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Biathlon

Lou Jeanmonnot : « Si je prends le départ d’une course, c’est toujours parce que je pense que je peux la gagner »

Paul Lalevee

Publié le

Lou Jeanmonnot Si je prends le départ d’une course, c’est toujours parce que je pense que je peux la gagner
Photo Icon Sport

BIATHLON – Deuxième du dernier classement général de la Coupe du monde, Lou Jeanmonnot a répondu à nos questions à quelques jours de l’ouverture de la saison 2025-2026.

Le fait de jouer le classement général la saison dernière vous a-t-il particulièrement fatiguée ?

Oui, c’est épuisant, mais plutôt dans le sens où l’exigence et l’implication que je mets ne durent pas six mois dans l’année… mais onze. Je mets cette énergie dans toute la préparation, puis dans toute la saison. C’est surtout cette charge mentale qui m’a fatiguée, et j’étais contente de pouvoir relâcher un peu. Physiquement, ça allait encore très bien : j’aurais pu continuer à faire des compétitions à un très bon niveau. J’avais simplement besoin d’un break. Si je prends le départ d’une course, c’est toujours parce que je pense que je peux la gagner.

Comment vous sentez-vous après ce break ? Motivée pour repartir à la conquête du gros globe ?

On repart sur une nouvelle saison, totalement différente. J’ai l’impression d’avoir connu un peu tous les contextes possibles. Aujourd’hui, je me sens forte de cette expérience, et ça m’apporte énormément de confiance.

Ressentez-vous une excitation particulière pour cette saison qui devrait être votre première olympiade ?

D’une certaine manière, oui. Mais dans ma tête, il n’y a pas de compétition entre les Jeux et la saison de Coupe du monde. La piste d’Antholz me convient, je pense, parce que je ne la considère pas comme quelque chose de spécial. Je n’y ai jamais ressenti les effets de l’altitude, c’est peut-être pour ça que je m’y sens bien. Mais je ne fais rien de particulier pour autant.

Parmi les épreuves individuelles du biathlon, en avez-vous une que vous préférez ?

Mon avis a beaucoup évolué. Quand j’étais petite, j’adorais les relais : il y avait cet esprit d’équipe, cette camaraderie. Puis en arrivant en Coupe du monde, j’ai commencé à aimer surtout les courses sur lesquelles je pouvais gagner. Aujourd’hui, je dirais que ma préférée est le sprint. C’est une course plus courte, individuelle, où je peux vraiment me concentrer sur ce que j’ai à faire. C’est plus simple pour moi en sprint. Après… qui sait ? Probablement que ça évoluera encore, comme tout le reste.

Comment gérez-vous le fait de vous retrouver face à une coéquipière dans le dernier tour ?

C’est difficile à dire, parce qu’en réalité, avec Justine, on s’est très rarement retrouvées en vrai duel, que ce soit sur le pas de tir ou sur la piste. Je n’ai jamais eu la sensation de me battre directement contre elle. Cela dit, je pense que j’adorerais, car je sais qu’elle ne me tire pas vers le bas, au contraire : elle m’aide à être meilleure. Et je suis totalement ok avec le fait que, si un jour ça arrive, la meilleure gagne. Que ce soit elle ou moi, ça ne change rien : l’important est que celle qui le mérite l’emporte.



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