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Coupe du monde de football

Les tops et flops de Pays-Bas vs Maroc : Diop le sauveur, Gakpo y aura cru

Léo Derambure

Publié le

Les tops et flops de Pays-Bas vs Maroc Diop le sauveur, Gakpo y aura cru
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Au bout du suspense, le Maroc élimine les Pays-Bas aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.). Les Lions de l’Atlas rejoignent le Canada au tour suivant.

La résilience héroïque et l’émotion de Cody Gakpo

C’est l’image forte de ce début de match, et sans doute l’une des plus bouleversantes du tournoi. Malgré le terrible drame familial qui l’a frappé ces dernières heures, la perte tragique de l’enfant que portait sa femme, Cody Gakpo a fait le choix courageux de tenir sa place de titulaire. Un choix payant, puisque l’attaquant de Liverpool s’est transformé en homme providentiel pour les Oranjes.

Quelques secondes après le retour de la pause fraicheur de la deuxième mi-temps, sur une accélération tranchante de Summerville dans l’axe, ce dernier est repris à l’entrée de la surface, mais le ballon profite à Gakpo qui conclut d’une frappe rasante du pied droit (72ᵉ). Submergé par une vive émotion, le buteur a immédiatement été entouré et enlacé par l’intégralité du groupe néerlandais, venu célébrer ce but libérateur et apporter un soutien indéfectible à son coéquipier. Un moment hors du temps.

Le match en taille patron d’Issa Diop

Le défenseur formé à Toulouse a livré une prestation de très haut vol, s’imposant comme le véritable patron de l’arrière-garde marocaine. Véritable roc défensif, il a écœuré les attaquants hollandais en multipliant les interventions salvatrices : tirs contrés, duels physiques rugueux et impact aérien façon Van Dijk mais avec un maillot blanc.

S’il n’est certes pas irréprochable sur son alignement lors de l’action du but de Gakpo, Diop s’est largement racheté en enfilant le costume de sauveur. À la 91ᵉ minute, sur un coup franc excentré brossé à la perfection par Chemine Talbi, il s’élève plus haut que tout le monde pour placer une tête rageuse qui trompe le gardien néerlandais, un but qui vient récompenser un match XXL de sa part.

Yassine Bounou, le bourreau des tirs au but

On connaissait déjà les qualités exceptionnelles de « Bono » dans cet exercice si particulier, et le dernier rempart marocain a encore une fois justifié sa réputation mondiale. Dans une séance de tirs au but irrespirable où la pression a fait trembler de nombreux tireurs (plusieurs tentatives hors cadre), le gardien des Lions de l’Atlas est resté de marbre. En repoussant avec autorité l’ultime penalty néerlandais, il a offert la balle de match à Ismael Saibari, qui n’avait plus qu’à transformer le sien pour envoyer définitivement le Maroc en huitième de finale face au Canada. Un nouvel exploit pour le héros de 2022.





Flops

Un premier acte soporifique au rythme haché

Si l’affiche faisait saliver sur le papier, le premier acte a cruellement manqué de folie, s’inscrivant dans la lignée de nombreux matchs cadenassés de cette Coupe du monde. Il a fallu s’armer de patience et attendre la double occasion marocaine aux 20ᵉ et 21ᵉ minutes pour voir la rencontre s’emballer brièvement, obligeant le portier néerlandais à deux parades de grande classe : d’abord sur une tête à bout portant de Neil El Aynaoui, puis sur une frappe lointaine d’Achraf Hakimi.

Malheureusement, la pause fraîcheur accordée dans la foulée a coupé les jambes des 22 acteurs comme trop souvent. Hormis un frisson à la 44ᵉ minute sur une frappe lointaine du défenseur Micky van de Ven, la première occasion dangereuse néerlandaise de cette première mi-temps, les occasions se sont comptées sur les doigts d’une main. Une véritable partie d’échecs tactique, certes, mais un spectacle bien trop pauvre pour un seizième de finale mondial.

Brahim Díaz, un Mondial en deçà des attentes

Si brillant et soyeux durant la CAN 2026, Brahim Díaz a globalement traversé cette Coupe du monde à court de carburant. Même si son tournoi restera sauvé sur le plan statistique par sa passe décisive pour Ismael Saibari lors du choc face au Brésil, l’impact du milieu de terrain du Real Madrid a été bien trop intermittent.

Face au bloc compact des Pays-Bas, Díaz est passé complètement à côté de son sujet, se montrant transparent et incapable de faire la différence par ses dribbles ou ses orientations de balle. Logiquement remplacé à vingt minutes du terme par Gessime Yassine, ce dernier n’a pas non plus réussi à apporter l’étincelle tant espérée. Un Mondial frustrant pour le maître à jouer des Lions de l’Atlas.

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