Ligue Butagaz Énergie 2025-2026 : Le Rhénus au cœur du développement du SATH
LIGUE BUTAGAZ ÉNERGIE – Ce samedi, le Strasbourg Achenheim Truchtersheim Handball accueille Dijon au Rhénus. Le premier des quatre matchs prévus cette saison à Strasbourg. Au cœur du projet de développement du SATH qui lutte pour le maintien, la grande salle a accueilli déjà quatre matchs de LBE en deux ans. Aurélien Duraffourg, le manager général, nous raconte le projet en détail.
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Le SATH détient le record d’affluence en Ligue Butagaz Energie
Le Rhénus de Strasbourg s’apprête à vibrer ce samedi soir. À l’occasion de la 6ème journée de Ligue Butagaz Énergie, le Strasbourg Achenheim Truchtersheim Handball (Piraths Handball) accueille la JDA Dijon. Un match déjà important pour les Alsaciennes, 12ème du championnat avec sept points (une victoire et quatre défaites). En position de premières relégables, dans un championnat qui va passer de 14 à 12 équipes, la saison prochaine. Pour porter les Alsaciennes, près de 5000 personnes vont pousser pour son équipe. Ce match, c’est aussi le premier des quatre prévus dans cette grande salle (Metz, Brest et Besançon seront également là-bas).
⏰J-2 #pirathshandball 🏴☠️vs @jdadijonhand🦉
Rhénus Sport de @strasbourg (5600 spectateurs)
Il reste des places : https://t.co/7ImrzudBhL pic.twitter.com/T0g6Cs6SlU— PIRATHS Handball (@ath_handball) October 9, 2025
Une opération qui a déjà montré son succès par le passé. Avec 5616 spectateurs, lors de la rencontre contre Metz la saison passée et la saison 2023-2024, le club alsacien détient le record d’affluence pour un match de Ligue Butagaz Énergie. Consécration d’un projet qui a muri en 2023, quand l’ATH (Achenheim Truchtersheim Handball) est devenu le SATH, lors de l’accession historique dans l’élite du handball féminin français. « On avait signé un accord de partenariat avec la ville et l’Eurométropole de Strasbourg. Pour jouer quatre matchs à Strasbourg« , confirme Aurélien Duraffourg, le manager général du SATH. On se souvient aussi qu’à la fin du mois d’aout, le SATH et le Rhénus ont accueilli la Europa’A Cup. Avec Györ, Metz Handball, mais aussi le MHB ou le HBC Nantes.
Chaque année, le Rhénus accueille plus de match de handball
Un énorme progrès et une vraie installation du handball dans la capitale de l’Alsace, après des premières expériences au gymnase de la Rotonde (1500 places). Avant le projet fou du Rhénus.
En amont de nos deux matchs, les filles du basket avaient reçu une demi-finale de coupe de France contre Basket Landes. Et avaient réussi à quasiment remplir la salle en deux mois. On s’est dit que si les filles du basket parvenaient à le faire, on aurait intérêt de le tenter sur un évènement.
Et voilà le projet mis en place le 23 février 2024. Une immense réussite, avec 5616 spectateurs. Une vraie fête populaire : « La mayonnaise a pris« , reconnaît Aurélien Duraffourg. Et le projet fou s’est poursuivi lors de la saison 2024-2025. Avec non pas un match, mais trois. Avec ce fameux record égalé, une nouvelle fois, contre Metz. Et cette année, le SATH est passé à quatre réceptions au Rhénus, sur les treize matchs à domicile.
C’est toujours un évènement exceptionnel pour nous, d’entrer dans une salle de plus de 5000 places. Cela demande de s’organiser différemment. Mais cela est en train de devenir une bonne habitude de jouer dans cette salle. À charge à nous d’en faire un évènement routinier.
Le défi, pour cette saison, va être de réussir à faire le plein, ou presque, quand le SATH ne défiera ni Brest ni Metz. Les deux clubs phares de la Ligue Butagaz Energie, qui sont les vitrines de ce championnat, avec les internationales qui composent les formations. Françaises comme étrangères. « Quand on joue Metz et Brest, on a l’habitude de parler au public des handballeuses et qu’il y ait ces internationales. Là, on sait que l’on doit parler à un autre public« , confirme le manager.
Début de saison délicat et deux défaites frustrantes pour le SATH handball
Un défi d’accueil pour attirer le public, au cœur d’un projet de structuration plus globale, de la part du SATH. Club qui évoluait encore en Nationale 1 (3ème division) en 2016, il a grimpé les échelons, jusqu’à ce titre de champion de France de D2 en 2023. Un club qui se structure, une communication efficace, bien au-delà des évènements principaux du club. Un club qui compte désormais 28 salariés et 450 adhérents. À cela s’ajoutent 100 adhérents en sport santé.
La communication permet d’aller chercher un nouveau public, l’amener à être consommateur de handball féminin. Le travail de l’équipe autour de Thomas Lehmann est important. Un travail en interne, car on a l’impression qu’on parle mieux de notre produit, quand c’est nous qui le faisons.
Avec un budget de 1.7 million d’euros en 2024-2025, mais une masse salariale qui a augmenté de 52 % (la plus forte hausse – en pourcentage – de la Ligue Butagaz Énergie, l’enjeu de stabilité financière reste important pour le SATH, alors que d’autres clubs ont dû mettre la clé sur la porte ces dernières années. « On essaye de rendre le club indépendant de l’aléa sportif. Mais la réalité, c’est que le projet sportif cautionne le projet de développement (…) On doit valoriser l’aspect sportif pour se pérenniser dans les meilleurs clubs français« , reconnait Aurélien Duraffourg. Et le début de saison compliqué sportivement rappelle que rien n’est acquis.

Le SATH n’est pas passé loin à la maison contre Plan-de-Cuques, lors de la 4ème journée (24-25). Ce mercredi, lors de la 5ème journée, après un début de match compliqué face à Saint-Amand, les Alsaciennes sont revenues dans le match, avant de caler (23-26).
On rate notre entame, comme face à Besançon. On revient avant de craquer dans la fin. Forcément, cela interroge sur la jeunesse de l’effectif. Mais on a fait le choix d’avoir une équipe jeune, pour entamer un nouveau cycle. Il faut leur laisser le temps, on le sait. Mais le temps, dans le sport de haut-niveau, est une denrée rare et précieuse.
Porté par un public nombreux et face à des Dijonnaises en difficulté, la jeunesse Piraths peut lancer sa saison. Ce serait un beau symbole au Rhénus, qui en est un beau du développement du club.
Le programme de la 6ème journée de Ligue Butagaz Energie
Samedi 11 octobre
18 h
Besançon (6) – Brest (2)
19h
SATH (12) – Dijon (9)
Paris 92 (13) – Chambray (5)
Sambre Avesnois (10) – Toulon (8)
20h
Le Havre (14) – Plan-de-Cuques (4)
Nice (3) – Metz (1)
20h30
Saint-Maur (11) – Saint-Amand (7)


