Nous suivre
Coupe du monde de football

Les tops et flops d’Écosse-Maroc : Saibari frappe encore, la Tartan Army loin du compte sur le plan tactique

Nicolas Parant

Publié le

Les tops et flops d'Écosse-Maroc Saibari frappe encore, la Tartan Army loin du compte sur le plan tactique
Photo Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – Le Maroc a pris le meilleur sur l’Écosse (0-1), grâce à une nouvelle réalisation d’Ismael Saibari. Avec désormais 4 points, le vainqueur de la CAN se rapproche des 16e de finale.

Les Tops

Ismael Saibari encore décisif !

Celui qui occupe initialement le poste de milieu offensif confirme que Mohamed Ouahbi a bien fait de lui confier le rôle de numéro 9 dans ce Mondial. Déjà premier buteur lors du match inaugural contre le Brésil (1-1), Saibari a récidivé cette nuit face aux Écossais. Auteur d’un superbe enchaînement sur une passe lumineuse de Brahim Díaz, le joueur du PSV Eindhoven a marqué en tout juste 70 secondes. Soit la réalisation la plus rapide de cette Coupe du Monde 2026.

Saibari aurait même pu s’offrir une passe décisive si El-Khannous n’avait pas vendangé son caviar (36e). Dans le deuxième acte, l’homme providentiel marocain a frôlé le doublé, sur un tir contré qui a heurté la barre transversale (50e). Remplacé en fin de match, c’est indéniablement l’homme de cette affiche. Et pour l’instant l’homme de cette sélection dans ce Mondial américain.

Des Lions morts de faim

Même après avoir marqué un but express, les Lions de l’Atlas ont continué de pousser pour alourdir le score. Jusqu’à la fin du match, ils n’ont jamais cessé de se projeter vers l’avant et de se créer des occasions.

Sans un Angus Gunn aux aguets, notamment sur la tentative d’El-Khannous (51e), l’Écosse aurait pu sombrer dans cette partie. Saibari a trouvé le montant, Hakimi a eu également une belle opportunité de marquer sur coup franc (62e). Tout comme Ayoube Amaimouni (90e+5). Avec des joueurs d’une telle qualité tous unis par une envie commune d’attaquer, le Maroc pourrait bien faire de gros dégâts dans cette Coupe du monde.

Et l’attaque n’est pas la seule satisfaction du côté des vainqueurs de la CAN. La défense s’est montrée très solide, bien qu’elle n’ait pas eu grand-chose à faire. Dans les moments où c’était un peu panique à bord, notamment en fin de match, la charnière a su montrer les crocs pour garder les buts de Yassine Bounou inviolés.





Les Flops

Adams totalement inexistant

Difficile de s’illustrer dans ce type de rencontre pour un attaquant. Une équipe qui n’a pas le ballon, qui ne se projette presque pas. Che Adams n’a pu toucher que 11 petits ballons dans cette partie. Ce qui l’a rendu totalement fantomatique sur la pelouse. S’il n’était pas revenu des vestiaires, personne n’aurait vu la différence. Il a finalement été remplacé à la 71ᵉ minute de jeu par Dykes.

Ce n’était pas beaucoup mieux pour les autres joueurs à vocation offensive, comme John McGinn. Ce dernier a eu notamment l’occasion d’égaliser (45e), mais il a totalement dévissé sa reprise sur le centre de son capitaine, Andrew Robertson. Après la pause, le joueur d’Aston Villa a tenté de provoquer un pénalty, mais sans réussite (49e). Autant dire que Bounou n’a pas beaucoup usés ses gants !

La tactique de Steve Clarke a pris l’eau

Difficile de comprendre les choix tactiques du sélectionneur écossais dans cette rencontre. Le système très défensif de la Tartan Army au coup d’envoi, avec sa défense à 5, ne laissait aucun doute sur les ambitions prudentes des Britanniques. Toutefois, en concédant l’ouverture du score au bout d’une minute et dix secondes, l’équipe aurait pu afficher des intentions offensives plus marquées.

Finalement, il n’en a presque rien été. L’Écosse a continué de jouer bas, qui plus est sans presser l’adversaire. Les coéquipiers de McTominay ont attendu le temps additionnel de la première mi-temps pour se réveiller et enfin tirer. Un réveil de courte durée, puisque les hommes de Steve Clarke sont retournés rapidement dans leur travers après la reprise. Ils ont bien tenté une petite rébellion en toute fin de match pour tenter un « braquage à l’écossaise ». En vain. Les Britanniques n’ont pas réalisé la moindre frappe cadrée de toute la rencontre. Une statistique inquiétante, à cinq jours d’affronter le Brésil.

Clique pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *