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Ligue 1 – PSG : le message de Tuchel

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Tuchel et Mbappé lors de OM - PSG.

Le débat a fait rage dimanche en soirée. L’absence de Kylian Mbappé au coup d’envoi de OM-PSG (0-2), suite à une sanction de Thomas Tuchel pour retard à la causerie d’avant-match, est l’un des premiers signes de la mainmise du coach sur le vestiaire parisien. Explications.  

Si, en substance, on a plus retenu du « classique » l’absence de Kylian Mbappé et d’Adrien Rabiot côté parisien au coup d’envoi – que la victoire du PSG –, c’est parce que la gestion de ces deux cas a été menée de main de maître par Thomas Tuchel.

Quelle que soit la raison du retard, la répétition de celui-ci, l’entraîneur parisien s’est privé de deux éléments primordiaux au niveau global de l’équipe, dans l’un des rares matchs à enjeu que le PSG a joué et jouera cette saison. Compte tenu du résultat l’an passé (2-2), de l’absence de cadres comme Edinson Cavani, la décision de Tuchel renvoie à ce qu’il y a de plus important : le respect de l’institution.

En mettant sur le banc deux joueurs de cette qualité, Parisiens de naissance, Tuchel marque son territoire. Il tient parfaitement son double discours : la « calinothérapie » pour ceux qui le suivent, pour les élèves sérieux ; l’intransigeance pour ceux qui en manquent. Il montre aussi que personne ne bénéficiera d’un traitement de faveur, aucun cadre, pas même le tout récent champion du monde.

Le contexte est à souligner. A dix jours du match décisif au San Paolo contre Naples, quelques jours après la contre-performance en Ligue des Champions (2-2) contre ces mêmes Napolitains, Tuchel ne peut plus faire de cadeaux. L’avance que compte le Paris Saint-Germain en championnat lui permet largement ces « punitions » car elles affirment l’autorité du coach. Cette même autorité qui manquait à Laurent Blanc ou Unaï Emery et dont le vestiaire du PSG a grand besoin, toujours dans le respect de l’institution parisienne. L’institution au passage, n’a fait aucun commentaire sur la décision prise par l’entraineur, preuve du lest qu’a pu lâcher Nasser Al-Khelaïfi sur la gestion du vestiaire. Cette décision prise à court terme était la bonne, quel que soit le résultat final mais encore plus avec la victoire du PSG. A long terme, elle ne peut faire que du bien au club parisien tant il lui a manqué d’hommes forts dans les évènements récents de son histoire.

Sergi Roberto - Getty Images

La remontada renvoie aux pires heures du PSG – Getty Images

La réponse ?

Elle ne s’est pas faite attendre, 3 minutes après l’entrée en jeu de Mbappé, le débat était clos, le ton donné. Sa présence sur le terrain transcende l’équipe. Il a dit vouloir assumer le rôle de « leader » au sein du groupe, comme symbole de réponse à son coach, il ne pouvait pas mieux faire.

Si l’on ne doute pas de l’implication globale de Kylian Mbappé, Tuchel lui a rappelé que, dans le monde du football, les petits manques se paient cash. Le prodige, qui a probablement des ambitions personnelles en termes de buts cette saison, ne manquera plus à l’appel.

Le cas Rabiot, lui, est bien différent…

Benjamin Douarre


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