LOSC : Une nouvelle année sous le signe du jeu
LIGUE 1 2022-2023 – Portés par l’arrivée en début de saison de Paulo Fonseca, les Lillois développent un jeu dynamique et plaisant. Même si les prestations ne sont pas toutes couronnées de succès, le LOSC, 7ème du classement de Ligue 1, peut aborder cette deuxième partie de saison avec sérénité avec en ligne de mire, les places européennes.
Une philosophie de jeu retrouvée
Ce dimanche 8 janvier, alors que Lille accueillait une jeune équipe troyenne pour les 32èmes de finale de la Coupe de France, les supporters ont encore pu admirer le beau jeu proposé par les hommes de Paulo Fonseca. Vitesse, profondeur et technique ont été au rendez-vous pour leur permettre de s’imposer sans trop de difficultés sur le score de 2-0. Et si ce match ne représentait pas le début de saison des Lillois ? Peut-être.
Ce qui est sûr, c’est qu’une identité a réellement été retrouvée après une saison 2021/2022 compliquée (10ème de Ligue 1). Cette équipe impressionne par sa capacité à dynamiser et accélérer le jeu. Les contre-attaques sont vives et rapides, permettant à des joueurs techniques comme Adam Ounas, Jonathan Bamba ou Rémy Cabella de s’exprimer pleinement. Entre jeunesse et expérience, tous les postes sont bien occupés et l’ensemble des joueurs semblent se retrouver dans cette vision du football.
LA VICTOIRE 💪
L’aventure en @coupedefrance continue après ce beau succès face à l’@estac_officiel (2-0) ! pic.twitter.com/28bOFxWK4M
— LOSC (@losclive) January 8, 2023
La jeunesse au pouvoir
L’implantation des jeunes joueurs dans le onze titulaire est une des principales forces de l’effectif du LOSC. En effet, du gardien au buteur, l’entraîneur portugais a su faire grandir des jeunes talents qui ne cessent de progresser à chaque apparition. Pur produit de la formation lilloise, le gardien Lucas Chevalier est l’exemple parfait. Devenu titulaire indiscutable cette saison, le gardien de 21 ans est impressionnant par sa sérénité sur sa ligne et ne déçoit que très rarement dans les cages. Cette assurance, malgré son jeune âge, s’est propagée aux autres postes également. La défense nordiste est aussi marquée par cette jeunesse grâce aux titularisations récurrentes de Tiago Djalo (22 ans) et Bafodé Diakité (22 ans). Face à Troyes en Coupe de France, un jeune de 17 ans s’est aussi parfaitement illustré en la personne de Lenny Yoro.
Les jeunes ont donc l’occasion de s’exprimer et en profitent pleinement pour performer de plus en plus. Évidemment, la jeunesse lilloise est aussi représentée par son meilleur buteur canadien, Jonathan David (22 ans). Auteur de 11 buts depuis le début de la saison, le numéro 9 lillois a pris une autre dimension. Actuellement, il est un des cadres du LOSC sur le terrain et son rôle dans les bonnes performances de cet effectif est indispensable.
Encore une fois, la jeunesse est au pouvoir dans ces postes offensifs. En effet, David peut s’appuyer sur des coéquipiers comme Timothy Weah (22 ans), Angel Gomes (22 ans), Mohamed Bayo (24 ans) ou encore Alan Virginius (20 ans). Tous ces joueurs, bien que leur temps de jeu soit différent, sont tous en train de progresser rapidement cette saison. La volonté de Paulo Fonseca de les intégrer un maximum y est pour beaucoup.
Le rôle primordial des joueurs d’expérience
Si l’effectif est aussi homogène, c’est qu’il y a une réelle complémentarité entre la jeunesse et les joueurs d’expériences. En défense par exemple, c’est le capitaine du LOSC et champion d’Europe 2016 avec le Portugal, José Fonte (39 ans), qui assure cette transmission. La situation est similaire au milieu de terrain avec les présences indispensables de Benjamin André (32 ans) et André Gomes (29 ans). Le fait de pouvoir s’appuyer sur tous ces joueurs pour encadrer les plus jeunes permet à cette équipe d’être complémentaire. Quoiqu’il arrive, la transition vers l’avenir est déjà en marche et pourra s’avérer très efficace.
Un problème de finition à régler
Maintenant qu’une identité de jeu a été posée et appliquée par le LOSC, les détails sont aussi les priorités dans l’amélioration. Si les apports offensifs des créateurs de jeu comme Cabella ou des joueurs techniques à l’image de Bamba et Ounas font des grandes différences, la finition devant le but reste à désirer. Encore une fois, le match face à Troyes a mis en valeur ce problème. Les occasions d’alourdir le score n’ont pas manqué du côté lillois, mais ils n’ont jamais su concrétiser davantage, même quand leur meilleur buteur s’est présenté face au portier troyen, Mateusz Liz. Quand les Lillois parviendront à convertir les nombreuses actions qu’ils se créent par leur jeu offensif et créatif, alors ils deviendront de plus en plus dangereux pour leurs futurs adversaires. Ce n’est qu’une question de détails, et de temps.



