Nous suivre
Coupe du monde de football

Corée du Sud Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueur à suivre, ambitions… tout savoir sur les Guerriers Taeguk

Théo Gripon Auer

Publié le

Corée du Sud Coupe du monde 2026 liste, calendrier, joueur à suivre, ambitions, tout savoir sur les Guerriers Taeguk
Visuel Dicodusport / Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Emmenée par Son Heung-min, Lee Kang-in et Kim Min-jae, la Corée du Sud débarque au Mexique avec l’ambition de retrouver les quarts de finale d’une Coupe du monde pour la première fois depuis son incroyable épopée de 2002.

Toujours bien placée, mais jamais couronnée. Voilà comment résumer les dernières années de la Corée du Sud sur la scène internationale. Régulièrement citée parmi les favorites en Coupe d’Asie des nations, la sélection sud-coréenne affiche une remarquable constance, avec aucun quart de finale manqué depuis 1996. Mais les Guerriers Taeguk n’ont plus été sacrés à l’échelon continental depuis 1960.

En Coupe du monde, la concurrence européenne et sud-américaine complique logiquement la tâche. Depuis leur demi-finale historique lors de la Coupe du monde 2002, les Sud-Coréens n’ont jamais fait mieux qu’un huitième de finale. Ils ont atteint cette place parmi les seize meilleures nations à deux reprises, en 2010 contre l’Uruguay, puis en 2022 face au Brésil.

Mais cette année, la Corée du Sud possède sans doute l’un des meilleurs effectifs de son histoire récente. Un groupe porté par des cadres expérimentés, qui vivront probablement leurs derniers grands frissons en Coupe du monde, et épaulé par de jeunes talents déjà rompus aux exigences du football européen. Un équilibre entre expérience et fougue qui pourrait faire des Guerriers Taeguk l’une des belles surprises de ce Mondial 2026.

Calendrier et groupe de la Corée du Sud à la Coupe du monde 2026

La Corée du Sud évoluera dans le groupe A avec le Mexique, pays organisateur, l’Afrique du Sud et la Tchéquie. Une poule largement ouverte, dans laquelle les hommes de Hong Myung-bo peuvent viser l’une des deux premières places directement qualificatives pour les seizièmes de finale.

Présente dans le chapeau 2 lors du tirage au sort, grâce à sa 22e place au classement FIFA, la Corée du Sud a hérité d’un adversaire abordable dans le chapeau 1 avec le Mexique, tête de série en raison de son statut de pays hôte. L’Afrique du Sud, nation la moins bien classée du chapeau 3, et la Tchéquie, issue des barrages européens, complètent ce groupe équilibré.





Les Guerriers Taeguk débuteront leur Mondial face à la Tchéquie, avant d’affronter le Mexique une semaine plus tard, puis l’Afrique du Sud lors de la dernière journée. Trois rencontres disputées au Mexique, où les Sud-Coréens devront gérer la pression des ambiances locales, mais aussi les conditions de jeu parfois exigeantes.

Le programme complet de la Corée du Sud

Liste et effectif de la Corée du Sud pour la Coupe du monde 2026

La Corée du Sud aborde cette Coupe du monde 2026 avec l’un des effectifs les plus intéressants de ces dernières années. Le groupe sud-coréen repose sur un subtil mélange entre jeunesse et expérience, avec plusieurs cadres présents en sélection depuis de nombreuses saisons.

Parmi eux, l’emblématique capitaine Son Heung-min reste la figure centrale des Guerriers Taeguk. Devenu le joueur le plus capé de l’histoire de la sélection sud-coréenne, l’ancien attaquant de Tottenham disputera sa quatrième Coupe du monde. Il incarne encore le principal symbole d’une génération qui rêve d’un dernier grand parcours sur la scène mondiale.

Autour de lui, la Corée du Sud peut s’appuyer sur plusieurs joueurs d’expérience. Le milieu de terrain Lee Jae-sung, le défenseur central Kim Min-jae, le milieu Hwang In-beom ou encore l’attaquant Hwang Hee-chan apportent une solide connaissance du très haut niveau. Dans le but, Kim Seung-gyu, doyen de l’effectif, offre également des garanties.

