Écosse Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueur à suivre, ambitions… tout savoir sur la Tartan Army
COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – De retour au Mondial après 28 ans d’absence, l’Écosse veut enfin briser sa malédiction et franchir pour la première fois de son histoire la phase de groupes.
Le 18 novembre dernier, Hampden Park, antre historique du football écossais, a été le théâtre de la plus belle soirée récente de la Tartan Army. Outsider face au Danemark, dans un match où seule la victoire permettait de valider un billet pour la Coupe du monde 2026, l’Écosse a longtemps cru vivre une nouvelle désillusion.
Tenue en échec au début du temps additionnel, elle a pourtant trouvé les ressources pour faire chavirer tout un pays. D’abord grâce à une frappe de Kieran Tierney à l’entrée de la surface pour reprendre l’avantage, puis sur un lob déjà mythique de Kenny McLean depuis le rond central. De quoi sceller un retour sur la plus grande scène mondiale, attendu depuis 28 longues années.
Ce succès a été la dernière pierre d’un come-back époustouflant dans les qualifications. Parfaitement lancés par un match nul face au Danemark et trois succès consécutifs, les Écossais avaient pourtant perdu gros en s’inclinant en Grèce le 15 novembre. Mais le nul concédé par les Danois face à la Biélorussie leur avait offert une ultime chance de renverser le groupe lors d’une véritable finale à Hampden Park. Vous connaissez la suite.

Calendrier et groupe de l’Écosse à la Coupe du monde 2026
Placée dans le groupe C, l’Écosse fait figure de troisième force dans une poule où le Brésil et le Maroc apparaissent comme les favoris logiques. La Tartan Army aura donc tout intérêt à répondre présente dès son entrée en lice face à Haïti, l’un des petits poucets du tournoi.
Face au Maroc et au Brésil, les hommes de Steve Clarke tenteront ensuite d’aller chercher une qualification directe, ou au minimum de sécuriser une place parmi les meilleurs troisièmes pour rallier les seizièmes de finale. Les trois rencontres se joueront sur la côte est des États-Unis, avec sans doute une forte présence de supporters écossais dans les tribunes.
Le programme complet de l’Écosse
- Dimanche 14 juin à 03h00 : Haïti 0-1 Écosse, Gillette Stadium, Foxborough (États-Unis)
- Samedi 20 juin à 00h00 : Écosse 0-1 Maroc, Gillette Stadium, Foxborough (États-Unis)
- Jeudi 25 juin à 00h00 : Écosse 0-3 Brésil, Hard Rock Stadium, Miami (États-Unis)
Liste et effectif de l’Écosse pour la Coupe du monde 2026
Comme souvent, la sélection écossaise est principalement composée de joueurs évoluant au pays ou en Angleterre, même si le nombre d’internationaux partis s’exporter progresse. Solide et rugueuse, l’Écosse peut s’appuyer sur une défense centrale expérimentée, articulée autour de Grant Hanley, Scott McKenna et John Souttar.
Le poste de gardien apparaît en revanche moins rassurant. La place de numéro 1 devrait se jouer entre le vétéran Craig Gordon, doublure aux Hearts, et Angus Gunn, également en manque de temps de jeu à Nottingham Forest. Deux profils expérimentés, mais qui ne présentent pas toutes les garanties en rythme de compétition.
Ce socle défensif est entouré de latéraux fiables, avec Aaron Hickey, Kieran Tierney et le capitaine Andrew Robertson. Au milieu, Steve Clarke dispose d’un noyau solide avec Ryan Christie, Lewis Ferguson, Billy Gilmour, John McGinn et surtout Scott McTominay, devenu l’homme fort de cette sélection.
Le secteur offensif reste le principal point d’interrogation. Ché Adams devrait partir avec une longueur d’avance malgré une saison mitigée au Torino, tandis que Lawrence Shankland, Lyndon Dykes, George Hirst et Ross Stewart offriront des alternatives, sans forcément disposer de références solides au très haut niveau international.
