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Ligue des Champions de handball : Metz file en quarts de finale

Etienne Goursaud

Publié le

Metz Handball
Photo Icon Sport

LIGUE DES CHAMPIONS DE HANDBALL – Metz Handball a dominé dans la douleur le Rapid Bucarest (36-34). Les Messines sont assurées de terminer premières de leur groupe. Et de se qualifier directement en quarts de finale de la Ligue des Champions.

Ouf ! On a tremblé avec les Messines. Rien ne fut simple et le soulagement des joueuses de Metz Handball, qui disposent du Rapid Bucarest (36-34), en dit long sur la difficulté de ce match à 70 buts. Mais ce sont bien les locales qui s’en sortent. Pour une 11ème victoire en 13 matchs de Ligue des Champions.

Accélération messine en fin de mi-temps

L’affiche était alléchante entre le leader de la poule B, Metz Handball et le Rapid Bucarest, quatrième mais défait seulement deux fois en douze matchs. Et de belle affiche, on est passé à un grand match, sans passer par la case départ ! Quel rythme, mais quel rythme durant cette première période. Les joueuses ont posé le cerveau pour proposer ce qui se fait de mieux en handball. Pas le temps de respirer et des défenses asphyxiées tout au long d’une première mi-temps.

À ce petit jeu-là, grâce à une plus grosse solidité et des ballons de transition bien négociés, ce sont les Messines qui prennent le meilleur départ (8-5, 12e). Quelques arrêts d’Hatadou Sako, dans les cages, pour conserver de l’avance. Mais rien n’est facile dans ce match et le temps mort pris par Carlos Viver Arza, coach de Bucarest, a été fort à propos. Le vent tourne dans cette première mi-temps et les Roumaines recollent (9-9, 17e) avant de passer à plusieurs reprises devant (11-12, 12-13 puis 13-14). À l’image de Kristina Jorgensen en échec (3/8 après 20′), Metz ne trouve plus de solutions faciles.

Mais à Metz, il y a du cœur et surtout une gardienne qui est en train de prendre une grande dimension. Camille Depuiset a remplacé une Hatadou Sako dans le dur (3/14 dans le premier acte). Si, dans un premier temps, l’ancienne de Bourg-de-Péage, a connu les mêmes difficultés que sa coéquipière, elle a totalement fermé la boutique dans les cinq dernières minutes. Un énorme 4/5 pour écœurer les tireuses adverses. Et une ou deux relances bien senties, dont celle que conclut victorieusement Chloé Valentini. Dès lors, Metz parvient à accélérer pour reprendre trois buts à la pause.

Le Rapid Bucarest menaçant jusqu’au bout !

Mais les Messines étaient prévenues, faire le trou à la pause n’est pas gage de réussite à la fin du match. Menant de cinq buts à l’aller, elles ont payé pour apprendre en concédant un match nul presque miraculeux (32-32). Et le Rapid Bucarest ne se laisse pas faire, les Roumaines reviennent même plusieurs fois à une longueur des joueuses de Manu Mayonnade. Debbie Bont redonne trois longueurs d’avance aux siennes (26-23, 41e), profitant d’un mieux des locales.





Sans parvenir à totalement tuer leur adversaire (29-26, 49e) et se heurtant à une Diana Ciuca qui est montée en puissance dans les cages roumaines, les Messines contrôlent l’écart. Mais le Rapid Bucarest reste menaçant, dans un match toujours aussi endiablé avec 62 buts marqués en 51 minutes (32-30). Heureusement que les individualités répondent présent comme la pivot Sarah Bouktit. Cette dernière enchaîne les prestations de grande classe dans les grands matchs (5/5 dont des buts incroyables). Elle frappe de plus en plus fort à la porte des Bleues. Et que dire de Bruna De Paula. Encore une prestation magnifique de la Brésilienne, qui a marqué 8 buts. Elle manquera l’année prochaine aux Messines.

Le Rapid Bucarest a fait passer un dernier frisson aux Messines, revenant à un but à 45 secondes de la fin. Mais les locales, dans une arène pleine à craquer, n’ont pas déjoué leur dernière possession. Cette victoire assure définitivement la place du Metz Handball en quarts de finale. En effet, le club est assuré de terminer à la première place, directement qualificative. Et s’éviter deux matchs supplémentaires. Pas négligeable. Ce qui est sûr, c’est que les coéquipières de Bruna De Paula ont fait fort, malgré la présence de grosses équipes comme Györ et Esbjerg dans leur groupe.

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