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Ligue Europa Conférence : Fin de l’aventure pour l’OM

Antoine Ancien

Publié le

Ligue Europa Conférence Fin de l'aventure pour l'OM
Photo Icon Sport

LIGUE EUROPA CONFÉRENCE – Défaits la semaine dernière aux Pays-Bas sur la pelouse du Feyenoord (3-2), les hommes de Jorge Sampaoli devaient combler leur but de retard pour espérer décrocher une nouvelle finale européenne. Dans une ambiance incandescente, Marseille aura eu la maîtrise du jeu durant tout le match. Sans parvenir à marquer le but qui aurait pu changer le destin du match (0-0).

Hasard du calendrier, les Marseillais avaient rendez-vous ce soir avec l’histoire en ce jour si particulier pour le football français. 30 ans après le drame de Furiani et alors qu’ils jouaient une demi-finale de Coupe de France contre Bastia. Ce soir, les Olympiens voulaient écrire un nouveau chapitre en Coupe d’Europe. Au bout, c’est une sixième finale qui les attendait.

Blessé, Dimitri Payet quitte ses partenaires

Le Feyenoord Rotterdam donne le coup d’envoi dans l’ambiance bouillante de l’Orange Vélodrome. Plongés dans le brouillard des fumigènes, les Olympiens essayent de mettre d’entrée le pied sur le ballon. Mais bons dans le pressing, les visiteurs semblent vouloir récupérer le cuir pour se projeter vers l’avant. Dimitri Payet se procure la première frappe du match du pied gauche, à la suite d’une passe en retrait de Gerson. Celle-ci est contrée (6’). L’OM, auteur d’un bon premier quart d’heure, manque peut-être quelque peu de justesse pour trouver l’ouverture.

La pression marseillaise s’accentue dans la surface du Feyenoord. Les locaux finissent par avoir de l’espace et ne sont pas loin de marquer. Après plusieurs décalages dans le camp adverse, Guendouzi sert intelligemment Payet qui contrôle, revient dans l’axe et frappe du gauche. C’est de peu au-dessus de la transversale de Marciano (21’). Ensuite, le tir de Pape Gueye est totalement dévissé (23’).

De son côté, Payet est contraint de céder sa place à la demi-heure de jeu pour un ennui physique. Comme un mauvais souvenir d’un soir de mai 2018 où lui-même avait déjà dû quitter ses partenaires alors que l’OM disputait la finale de C3 contre l’Atlético de Madrid. Ovationné par le public du Vélodrome, il est remplacé par Arkadiusz Milik. Le Polonais s’illustre rapidement. Sur un centre de Gerson, sa tête n’est pas assez puissante pour tromper Marciano (33’).

Jusqu’à présent inoffensifs, les joueurs du Feyenoord Rotterdam se créent leur meilleure situation avant la pause. Til parvient à frapper dans la surface de Mandanda, mais le ballon est contré en corner. C’était une belle opportunité d’ouvrir le score (39’). Dans le temps additionnel, Ronger ne parvient pas à redresser le ballon de la tête (45 + 2’).





La fin du rêve olympien

Première chaude alerte sur le but de Mandanda dès le début du second acte. Mais la tête de Sinisterra est bien captée par le portier phocéen (46’). Marseille reprend ensuite la maîtrise du ballon sans pour autant réussir à se montrer suffisamment tranchant dans le dernier geste. Les approximations techniques dans la surface du Feyenoord Rotterdam empêchent les hommes en blancsde conclure leurs actions.

En face, les visiteurs ont peu de choses à se mettre sur la dent. Mais à la moindre opportunité, ils apportent le danger. La frappe de Trauner, après un service en retrait de Nelson, n’est pas loin de faire mouche (66’).

Le manque cruel de réalisme se fait ressentir du côté des Olympiens, même si ces derniers n’ont pas pléthore d’occasions. C’est aussi à cause du mur défensif infranchissable des joueurs d’Arne Slott. En tout cas, on ne peut pas reprocher l’ambiance que mettent les 50 000 supporters du stade Vélodrome, qui encouragent comme il le faut leurs protégés. Sur corner, Lirola voit sa frappe être contrée (76’).

Jusqu’au bout, Marseille pousse pour aller chercher les prolongations. Incapable de marquer, le Feyenoord est même tout proche de tuer tout suspense. Mais ni Jahanbakhsh, ni Kökcü ne réussissent à marquer. A l’arrivée, les Néerlandais retrouvent une finale européenne 20 ans après la dernière contre le Borussia Dortmund. Les Phocéens pourront nourrir de la frustration, tant on a le sentiment qu’ils auraient pu davantage enflammer la rencontre.

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