La liste de l’Écosse pour la Coupe du monde 2026
Gardiens : Craig Gordon (Hearts/ÉCO), Angus Gunn (Nottingham Forest/ANG), Liam Kelly (Rangers/ÉCO)
Défenseurs : Grant Hanley (Hibernian/ÉCO), Jack Hendry (Al Ettifaq/ARS), Aaron Hickey (Brentford/ANG), Dominic Hyam (Wrexham/D2 ANG), Scott McKenna (Dinamo Zagreb/CRO), Nathan Patterson (Everton/ANG), Anthony Ralston (Celtic/ÉCO), Andrew Robertson (Liverpool/ANG), John Souttar (Rangers/ÉCO), Kieran Tierney (Celtic/ÉCO)
Milieux : Ryan Christie (Bournemouth/ANG), Finlay Curtis (Kilmarnock/ÉCO), Lewis Ferguson (Bologne/ITA), Ben Gannon-Doak (Bournemouth/ANG), Billy Gilmour (Naples/ITA), John McGinn (Aston Villa/ANG), Kenny McLean (Norwich/ANG), Scott McTominay (Naples/ITA)
Attaquants : Ché Adams (Torino/ITA), Lyndon Dykes (Charlton Athletic/D2 ANG), George Hirst (Ipswich/D2 ANG), Lawrence Shankland (Hearts/ÉCO), Ross Stewart (Southampton/D2 ANG)
Our Scotland. You’re an easy country to love…#FIFAWorldCup | @FIFAWorldCup pic.twitter.com/P9QJs4ajA8
— Scotland National Team (@ScotlandNT) May 19, 2026
Scott McTominay, le joueur à suivre de l’Écosse
Si Andrew Robertson est le capitaine et le leader vocal de cette sélection, Scott McTominay en est désormais la star absolue. À 29 ans, celui qui a longtemps été considéré comme un simple milieu polyvalent est devenu une arme offensive redoutable.
Révélé dans un rôle plus avancé avec Manchester United, il avait déjà impressionné en inscrivant 7 buts en 8 matchs de qualifications à l’Euro 2024 avec l’Écosse. Depuis son transfert à Naples, il a trouvé la liberté nécessaire pour s’épanouir, avec 22 buts inscrits en deux saisons de Serie A.
Son influence profite pleinement à la sélection. Peu démonstratif, mais exemplaire dans l’effort, McTominay apporte une présence physique, une capacité à se projeter et un sens du but devenus essentiels. Il l’a encore prouvé face au Danemark en ouvrant le score de manière somptueuse.
Créateur de jeu, meilleur buteur potentiel et leader technique, son poids sera immense. La bonne tenue de l’Écosse en Amérique du Nord dépendra en grande partie de lui.
🏴⚽️| 𝐒𝐜𝐨𝐭𝐭 𝐌𝐜𝐓𝐨𝐦𝐢𝐧𝐚𝐲!
Tenth league goal for Scott McTominay!
The Scotland midfielder has become the second Napoli midfielder to reach double figures, in terms of goals, in two seasons in Serie A in the last 90 years
[📹: @SerieA_EN] pic.twitter.com/HMShng4WkS— Football Park Scotland (@FP_Scotland) May 17, 2026
Steve Clarke, l’homme du retour écossais au Mondial
Âgé de 62 ans, Steve Clarke est un visage incontournable du football écossais et britannique depuis plus de quatre décennies. Ancien défenseur, il a connu une carrière solide, lancée à Saint-Mirren dans les années 1980 avant une longue aventure à Chelsea entre 1987 et 1998.
Avec plus de 300 apparitions sous le maillot des Blues, plusieurs trophées et une place dans l’équipe type du XXe siècle du club londonien, Clarke a laissé une trace durable à Stamford Bridge. En sélection, il n’a toutefois porté le maillot écossais qu’à huit reprises.
Après sa carrière de joueur, il a rapidement basculé sur les bancs. Pendant près de quinze ans, il a travaillé comme adjoint en Premier League, passant notamment par Newcastle, West Ham, Liverpool et Chelsea, où il a notamment accompagné l’ère José Mourinho. Ses premières expériences comme entraîneur principal à West Bromwich Albion et Reading ont été mitigées, avant qu’il ne se relance pleinement à Kilmarnock.
En menant le club à une improbable troisième place du championnat écossais en 2019, Clarke a gagné le droit de prendre en main la sélection nationale. En poste depuis sept ans, il a permis à l’Écosse de retrouver l’Euro en 2020 puis en 2024, avant de la ramener enfin en Coupe du monde.
