur plus fort. À Liège, on est moins forts, mais on assume avec des adversaires qui ne roulent pas forcément », explique Stephen Delcourt.

Un apprentissage qui s’est accéléré sur les routes du Tour d’Espagne, au mois de mai dernier. Pour le triomphe de la Néerlandaise. On a vu une FDJ-Suez très forte et très maligne, capable de laisser les autres équipes rouler, pour venir au bon moment dynamiter la course. « On n’avait même plus besoin de se parler avec les filles, on savait ce qu’on avait à faire et cela s’est passé comme on le voulait. C’était top de courir comme cela et d’avoir la victoire au bout », confie, dans notre interview, Juliette Labous, coéquipière de Demi Vollering, qui évoque la dernière étape de cette Vuelta.





Un collectif à la fois bien huilé… Et des coureuses qui semblent s’apprécier. On a vu à plusieurs reprises des accolades chaleureuses entre Demi Vollering et ses coéquipières. De belles images qui paraissent dépasser la simple communication visuelle. Une impression que confirme Stephen Delcourt, toujours chez Vélo Podcast : « C’était le but du recrutement, avoir une association de qualité humaine. C’était un pari. Je me souviens des questions des journalistes, cet hiver, sur la cohabitation entre les coureuses. Mais j’étais confiant. Ce sont trois femmes exceptionnelles. On a rapidement vu qu’elles avaient envie de travailler ensemble ».

Encadrer Demi Vollering sur ce Tour de France

La FDJ-Suez aura en partie le poids de la course, tout en encadrant au mieux Demi Vollering. Qui peut parfois avoir quelques petites failles sur le plan psychologique. Des failles que minimise Stephen Delcourt : « Elle n’est pas faible mentalement. Elle a fait une saison énorme en 2024, sans aucun soutien en interne. Mais quand elle souffre, elle le dit, quand elle ne va pas bien, elle le dit. Demi est forte quand Juliette et Évita sont fortes. Quand son équipe est autour d’elle, elle est capable de superbes choses ». Message passé.

Néanmoins, Juliette Labous confiait la certaine nervosité de sa leader, au début du Tour d’Espagne. « Demi était un peu stressée par moments et on a essayé de la rassurer. Quand Anna van der Breggen gagne son étape, il ne fallait pas paniquer ». Avec la pression sur l’équipe française, la pression sera sur les épaules de la Néerlandaise. D’autant que le Tour de France Femmes va passer par Poitiers, ville arrivée de la 4ème étape. Le lendemain, ce sera un départ de Chasseneuil-du-Poitou, à quelques encablures du Futuroscope, longtemps partenaire titre de la formation française et très impliquée dans le projet. Gagner le Tour de France, avec le passage dans la capitale poitevine et pour la 20ème année de cette équipe, ce serait une vraie consécration de tout le travail effectué.

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