Cette base expérimentée sera épaulée par une génération prometteuse menée par Lee Kang-in. Cantonné à un rôle secondaire lors du dernier Mondial, le milieu du Paris Saint-Germain a depuis changé de dimension et devrait occuper une place majeure dans le dispositif sud-coréen. D’autres joueurs plus jeunes, comme Jens Castrop, Lee Tae-seok, Yang Hyun-jun ou Bae Jun-ho, découvriront la Coupe du monde avec de réelles ambitions.

La liste de la Corée du Sud pour la Coupe du monde 2026

Gardiens : Jo Hyeon-woo (Ulsan HD FC), Kim Seung-gyu (FC Tokyo), Song Bum-keun (Jeonbuk Hyundai Motors)

Défenseurs : Kim Min-jae (Bayern Munich), Cho Wi-je (Jeonbuk Hyundai Motors), Lee Han-beom (FC Midtjylland), Kim Tae-hyeon (Kashima Antlers), Park Jin-seob (Zhejiang FC), Lee Gi-hyuk (Gangwon FC), Lee Tae-seok (Austria Vienne), Seol Young-woo (FK Crvena zvezda), Jens Castrop (Borussia Mönchengladbach), Kim Moon-hwan (Daejeon Hana Citizen FC)

Milieux : Yang Hyun-jun (Celtic FC), Paik Seung-ho (Birmingham City FC), Hwang In-beom (Feyenoord Rotterdam), Kim Jin-gyu (Jeonbuk Hyundai Motors), Bae Jun-ho (Stoke City FC), Eom Ji-sung (Swansea City), Hwang Hee-chan (Wolverhampton Wanderers), Lee Dong-gyeong (Ulsan HD FC), Lee Jae-sung (Mainz 05), Lee Kang-in (Paris Saint-Germain)

Attaquants : Oh Hyeon-gyu (Beşiktaş), Son Heung-min (Los Angeles Football Club), Cho Gue-sung (FC Midtjylland)

Lee Kang-in, le joueur à suivre de la Corée du Sud

À 25 ans, Lee Kang-in incarne le lien parfait entre les cadres de la sélection sud-coréenne et la nouvelle génération. Encore jeune, mais déjà expérimenté, le milieu offensif du Paris Saint-Germain est appelé à prendre de plus en plus de responsabilités dans les années à venir.

Après une première Coupe du monde disputée en 2022 alors qu’il évoluait au RCD Majorque, Lee Kang-in a changé de statut. Son arrivée au PSG l’a propulsé dans une nouvelle dimension, même si la concurrence de Vitinha et João Neves limite parfois son temps de jeu. Sa technique, sa qualité de passe et sa créativité en font néanmoins l’un des joueurs les plus attendus de cette sélection.

Élu meilleur joueur asiatique évoluant à l’étranger, Lee Kang-in sait qu’un pays entier attend beaucoup de lui. La Corée du Sud voit en lui l’un des héritiers naturels de Park Ji-sung, Son Heung-min ou encore Ki Sung-yueng, ces joueurs qui ont porté les Guerriers Taeguk lors des grandes compétitions internationales.

Dans un groupe où Son Heung-min reste le leader émotionnel, Lee Kang-in pourrait devenir le facteur X. S’il parvient à imposer son rythme entre les lignes et à alimenter les attaquants sud-coréens, il peut faire basculer la Corée du Sud dans une autre dimension.

Hong Myung-bo, une légende pour guider la Corée du Sud

Relativement méconnu en Europe, Hong Myung-bo est une véritable légende en Corée du Sud. Ancien défenseur central, il est considéré comme l’un des plus grands joueurs sud-coréens de l’histoire. Capitaine des Guerriers Taeguk lors de leur formidable épopée à la Coupe du monde 2002, il reste associé au plus grand moment du football sud-coréen.

Son parcours d’entraîneur n’a toutefois pas connu la même réussite que sa carrière de joueur. Après avoir été l’adjoint de Dick Advocaat avec la Corée du Sud lors de la Coupe du monde 2006, Hong Myung-bo avait pris la tête de la sélection en 2013 pour préparer le Mondial 2014 au Brésil.

