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Coupe du monde de football

Les tops et flops de Mexique-Angleterre : Bellingham superstar, la Tri aura des regrets

Olivier Dobiezynski

Publié le

Les tops et flops de Mexique-Angleterre Bellingham superstar, la Tri aura des regrets
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – À la suite d’un match complètement fou, les Anglais viennent à bout de valeureux Mexicains (3-2). Les tops et les flops de la rencontre.

TOPS

Bellingham taille patron

C’est simple : Jude Bellingham était partout sur le terrain sur ce huitième de finale. Après une saison contrastée avec le Real Madrid, le milieu de terrain offensif semble élever son niveau sur cette Coupe du monde. Auteur d’un match remarquable, autant dans les gestes techniques que dans la conservation du ballon, il a aussi été de loin l’Anglais le plus dangereux. Il a frappé une première fois d’une tête plongeante après un débordement de Declan Rice et un centre de Bukayo Saka (36e), puis une seconde fois deux minutes après, suite à un bon pressing d’Elliot Anderson (38e). Mieux encore, il s’est montré précieux défensivement, comme quand il a empêché César Montes d’inscrire un but tout fait (45e+5). Un véritable match de taulier.

Le réalisme froid des Three Lions

Thomas Tuchel avait prévenu. Le sélectionneur allemand des Three Lions ne proposerait pas un grand spectacle face aux feux follets mexicains. Il avait évoqué que le jeu de son équipe se rapprocherait cette fois-ci du style d’un Arsenal version 2025-2026. La première mi-temps proposée par les Anglais a bel et bien tenu ses promesses : 3 tirs, 3 tirs cadrés et 2 buts. Un bilan ultra-réaliste et rigoureux, en dépit d’une grosse domination de la Tri. Ensuite, ils n’ont pas proposé grand-chose dans le second acte, avec pour seul but un penalty d’Harry Kane (61e) à la suite d’une faute du gardien Rangel sur le très remuant Anthony Gordon. Enfin, après la sortie prématurée de Quansah, ils ont mis en place un véritable bus avec l’entrée des défenseurs Djed Spence, Dan Burn et John Stones.

Le football champagne dans toute sa splendeur

On s’attendait à un match fermé, déclarations de Thomas Tuchel à l’appui. Il n’en a rien été. Ce match d’une intensité folle ne nous a jamais laissé respirer. Avec notamment les attaques incessantes de la Tri et le suspense total en fin de match. Il y a eu des espaces, il y a eu de l’animation, mais c’est sans doute l’équipe la plus froidement réaliste qui a gagné aujourd’hui et s’est qualifiée pour les quarts de finale. Appelons cela l’expérience des grands rendez-vous.

FLOPS

La malédiction des huitièmes de finale pour le Mexique

Quarante ans après sa dernière participation à des quarts de finale dans une Coupe du monde, chez elle déjà, la Tri n’aura donc pas cette nouvelle opportunité en 2026. À l’époque, en 1986, les Mexicains avaient même tenu tête à la grande RFA, les menant jusqu’aux tirs au but. Une époque lointaine de glorieux anciens que n’imiteront donc pas la cuvée 2026. Joueuse, volontaire, entreprenante : l’équipe du Mexique, dans une ambiance de feu au E Stadio, aura bien failli récidiver. Il est d’ailleurs malheureusement à noter que l’invincibilité de la Tri dans ce stade lors des différentes Coupes du monde prend bel et bien fin ce soir.

Le match des occasions ratées pour la Tri

Les occasions se sont multipliées sur la cage d’un très bon Jordan Pickford ce soir. D’abord, sur un centre de Roberto Alvarado, l’intenable – mais malheureux – Raul Jiménez n’a pas trompé la vigilance du gardien d’Everton qui s’est bien détendu sur sa gauche. Il a ensuite frôlé l’égalisation d’une frappe du gauche trop croisée puis d’une tête magnifique claquée par Pickford dans les arrêts de jeu de la première période. Les Mexicains ont même assiégé la cage des Three Lions pendant quarante minutes mais n’ont jamais réussi à trouver la faille, se procurant même des occasions moins nettes au second acte. Ils peuvent tout de même nourrir de gros regrets tant ils ont eu de nombreuses occasions dans ce match. Et le penalty du 3-2, transformé par Raúl Jiménez, n’y changera rien.





Jarell Quansah a tout raté

Il est des matchs à oublier dans une carrière et celui-ci ne restera pas dans la mémoire du malheureux Jarell Quansah. Tout d’abord, il s’est rendu coupable d’un mauvais dégagement à la suite d’un coup franc mexicain excentré, remettant le ballon directement dans les pieds de Julián Quiñones qui ne s’est pas fait prier pour réduire le score à 2-1 (42e) et au passage inscrire son quatrième but de la compétition. Surtout, le latéral du Bayer Leverkusen s’est rendu coupable d’un tacle mal maîtrisé sur Jesús Gallardo (55e), synonyme de carton rouge direct. Une expulsion qui a contraint les Three Lions à se replier et à souffrir sur toute la fin de match.

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