Ligue Butagaz Énergie : Metz s’est déjà envolé, la surprise Plan-de-Cuques, le point sur la LBE
LIGUE BUTAGAZ ÉNERGIE – Alors que la D1 féminine de handball a passé le cap du tiers de la saison, on fait le point.
Metz poursuit son sans-faute
Championnes de France, avec un magnifique grand chelem de victoires la saison passée, les Messines sont reparties sur leur rythme de croisière en cette saison 2023-2024. Huit matchs, huit victoires, pour une différence de buts stratosphérique de +132. Soit des victoires avec plus de 16 buts d’écart en moyenne. Paris 92, pourtant une des belles équipes du championnat, a été giflé 39-24 en ouverture de championnat. Quant à Dijon, une équipe pourtant européenne, a encaissé un terrible 42-20. Seules les Neptunes de Nantes, pendant une mi-temps, ont tenu tête au Metz Handball, avant de craquer (34-25).
Pour l’heure, il n’y a pas photo dans ce championnat de France, pourtant en progrès. Chloé Valentini est la meilleure buteuse du championnat, avec 61 buts. Sarah Bouktit est 3ᵉ, avec 55 buts. Kristina Jorgensen est également dans le top 10, avec ses 45 buts. On voit mal comment les Messines pourront perdre le titre, même si Brest effectue aussi un début de saison parfait, avec un 7/7. Mais en ne dégageant pas la même impression de facilité.

Plan-de-Cuques incroyable 4e
D’habitude, pour chercher Plan-de-Cuques dans le classement de Ligue Butagaz Energie, il faut descendre assez bas. Cette année, il faut plutôt lever la tête. Incroyables quatrièmes, les Sudistes font un début de saison parfait, avec cinq victoires en neuf rencontres. Si elles ont un match d’avance sur certains clubs, elles seront au pire 6ᵉ à l’issue de la 9ᵉ journée. En course pour la qualification européenne. Pour un club qui joue le maintien, c’est idyllique. Après une première apparition en D1 en 2006-2007, Plan-de-Cuques a fait son retour en 2020. Après deux saisons bouclées à la 12ᵉ place, le club avait déjà montré ses progrès la saison passée. Terminant à la 9ᵉ place, avec 8 victoires en 24 matchs.
Ce qui est intéressant, c’est que parmi ces victoires, il y en a de prestige. Comme la dernière mercredi dernier, sur le parquet de Chambray (22-23). Une équipe qui est européenne depuis deux saisons. Plan-de-Cuques a fait le job contre des concurrents pour le maintien, parfois avec la manière, comme contre Toulon (36-24). À cela s’ajoutent des défaites loin d’être ridicules. Comme sur le parquet de Brest (24-28) ou de Besançon (27-29). Dans ce championnat à une seule descente, avec ces cinq victoires, Plan-de-Cuques a déjà fait quasiment le plus dur. Mais, cette équipe peut aspirer à la première moitié du tableau. À noter que sa gardienne Jemina Kabeya Tshisola est la 5ᵉ gardienne en termes d’arrêts, avec 41 parades (4,6 par match).
Une lutte à cinq pour le maintien
Les deux promus, Strasbourg Achenheim Truchtersheim Handball et la Stella Saint-Maur, occupent les deux dernières places du classement, illustrant les difficultés chroniques des clubs accédant à l’élite, à s’y maintenir. Les deux clubs n’ont remporté qu’un seul de leurs huit premiers matchs. Mais ne sont pas non plus totalement largués. En atteste la différence de -43 pour la Stella, qui signifie des défaites de cinq buts d’écart en moyenne. La surprise de ce début de saison vient de Mérignac. Repêchée au dernier moment – alors que le championnat avait débuté – les Girondines, en proie à des difficultés financières, ont remporté deux de leurs six premiers matchs de la saison. Tout comme Saint-Amand Handball et Toulon Var Métropole. Ces cinq clubs devraient se livrer une grosse bataille pour éviter la dernière place, synonyme de descente.


