Mexique Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueur à suivre, ambitions… tout savoir sur El Tri
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Pays hôte pour la troisième fois de son histoire, le Mexique espère profiter de l’avantage du terrain pour retrouver les sommets et signer son meilleur parcours mondial depuis près de quarante ans.
Le Mexique s’apprête à entrer dans l’histoire du football mondial. Pour la première fois, un pays va accueillir une Coupe du monde de football pour la troisième fois. Après 1970 et 1986, le plus grand événement de la planète football revient sur les terres mexicaines. Cette fois, les États-Unis et le Canada accompagneront les Mexicains dans une organisation à trois, une première dans l’histoire de la compétition.
À domicile, le Mexique part à la recherche de son lustre d’antan. Habitué des huitièmes de finale entre 1994 et 2018, El Tri a marqué le pas en 2022 avec une élimination dès le premier tour. Le symbole d’une génération en fin de cycle, désormais remplacée par une sélection en quête d’un nouveau souffle et d’un retour en phase à élimination directe.
Devant son public, le Mexique veut surtout éviter le même sort que l’Afrique du Sud et le Qatar, les deux seuls pays organisateurs éliminés dès la phase de groupes de leur Coupe du monde. Dans un pays où le football occupe une place immense, l’attente sera considérable.
Calendrier et groupe du Mexique à la Coupe du monde 2026
Tête de série en tant que pays organisateur, le Mexique a hérité d’une poule abordable avec l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et la Tchéquie. Trois adversaires solides, mais qui semblent à la portée des Mexicains, surtout avec l’appui de leur public.
Les hommes de Javier Aguirre auront l’honneur d’ouvrir la Coupe du monde 2026 face à l’Afrique du Sud, au mythique Stade Azteca de Mexico. Les Bafana Bafana ne font plus partie du gratin africain depuis la fin des années 1990, mais ils ont repris des couleurs, notamment avec une demi-finale lors de la CAN 2023. Pour leur retour au Mondial depuis 2010, compétition qu’ils avaient organisée, ils auront forcément envie de frapper fort.
Le programme complet du Mexique
- Jeudi 11 juin à 21h : Mexique – Afrique du Sud, au Stade Azteca de Mexico
- Vendredi 19 juin à 3h : Mexique – Corée du Sud, au Stade Akron de Zapopan
- Mercredi 24 juin à 3h : Mexique – Tchéquie, au Stade Azteca de Mexico
Liste et effectif du Mexique pour la Coupe du monde 2026
Le Mexique abordera sa Coupe du monde 2026 avec un mélange assumé d’expérience et de renouveau. Si la présence de Santiago Giménez, Edson Álvarez ou Raúl Jiménez constitue l’ossature attendue d’El Tri, un nom attire tous les regards : Guillermo Ochoa.
À 40 ans, l’emblématique gardien mexicain figure une nouvelle fois dans la liste de Javier Aguirre et s’apprête à écrire une page unique de l’histoire du football en disputant sa sixième Coupe du monde. Une longévité exceptionnelle qui fait de « Memo » le symbole d’une sélection en quête d’un grand parcours à domicile.
Autour de ce monument du football mexicain, Javier Aguirre a construit un groupe équilibré, composé de plusieurs joueurs déjà présents lors d’un précédent Mondial et de visages plus jeunes appelés à incarner l’avenir. Le milieu Gilberto Mora, seulement âgé de 17 ans, représente cette nouvelle génération ambitieuse, tandis que les naturalisés Álvaro Fidalgo et Julián Quiñones apportent davantage de richesse technique et offensive.