Manager à l’écossaise, Steve Clarke s’appuie sur une organisation pragmatique, une défense basse, des duels, des ballons longs et une forte intensité. Un football parfois jugé archaïque, mais auquel son groupe adhère pleinement. Et si le sélectionneur a parfois testé d’autres systèmes, notamment un 3-5-2 en amical, l’identité écossaise restera avant tout faite de rigueur, d’impact et de combativité.
𝗣𝗙𝗔 𝗦𝗰𝗼𝘁𝗹𝗮𝗻𝗱 𝗣𝗹𝗮𝘆𝗲𝗿 𝗼𝗳 𝘁𝗵𝗲 𝗬𝗲𝗮𝗿 𝗔𝘄𝗮𝗿𝗱𝘀 𝟮𝟬𝟮𝟲: Special Merit Award.
Steve Clarke
🏴 @ScotlandNT #PFAScotland #PFASPOTY26 pic.twitter.com/WFeAs6Klr1
— PFA Scotland (@PFAScotland) May 3, 2026
L’histoire de l’Écosse à la Coupe du monde
Présente lors du premier match international de l’histoire du football face à l’Angleterre en 1872, l’équipe nationale écossaise entretient pourtant une relation douloureuse avec la Coupe du monde. Dans les années 1950, la sélection a disputé ses deux premiers Mondiaux sans parvenir à remporter le moindre match, subissant même sa plus lourde défaite en 1954 face à l’Uruguay.
Un véritable âge d’or est ensuite intervenu à la fin du XXe siècle. Entre 1974 et 1998, l’Écosse a participé à six des sept Coupes du monde disputées. Malgré cette régularité, elle n’a jamais franchi le premier tour en huit participations.
L’édition 1974 reste l’un des plus grands regrets de la Tartan Army. Invaincue en phase de groupes après une victoire contre le Zaïre et deux nuls face au Brésil et à la Yougoslavie, l’Écosse avait été éliminée à la différence de buts.
En 1978, la sélection semblait pourtant à son apogée, menée par plusieurs légendes comme Kenny Dalglish, Graeme Souness, Archie Gemmill ou Tom Forsyth. Mais une défaite face au Pérou puis un nul contre l’Iran avaient ruiné ses ambitions. La victoire prestigieuse contre les Pays-Bas, futurs vice-champions du monde, n’avait pas suffi à éviter une nouvelle élimination.
En 1982, dans un groupe très relevé, l’Écosse a de nouveau subi la loi de la différence de buts, cette fois au profit de l’URSS. Ses dernières participations ont été plus discrètes, même si son ultime Mondial, en 1998, l’avait déjà opposée au Brésil et au Maroc, deux de ses futurs adversaires en Amérique du Nord.
#OnThisDay 1978 Archie Gemmill scored this brilliant individual goal for Scotland against Holland at the World Cup.
Sitting defenders down for fun 👏🏴
🎥 via @1968Tvpic.twitter.com/M9ogMCkzXu
— Football Remind ⚽️ (@FootballRemind) June 11, 2025
Les ambitions de l’Écosse
L’objectif est limpide : l’Écosse veut enfin franchir le premier tour d’une Coupe du monde. En huit participations, la Tartan Army n’y est jamais parvenue. Même dans un format élargi à 48 équipes, briser cette malédiction aurait une immense valeur symbolique.
Scott McTominay l’a résumé au micro de la BBC Scotland : sortir de la phase de groupes est la priorité. Le reste serait du bonus, même si ce groupe veut évidemment croire à davantage.
On veut sortir de la phase de groupes et ensuite on verra.
Le poids de l’histoire pourrait toutefois peser sur les épaules d’une équipe qui devra probablement jouer sa qualification face à Haïti, avant de résister aux deux montagnes que représentent le Maroc et le Brésil. Une victoire lors du premier match serait presque indispensable pour espérer aborder la suite avec sérénité.
Malgré cette qualification historique, les doutes restent nombreux. Les postes de gardien et d’avant-centre soulèvent des interrogations, tandis que le manque de profondeur à certains endroits pourrait se révéler pénalisant dans un tournoi aussi dense. Mais si l’Écosse parvient à imposer son intensité, sa solidarité et son réalisme, elle peut enfin écrire la page qui manque à son histoire mondiale.


