Ligue des Champions : Lille y a cru, mais Dortmund s’envole en quarts
LIGUE DES CHAMPIONS 2024-2025 – Le LOSC de Bruno Génésio y aura cru jusqu’au bout. Malgré une ouverture du score rapide de Jonathan David, Lille a fini par céder face à la puissance de Dortmund (1-2). Un scénario cruel pour les Dogues, qui voient leur rêve européen s’arrêter aux portes des quarts de finale.
Après son excellente opération il y a une semaine sur la pelouse du Signal Iduna Park (1-1), le LOSC retrouvait le Borussia Dortmund pour le match retour des huitièmes de finale de la Ligue des champions. Dans un Stade Pierre-Mauroy en ébullition, porté par une ambiance des grands soirs, les Dogues avaient un objectif clair : poursuivre leur rêve européen et décrocher une place en quarts de finale.
Lille s’embrase : Jonathan David frappe à la 5eme
Il n’a pas fallu attendre longtemps avant que le stade n’explose de joie. Sur son côté gauche, Ismaily déborde avec aisance et efface un Adeyemi bien trop passif. Son centre à ras de terre trouve Jonathan David, totalement esseulé dans la surface. L’attaquant lillois reprend en une touche un ballon peu appuyé, mais Kobel se troue complètement : pensant pouvoir le capter, il laisse finalement le cuir filer entre ses jambes. 1-0 pour le LOSC !
KOBEL SE TROUE ET DAVID OUVRE LE SCORE 💥
Les Dogues prennent déjà les devants ⚡️#LOSCBVB | #UCL pic.twitter.com/ibzovjYcPr
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Après cette erreur indigne d’une équipe à ce stade de la compétition, Dortmund ne réagit pas. Lille en profite et pousse pour faire le break, étouffant peu à peu les joueurs du Borussia. À la 14ᵉ minute, Cabella parvient à maîtriser un ballon compliqué dans la surface avant d’armer une frappe… qui passe juste au-dessus des cages de Kobel. Les Dogues réalisent une entame idéale, jouent libérés et imposent leur rythme. Dans ces 15 premières minutes, il y a une classe d’écart entre les deux équipes.
Dortmund répond, et la tempête allemande s’abat sur Lille
Mais attention à ne pas tomber dans la facilité en conservant le ballon. Bouaddi perd un ballon dangereux, et Dortmund part en contre. Guirassy progresse et décale Gross, qui se retrouve en duel face à Chevalier. Heureusement, Alexsandro veille sur sa ligne et sauve Lille, préservant l’avantage. Ce frisson réveille les Allemands, qui enchaînent un temps fort intense. Ryerson oblige Chevalier à une parade, concédant un corner. C’est la panique dans la défense lilloise : Brandt place une tête puissante, repoussée d’un réflexe éblouissant par Chevalier. Guirassy tente de conclure dans la foulée, mais bute sur un mur nordiste. Le ballon traîne dangereusement dans la surface, Brandt frappe à nouveau, cette fois contré par André. Lille souffre, Lille vacille, mais Lille tient bon.
LUCAS CHEVALIER ÉPOUSE MOI 💍🤯#LOSCBVB | #UCL pic.twitter.com/LNvq7ZGZnz
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Le rythme ralentit, offrant un bol d’air aux Dogues, qui reprennent peu à peu le contrôle du ballon. À la 33ᵉ minute, Lille frôle le break : Haraldsson adresse un centre parfait pour Benjamin André. Spécialiste du jeu aérien, il s’élève avec une détente qu’on lui connait, mais sa tête frôle le poteau gauche de Kobel. Juste avant la pause, Dortmund se procure une dernière opportunité. Anton ajuste un centre millimétré pour Gross, lancé de loin. Sa tête surpuissante effleure la barre transversale de Chevalier. Lille est devant à la pause, mais Lille a souffert en cette fin de première période, et son avantage ne tient qu’à un fil. À Génésio de trouver les mots à la mi-temps pour resserrer les espaces et pousser ses hommes à aller chercher ce but du break, pouvant être synonyme de qualification.
Les vagues jaunes submergent Lille dès le retour de vestiaire et égalise
Le schéma de jeu des hommes de Génésio semble clair en ce début de seconde période : moins de prise de risque dans la possession, quitte à laisser le ballon aux joueurs de Dortmund, tout en cherchant à gratter le moindre ballon pour se projeter rapidement en contre. Mais cette stratégie expose les Lillois à une pression intense. Dortmund multiplie les tentatives de loin, systématiquement contrées par la défense nordiste. À la 52ᵉ minute, un moment d’égarement coûte cher aux Dogues. Guirassy profite d’un espace dans la défense pour plonger dans la profondeur. Il devance Meunier, qui heurte sa jambe dans la surface, pénalty. Emre Can s’élance et choisit de frapper plein centre. Chevalier est battu. Tout est à refaire pour le LOSC. 1-1.
À l’heure de jeu, Haraldsson sonne la révolte. Il déclenche une frappe flottante et puissante, obligeant Kobel à une claquette décisive pour détourner en corner. Une chose est sûre : l’égalisation n’a pas coupé les jambes des Lillois, qui continuent de jouer leur football. Mais la réponse allemande est immédiate. Adeyemi envoie un missile qui vient fracasser la barre de Chevalier. Le match bascule dans un intense mano a mano, et l’impression se renforce : tout peut basculer, d’un côté comme de l’autre.
Dortmund passe devant Lille grâce à un bijou de Beier
On l’avait dit, ce match ne tenait qu’à un fil. Ryerson élimine Cabella avant de servir Guirassy. Le Guinéen décale Beier, qui enchaîne en trois touches parfaites : contrôle, pivot, frappe croisée surpuissante, pleine lucarne. C’est allé trop vite pour Diakité, impuissant face à l’Allemand. Dortmund passe devant. Les Lillois vont devoir puiser dans leurs ressources pour renverser ce match.
79ᵉ minute, énorme occasion pour Lille. Haraldsson, intenable ce soir, délivre un centre parfait depuis le côté droit pour Jonathan David. Seul dans la surface, le buteur lillois tente une reprise de volée mais il se manque complètement. Son tir manqué finit dans les gants de Kobel. Dans les dernières minutes, les Lillois jettent toutes leurs forces pour arracher la prolongation. Les entrées de Fernandez-Pardo et de Sahraoui apportent du dynamisme sur les côtés, mais la muraille jaune tient bon. Imperméable, la défense de Dortmund repousse chaque offensive nordiste et préservera son avantage de 1-2.
L’expérience du Borussia a fait la différence : Lille est éliminé. La Ligue des champions peut être cruelle, souvent favorable aux plus grandes écuries européennes. Mais les Dogues n’ont pas à rougir de leur double confrontation, encore moins de leur superbe parcours, marqué par des victoires de prestige, place au championnat pour eux.