La liste du Mexique pour la Coupe du monde 2026
Gardiens : Raul Rangel (Guadalajara/MEX), Guillermo Ochoa (AEL Limassol/CHY), Carlos Acevedo (Santos Laguna/MEX)
Défenseurs : Israel Reyes (América/MEX), Jorge Sánchez (PAOK/GRE), César Montes (Lokomotiv Moscou/RUS), Johan Vásquez (Gênes/ITA), Jesús Gallardo (Toluca/MEX), Mateo Chávez (AZ Alkmaar/PBS)
Milieux : Edson Álvarez (West Ham/ANG), Luis Romo (Guadalajara/MEX), Obed Vargas (Atlético de Madrid/ESP), Brian Gutiérrez (Guadalajara/MEX), Orbelín Pineda (AEK Athènes/GRE), Erik Lira (Cruz Azul/MEX), Gilberto Mora (Tijuana/MEX), César Huerta (Anderlecht/BEL), Álvaro Fidalgo (Real Betis/ESP), Luis Chávez (Dinamo Moscou/RUS)
Attaquants : Roberto Alvarado (Guadalajara/MEX), Alexis Vega (Toluca/MEX), Julián Quiñones (Al-Qadisiyah/ARS), Santiago Giménez (AC Milan/ITA), Guillermo Martínez (Pumas/MEX), Armando González (Guadalajara/MEX), Raúl Jiménez (Fulham/ANG)
Los números oficiales de nuestra Selección para la Copa Mundial de la FIFA 2026. 🏆🇲🇽#SomosMéxico 💚🤍❤️ pic.twitter.com/4kk4LvkeZY
— Selección Nacional (@miseleccionmx) June 2, 2026
Santiago Giménez, le joueur à suivre du Mexique
Le nom de Santiago Giménez parle forcément aux supporters mexicains. L’attaquant est le fils de Christian Giménez, ancien international mexicain. Né en Argentine, il aurait pu représenter un autre pays, mais a choisi de défendre les couleurs du Mexique, le pays de son père.
À 25 ans, l’attaquant de l’AC Milan est l’un des rares joueurs de la sélection à évoluer dans un grand club européen. Son passage en Italie n’a pas encore été totalement convaincant, notamment après ses deux grandes saisons et demie au Feyenoord Rotterdam, où il avait inscrit 45 buts et délivré 10 passes décisives. À cette époque, il faisait partie des attaquants les plus efficaces d’Europe et avait même été annoncé dans le viseur du FC Barcelone.
Sa saison a toutefois été perturbée par une longue blessure de cinq mois, entre octobre 2025 et mars 2026. Il n’a pas marqué le moindre but avec le club lombard en 2026, mais pourrait arriver au Mondial avec une fraîcheur physique précieuse, dans une saison particulièrement longue pour les joueurs européens.
Avec seulement six buts en 44 sélections, Santiago Giménez doit encore franchir un cap avec El Tri. Mais s’il retrouve l’efficacité qui était la sienne aux Pays-Bas, il peut devenir l’arme offensive numéro 1 d’une équipe mexicaine réputée dangereuse dans le jeu de transition.
Javier Aguirre, l’expérience au service du Mexique
Javier Aguirre, 67 ans, fait partie des sélectionneurs les plus expérimentés de cette Coupe du monde 2026. Il connaît parfaitement la sélection mexicaine, mais aussi la pression d’un Mondial à domicile. En tant que joueur, il faisait partie du groupe mexicain quart-de-finaliste en 1986, déjà devant son public.
Présent sur les bancs depuis plus de 30 ans, Aguirre a déjà dirigé le Mexique à deux reprises, entre 2001 et 2002 puis entre 2009 et 2010. Il a mené son équipe en huitièmes de finale du Mondial à deux reprises. En 2002, l’aventure s’était arrêtée face aux États-Unis. En 2010, il avait croisé la route de l’équipe de France, avec une victoire mexicaine restée célèbre face aux Bleus (2-0), prélude au fiasco de Knysna. Le parcours s’était ensuite achevé contre l’Argentine.
Un technicien habitué aux grands rendez-vous
Entre ses différentes expériences avec la sélection mexicaine, Javier Aguirre a écumé les bancs du football espagnol, passant notamment par Osasuna, l’Atlético de Madrid, Saragosse ou encore l’Espanyol. Il a ensuite dirigé le Japon entre 2014 et 2015, puis l’Égypte entre 2018 et 2019.