L’expérience avait tourné à l’échec. Présente dans le groupe H avec la Belgique, la Russie et l’Algérie, la Corée du Sud avait terminé dernière de sa poule avec un nul contre la Russie et deux défaites face à la Belgique et à l’Algérie. Quatre ans après avoir franchi le premier tour en Afrique du Sud, les Guerriers Taeguk quittaient le tournoi sans victoire. Hong Myung-bo avait alors quitté ses fonctions.

Il aura fallu dix ans pour revoir l’ancien défenseur central sur le banc de la sélection. Entre-temps, Hong Myung-bo s’est reconstruit en K League 1, le championnat sud-coréen, en remportant trois titres consécutifs avec l’Ulsan HD Football Club entre 2022 et 2024. Un exploit majeur pour un club qui n’avait plus été champion de Corée du Sud depuis 2005.

Pour son retour à la tête des Guerriers Taeguk, Hong Myung-bo a mené une campagne de qualification presque parfaite, avec seize matchs sans défaite. Malgré quelques désillusions récentes en match amical, la Corée du Sud reste compétitive sous ses ordres. Reste désormais à savoir s’il parviendra à faire oublier l’échec de 2014.

L’histoire de la Corée du Sud à la Coupe du monde

La Corée du Sud n’est pas habituée à jouer les premiers rôles en Coupe du monde, mais elle reste l’une des nations les plus marquantes de l’histoire récente du football asiatique. Les Guerriers Taeguk font partie des rares pays à avoir atteint les demi-finales d’un Mondial, grâce à leur parcours exceptionnel en 2002.

Lors de cette première Coupe du monde organisée sur le continent asiatique, en Corée du Sud et au Japon, les Sud-Coréens avaient créé la surprise dès la phase de groupes. Placés avec le Portugal, les États-Unis et la Pologne, ils avaient terminé premiers de leur poule avec deux victoires et un match nul.

Portés par leur public, les Guerriers Taeguk avaient ensuite poursuivi leur route en éliminant deux grandes nations européennes. L’Italie en huitièmes de finale, après prolongation, puis l’Espagne en quarts de finale, à l’issue d’une séance de tirs au but. Opposée à l’Allemagne pour une place en finale, la Corée du Sud s’était inclinée sur le plus petit des scores avant de perdre la petite finale face à la Turquie.

Cette épopée reste encore aujourd’hui unique. La Corée du Sud demeure le seul pays asiatique à avoir atteint le dernier carré d’une Coupe du monde. Depuis 2002, elle n’a manqué aucun Mondial, mais ne s’est extirpée de la phase de groupes qu’à deux reprises : en 2010 et en 2022. Deux qualifications en phase à élimination directe, pour deux défaites dès les huitièmes de finale, contre l’Uruguay puis le Brésil.

Les ambitions de la Corée du Sud

Quatre ans après avoir brillamment franchi une poule relevée composée du Portugal, de l’Uruguay et du Ghana, la Corée du Sud vise au minimum une nouvelle qualification en phase à élimination directe. Dans un groupe A homogène, cet objectif paraît réaliste.

Mais les Guerriers Taeguk peuvent légitimement regarder plus haut. Une qualification pour les huitièmes de finale, voire un retour en quarts, constituerait une immense réussite pour une sélection qui attend de retrouver ce niveau depuis 2002. Pour cela, terminer en tête du groupe pourrait offrir un chemin plus favorable dans le tableau final, avec un seizième de finale face à une nation classée troisième de sa poule.

La campagne de qualification place la Corée du Sud parmi les nations à surveiller. Engagés dans la zone Asie, les Sud-Coréens ont composté leur billet pour le Mondial avec autorité, en étant l’un des rares pays du continent à traverser les éliminatoires sans défaite.

Les derniers matchs amicaux ont toutefois semé le doute. Après une année 2025 presque parfaite, les hommes de Hong Myung-bo ont entamé 2026 par deux revers face à la Côte d’Ivoire et à l’Autriche, deux nations également qualifiées pour la Coupe du monde. Cinq buts encaissés, aucun marqué : le signal d’alerte est réel.

Avant leur entrée en lice face à la Tchéquie, les Guerriers Taeguk devront donc retrouver de la confiance et de l’efficacité. Avec Son Heung-min, Lee Kang-in, Kim Min-jae et une génération ambitieuse, la Corée du Sud a les armes pour surprendre. Reste à transformer ce potentiel en grand parcours mondial.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *