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Ligue 1 2021-2022

Ligue 1 : Le PSG dispose de justesse de l’OL

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Ligue 1 Le PSG dispose de justesse de l'OL
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LIGUE 1 2021-2022 – Un Parc des Princes en fusion a accueilli Lyon et Lionel Messi. PSG et OL clôturaient cette 6ème journée de L1. Le PSG l’emporte dans le temps additionnel 2-1.

Hegel, Collins et Raï

Le football est une affaire hégélienne. Une histoire de dialectique, donc de tiraillements. Des forces contraires qui finissent par créer autre chose qui les dépasse. Ainsi, alors que le PSG sous égide qatarie espère pouvoir faire peau neuve trois fois par semaine et faire comme si l’État moyen-oriental l’avait inventé, Phil Collins et Raï sont venus lui rappeler le contraire. L’Anglais pour dire qu’une histoire et des rites entourent le Parc des Princes, ce qu’est venue aussi rappeler la disparition de Jean-Paul Belmondo. Le Brésilien pour qu’on n’oublie pas que d’immenses joueurs ont allumé le Parc avant Ibra, Cavani, Neymar, Mbappé ou Messi. Sans bien sûr qu’aucun ancien lustre ne puisse effacer celui indépassable de l’Argentin.

La dialectique de PSG – OL

Autre affaire de dialectique ce soir : la possession du ballon. Le PSG et l’OL sont des équipes qui assument leur rang. Toutes deux savent que le contrôle du ballon et la qualité du jeu produit sont aussi importants que le résultat final et surtout influencent immensément celui-ci et la réussite d’une saison. De ce point de vue, le PSG est grandement plus qualifié techniquement que l’OL qui pourtant ne manque de joueurs doués. Le club parisien a logiquement dans son jardin de la porte de Saint-Cloud mis davantage le pied sur le ballon que son adversaire. Mais ce fut de haute lutte. Et pour le plaisir de tous. Guimaraes et Paqueta ont régalé, Neymar, Di Maria, Mbappé et Messi ont déroulé. Une rencontre spectaculaire donc, que les prestations de Nuno Mendes et Malo Gusto n’ont pas gâté.

Malo Gusto justement qui aura été ce soir au cœur des débats de ce PSGOL. Le défenseur latéral lyonnais qui a tenu en respect tous les joueurs parisiens qui s’engouffraient sur son côté. Malo Gusto aussi qui va provoquer le penalty qui permet à Neymar d’égaliser. A moins que ce ne soit Monsieur Turpin, on ne sait plus. Pour le premier but, on en est en revanche sûr, il doit tout à Bruno Guimaraes, Karl Toko-Ekambi et Lucas Paqueta. La passe longue du premier vers le deuxième et le centre parfait du deuxième vers le troisième amène le but du-dit troisième. Un but vient ainsi parachever le match canon de Lucas Paqueta qui fait de lui encore un peu plus une manière de Redondo carioca.

Peter Bosz gagnant, Mauricio Pochettino perdant ?

Tous ces tiraillements, tout cet engagement, tout ce spectacle auront finalement permis de désigner le PSG comme vainqueur. Mais au fond, peut-être Peter Bosz est-il aussi ce soir vainqueur et assoit un peu plus sa place sur le banc lyonnais. Les premières prestations de son équipe n’avaient ni convaincu ni rassuré. Strasbourg la semaine passée et le PSG ce soir viennent confirmer à la fois la qualité du jeu mis en place et l’efficience de celui-ci dans les résultats de l’OL. Il a fallu au PSG un coup du sort et le bout du temps additionnel pour battre sur le fil l’OL. Un excellent centre de Mbappé a trouvé la tête du décrié Icardi et donne la victoire aux Parisiens.

Sans qu’on aille jusqu’à dire que Mauricio Pochettino serait a contrario le perdant du soir, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Argentin peine à trouver son schéma gagnant. Si par moment les Parisiens ont été brillants, c’était bien davantage grâce à leurs individualités que grâce au plan de jeu. Car de plan de jeu il n’est pas question, en tout cas pas qui soit évident ni efficace. A sa décharge, on pourrait dire que là est le moindre défaut du PSG depuis tant d’années.

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Journaliste/rédacteur depuis mai 2018 - Dans mon sang coule à la fois le feu des penne à l'arrabiata et la glace du Grand Colombier. Amoureux des belles lettres et des Talking Heads, je supporte un club olympique. Intéressé par les relations qu'entretient le sport avec la société, je m'intéresse autant à Marc Cécillon qu'à Pep Guardiola, à Tonya Harding qu'à Philipp Roth. Enfant des 90's, on ne me fera pas croire qu'il y a eu plus beau à voir depuis Zinédine Zidane, Marco Pantani et Pete Sampras. La béchamel est une invention du diable, la Super Ligue aussi.

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