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Ligue des Champions : le bilan après les 8èmes de finale aller

Julien Correia

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Ligue des Champions : le bilan après les 8èmes de finale aller
Photo UEFA

CHAMPIONS LEAGUE – Les premières manches des 8èmes de finale de la Ligue des Champions se sont achevées hier. Une tendance claire se dégage, il fallait s’exporter lors de ces matchs aller.

Cette saison, le fait de recevoir son adversaire ne peut être considéré comme un véritable atout. A l’heure du huis clos, on s’aperçoit que les supporters jouent véritablement un rôle important. Pour illustrer ceci, on peut relever par exemple que seulement 38% de victoires ont eu lieu à domicile en Ligue 1 cette saison. Soit le plus faible total depuis la création du championnat. Et la reine des compétitions européennes ne déroge pas à cette règle. 7 équipes sur 8 ont remporté leur rencontre à l’extérieur. Certaines ayant même un avantage qui semble confortable avant les matchs retour. Mais il faudra terminer le travail à domicile, ce qui n’est donc pas une formalité.

Le Bayern Munich et le PSG ont impressionné

Le champion en titre et son dauphin ont tous les deux été convaincants lors de ces 8ème de finale aller. Les Bavarois, qui restaient sur deux rencontres sans succès en Bundesliga (une anomalie pour eux), ont remis les choses en ordre. Face à la Lazio, qui n’a plus goûté à ce stade de la compétition depuis 21 ans désormais, ils ont fait honneur à leur statut. En ordre de marche dès la 9ème minute grâce à un but de leur machine à marquer Robert Lewandowski, les Allemands n’ont jamais vraiment été inquiétés. Si un penalty aurait pu être sifflé en faveur de la Lazio en première mi-temps, le Bayern a une nouvelle fois fait part de sa maîtrise. Une victoire 4 buts à 1 au coup de sifflet final. Un joueur est même entré dans l’histoire du Bayern à l’occasion de ce match : Jamal Musiala. Le joueur âgé de 17 ans et 362 jours est devenu le plus jeune joueur à trouver le fond des filets en C1 pour Munich. Cette saison, encore il faudra aller chercher ce Bayern qui a un appétit d’ogre.

D’appétit, le PSG n’en manque pas non plus. Peu à son aise en championnat où il doit faire face à une lutte acharnée pour le titre, le club de la capitale a séduit en Ligue des Champions. Face à son meilleur ennemi, le PSG a livré l’une de ses meilleures prestations sur la scène européenne sous l’ère qatarie. Avec dans ses rangs un Kylian Mbappé des grands soirs auteur d’un triplé, les hommes de Pochettino ont pris un avantage important avant le match retour. Si le Barça n’est plus depuis quelques années l’équipe qui dévorait tout sur son passage, les Parisiens ont su rendre une copie pratiquement parfaite. Si l’avantage est indéniable avec un score de 4 buts à 1, les Parisiens devront se montrer malgré tout irréprochables au retour. Sans faire ressurgir de vieux démons, ils ont pu en effet passer à côté de certains matchs cette saison. Mais le 10 mars prochain, il n’y aura aucun droit à l’erreur.

La Premier League au rendez-vous

Championnat le plus médiatisé au monde, la Premier League a fait honneur à son statut lors de cette première manche. Face à Leipzig, l’Ateltico Madrid et Monchengladbach, les clubs anglais se sont montrés à leur avantage. Si Liverpool est à la peine en championnat, les Reds ont retrouvé des couleurs face à Leipzig. Le dernier demi-finaliste de la compétition, a quant à lui été dépassé défensivement par la force de frappe des joueurs de Jürgen Klopp. Avec des buts de Salah et Mané, Liverpool a fait un pas vers le tour suivant.

2 buts à zéro c’est également le score sur lequel se sont imposés les hommes de Guardiola. Novice à ce stade de la compétition, le Borussia Monchengladbach se présentait face à l’équipe en forme des ces derniers mois. Avec 18 victoires consécutives avant la rencontre, les Skyblues ont maîtrisé pour continuer sur leur lancée. À l’instar du Bayern Munich, les Citizens se placent parmi les favoris de la compétition. Critiqué, sans cesse remis en question, il aura marquer l’unique but de la rencontre face à l’Atletico. Et quel but ! Lui, c’est bien sûr Olivier Giroud qui était titulaire dans le onze de Thomas Tuchel. Dans un match pauvre en occasions, le buteur tricolore a su trouver le chemin du but d’un magnifique retourné. Il donne un avantage précieux à son équipe en vue du retour.

En ce qui concerne ces rencontres, le lieu n’a pas encore été défini pas l’UEFA. Car s’il n’est pas aisé cette saison de remporter un match domicile, en raison du contexte sanitaire, ces affrontements se font sur terrain neutre.

Le Borussia se refait une santé, la Juve piégée à Porto, le Real dans la douleur

L’une des rencontres les plus spectaculaires de ces 8èmes de finale s’est disputée en Andalousie. Du côté du stade Ramon Sanchez Pizjuan, les artificiers ont en effet fait parler la poudre. Et l’un d’entre eux n’est autre qu’Erling Haaland. Buteur à deux reprises, il porte désormais son total à 8 buts dans la compétition. Il en est d’ailleurs le meilleur buteur. Vainqueurs sur le score de 3 buts à 2, les Allemands devront tout de même être méfiants au retour. Toujours du côté de la Liga, le Real Madrid était attendu au tournant du côté de Bergame. Sans Benzema ni Ramos notamment, les Espagnols se présentaient face à la révélation de la saison passée. Bien aidés par une expulsion de Freuler dès la 17ème minute, ils s’en sont remis à un but de Ferland Mendy pour s’imposer sur le score de 1/0. Le retour s’annonce indécis.

Tout comme celui de la Juventus face à Porto. Seule équipe à avoir perdu à l’extérieur, la Vieille Dame s’est montrée peu à son aise au Portugal. Défaits sur le score de 2 buts à 1, les hommes de Pirlo devront inverser la tendance. Dans l’espoir d’éclaircir une saison bien compliquée pour eux. Deuxièmes manches à suivre dès le 9 mars prochain.

Julien Correia


Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

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