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Ligue 1 : Les tops et les flops de la 3ème journée

Jordane Mougenot-Pelletier

Publié le

Ligue 1 Les tops et les flops de la 3ème journée
Photo Icon Sport

LIGUE 1 – Tandis que notre championnat continue de cheminer, des équipes et des joueurs nous ont marqué. D’autres nous ont déçu, ou franchement agacé. Voilà la liste non exhaustive de nos tops et nos flops pour la 3ème journée de Ligue 1.

On a aimé

La régularité dans le jeu du RC Lens

Franck Haise est un homme heureux. Il montre depuis que le RC Lens est remonté en Ligue 1 que nul n’est besoin d’abandonner ses idées pour gagner. Le Normand, depuis Pas-de-Calaisien d’adoption, réussit depuis février 2020 à tirer le maximum de son groupe. Il ne se cache pas derrière l’excuse commode du manque de moyens. Franck Haise fait avec ce qu’il a, recrute les bons joueurs aux bons postes. Et il le fait très bien.

Le RC Lens en a fait une nouvelle démonstration samedi après-midi à Louis-II. Les Sang & Or y affrontaient certes des Monégasques en grande difficulté sportive et sans doute physique. Les Artésiens ont pourtant produit sur le terrain ce qui fait leur réussite : solidarité défensive, explosivité vers l’avant, jeu rapide. Le tout mis en musique par un Gaël Kakuta de nouveau maître à jouer et à penser de cette équipe. Résultat, malgré 25 minutes à 10 contre 11, les Lensois se sont imposés 2-0. Ils pointent à la 4ème place de Ligue 1. Le résumé vidéo du match est à voir ici.

L’abnégation de Clermont

Dans un couple, ce n’est jamais que la faute de l’autre. Dans un match de football, c’est la même chose. Pour qu’un club majeur de Ligue 1 qui mène 3-1 à la pause se fasse remonter 3-3 par un promu, il faut qu’il y ait effondrement et élévation. De toute évidence, si l’Olympique Lyonnais avait maintenu le niveau de jeu qui avait été le sien en première période, le Clermont Foot ne serait pas revenu au score. Il en va de même de l’inverse, Clermont a dû considérablement hausser le ton et croire jusqu’au bout en ses chances pour revenir dans la partie.

Ainsi, si le but de Paqueta est sans aucun doute possible le plus beau collectivement inscrit par l’OL depuis un bail, celui d’Elbasan Rashani est aussi un modèle du genre. Le modèle du football voulu par Pascal Gastien qui, à l’instar de Franck Haise, ne prend pas le prétexte des moyens limités de son club pour produire une bouillie de football. Le résumé vidéo du match est à voir ici.


On n’a pas aimé

Les supporters de Nice – OM

Un an et demi sans stade ne semble pas leur avoir suffi. Certains supporters semblent tellement mieux dans leurs canapés que quand leur équipe gagne 1-0 à domicile, ils jettent des projectiles sur les joueurs visiteurs. Le constat serait néanmoins à nuancer et augmenter puisque Steve Mandanda devait nettoyer sa surface de réparation alors que le coup d’envoi du match n’avait même pas été sifflé.





A la 75ème minute, Dimitri Payet s’en va botter un coup de pied de coin sur le côté gauche. Il reçoit une bouteille d’eau pleine dans le dos. On appréciera plus tard la marque laissée. Le sang lui monte, il réplique en rebalançant la bouteille balancée. De quoi déplaire aux supporters niçois qui décident d’envahir le terrain et pour certain d’envoyer des coups de pied dans tout ce qui se présente. Joueurs compris. La sécurité du stade est alors absente, comme prise d’aveuglement. Ou d’incompétence. Des supporters niçois avaient déjà, de l’autre côté du terrain, réussi à se frayer un chemin jusqu’aux barrières publicitaires pour embrasser Dolberg après son but.

Les joueurs de Nice – OM

Alors donc que les supporters niçois envahissaient la pelouse et que la sécurité du stade était pour le moins débordée, joueurs marseillais et azuréens n’ont pas trouvé mieux que de se mettre leur comptant de gnons. Avec le renfort de la sécurité des deux équipes. Un renfort musclé, sans discernement et par beaucoup inutile et disproportionné.

Si l’ambiance dans le stade était tendue depuis le début de la rencontre, aucun incident entre les joueurs n’avait été à déplorer. Aucune rivalité sportive digne d’un classico, aucune revanche à prendre sur l’un ou sur l’autre pour expliquer le tout. Rien que vingt-deux joueurs que la furie a pris, que la testostérone purulente a monté en l’air, que la tension générale a électrisé. Une nouvelle image détestable.

Les dirigeants de Nice – OM

Le sentiment qui domine à la fin du match, quand la poussière retombe, c’est qu’il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Alors que l’arbitre Benoît Bastien ne semblait pas chaud pour reprendre le match, ce serait la Ligue qui lui aurait ordonné. Pendant qu’on s’attendait à des déclarations officielles de ce même Benoît Bastien ou d’un délégué, il a fallu que ce soit des Niçois qui annoncent le sort du match. Et tandis qu’on attendait hauteur de vue et apaisement, voilà que Jean-Pierre Rivère en remet une couche et accuse les joueurs marseillais d’avoir mis le feu aux poudres.

Finalement, que peut-on attendre de ce championnat si ses dirigeants, à tous les niveaux que ce soit, ne sont pas à la hauteur ? Que peut-on espérer d’un championnat qui laisse reprendre un match durant lequel des joueurs ont été blessés par des supporters ? Une question qu’on ne cherchera pas à résoudre, la réponse nous ferait sans doute trop mal.

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