Son palmarès reste modeste, avec notamment un titre de champion du Mexique en 1999 avec Pachuca et une Gold Cup remportée en 2009 avec le Mexique. Mais son expérience, sa connaissance du très haut niveau et son lien particulier avec El Tri en font un choix logique pour tenter de relancer la sélection après l’échec de 2022.
Le style de jeu de Javier Aguirre repose sur beaucoup d’énergie, un pressing intense et une volonté de jouer rapidement vers l’avant. Son Mexique ne sera peut-être pas la sélection la plus spectaculaire du tournoi, mais sa rigueur, sa verticalité et sa capacité à exploiter les transitions peuvent en faire une équipe très difficile à manœuvrer.
L’histoire du Mexique à la Coupe du monde
Le Mexique ne possède pas le palmarès de géants sud-américains comme l’Argentine, le Brésil ou l’Uruguay, tous sacrés au moins deux fois champions du monde. Mais El Tri reste une nation historique de la Coupe du monde, marquée par une grande régularité et une passion populaire exceptionnelle.
Depuis 1994, le Mexique a enchaîné les présences au Mondial et s’est régulièrement hissé en huitièmes de finale. Seule ombre au tableau : cette incapacité récurrente à franchir un cap supplémentaire. Il manque encore à la sélection mexicaine ce grand parcours qui a marqué l’histoire récente de nations comme le Maroc en 2022, ou la Corée du Sud et la Turquie en 2002, toutes demi-finalistes de la Coupe du monde.
Le Mexique a pourtant déjà brillé lorsqu’il a organisé la compétition. En 1970, il avait atteint les quarts de finale, avant de s’incliner contre l’Italie, future finaliste. Les Mexicains avaient même mené 1-0 avant de céder face à l’une des plus belles équipes italiennes de l’histoire.
Tout proche de sortir la RFA en 1986
En 1986, le Mexique a de nouveau atteint les quarts de finale à domicile. Cette fois, El Tri a poussé la RFA au bout du suspense. Les Allemands ne s’en sont sortis qu’à l’issue de la séance de tirs au but, dans ce qui reste l’un des plus grands regrets de l’histoire du football mexicain.
Entre 1994 et 2018, le Mexique a ensuite enchaîné sept qualifications consécutives en huitièmes de finale, sans jamais parvenir à aller plus loin. Malgré de belles générations, notamment en 2006 et 2010, il lui a toujours manqué un petit brin de réussite, de maîtrise ou de panache dans les grands rendez-vous. En 2022, placé dans la poule de l’Argentine, le Mexique a terminé troisième de son groupe, devancé par la Pologne à la différence de buts.
Jusqu’où peut aller le Mexique à la Coupe du monde 2026 ?
Éliminé dès la phase de groupes en 2022, le Mexique a une revanche à prendre. Alors que les États-Unis et le Canada, coorganisateurs du tournoi, arrivent avec de belles générations, El Tri veut rappeler qu’il reste une nation majeure du football nord-américain.
L’objectif minimum sera de franchir le cap de la phase de groupes. Dans une poule composée de l’Afrique du Sud, de la Corée du Sud et de la Tchéquie, les Mexicains peuvent même viser la première place afin de s’offrir un seizième de finale plus abordable. La nouvelle formule de la Coupe du monde, avec 48 équipes, pourrait aussi ouvrir la porte à des parcours inattendus.
La pression sera immense. Historiquement, le Mexique a toujours réussi ses Coupes du monde à domicile, avec deux quarts de finale en 1970 et 1986, les deux meilleurs parcours de son histoire. Mais les pays organisateurs ont aussi connu des désillusions récentes. L’Afrique du Sud est devenue en 2010 le premier pays hôte éliminé dès la phase de groupes, avant que le Qatar ne subisse le même sort en 2022.
Au Mexique, le football sera partout pendant plus d’un mois. Dans les stades, dans les rues, dans les foyers, tout un peuple vivra au rythme de cette Coupe du monde 2026. Et si El Tri parvient à transformer cette ferveur en énergie positive, il pourrait bien offrir à ses supporters l’un des plus grands moments de son histoire.


