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Manaure Russo-Mendoza, la transmission comme mission

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Rencontre avec Manaure Russo-Mendoza, capitaine de l’équipe de France de floorball, qui nous parle de son sport, de sa carrière et de ses prochains objectifs.

Manaure, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Manaure Russo-Mendoza, je joue ma 14ème saison de floorball et avant cela j’ai fait 15 ans de hockey sur glace. Je suis en équipe nationale de floorball depuis 15 ans. En club, j’ai commencé à Marseille puis au moment de la création du club d’Annecy par mon père et mon frère, je les ai rejoints comme joueur.

Comment as-tu commencé le floorball ?

Je connaissais le floorball, car j’en avais déjà un peu pratiqué quand je jouais au hockey sur glace dans le cadre de préparation physique en été par exemple. Quand je suis arrivé à Marseille, j’avais arrêté le hockey et il n’y avait pas de club dans la ville mais par contre, il y avait un club de floorball qui voyait le jour. Je l’ai donc rejoint.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore bien le floorball, peux-tu nous présenter brièvement ce sport ?

C’est un sport de cross qui se joue dans un gymnase avec un rink de 50 centimètres. Les dimensions du terrain sont similaires à celle d’un terrain de handball et cela se joue sans patins, mais avec des règles proches de celle du hockey sur glace. On retrouve la rapidité du hockey sur glace avec des contacts différents, car on ne patine pas.

Quel est ton plus beau souvenir grâce au floorball ?

En 14 ans ce n’est pas simple d’en ressortir un ! Mon dernier titre avec le club d’Annecy en 2014 alors que nous avions créé le club deux ans avant. On venait de remporter le titre en deuxième division, et nous avons enchainé avec celui de première division dans une finale qui se joue à la mort subite. Les émotions ont été très fortes.

Quels sont tes objectifs avec ton club ?

Depuis le début de saison, nous sommes le club qui a enchainé le plus de matchs (tous les clubs ne sont pas au même niveau car les matchs se font par tour sur des week-ends) et c’est difficile de se jauger par rapport à nos adversaires, mais l’objectif est le même que l’année dernière : atteindre les play-offs. Ensuite, en fonction de nos résultats en fin de saison, nous essayerons de relever cet objectif. L’année dernière, les circonstances nous ont permis d’atteindre la finale et nous aurions même pu l’emporter.

Et en équipe de France ?

Nous allons jouer les qualifications pour les Championnats du Monde en début d’année 2018. Nous sommes tombés sur un groupe très difficile, avec la Suède, une des meilleures nations, l’Allemagne et la Slovaquie, qui sont des nations du top 10 mondial et enfin la Slovénie qui est plus proche de nous dans la hiérarchie. La qualification semble un peu irréaliste, mais nous allons jouer crânement notre chance et essayer de gagner le plus de matchs possibles. A nous de mettre le bon état d’esprit et de donner le maximum !

Qu’est-ce que cela change pour toi d’être capitaine de l’équipe de France ?

C’est un honneur de représenter mon pays, et d’être capitaine, ça l’est encore plus ! Cela me donne une certaine forme de responsabilités vis-à-vis de mes coéquipiers qui sont plus jeunes que moi. J’ai un devoir de transmission et d’exemplarité vis-à-vis d’eux, en tant que capitaine et ancien de l’équipe.

Quel est ton ressenti sur le développement de ton sport en France ? Qu’est-ce qui doit être fait pour continuer le développement de celui-ci ?

En terme de clubs, nous sommes un sport qui s’est développé très rapidement ces dernières années. Il y a 14 ans, il y avait trois ou quatre clubs en France et aujourd’hui, il y en a plus de cinquante. Le nombre de licenciés continuent d’augmenter, donc c’est positif. Ensuite, nous avons un devoir de structuration pour être reconnu au niveau des instances sportives nationales. C’est dans ce domaine que nous avons vraiment un effort à faire et que nous devons progresser en priorité. Je pense qu’il est aussi important que l’on augmente le nombre de formateurs pour encadrer la nouvelle vague de joueuses et de joueurs.

Si tu pouvais passer 30 minutes avec le sportif ou la sportive de ton choix, qui choisirais-tu ? Et pourquoi ?

Peter Forsberg, ancien joueur de hockey sur glace qui est aussi impliqué dans le floorball. Il m’a fait rêver quand j’étais plus jeune. J’aimerai savoir quel lien fait-il entre ces deux sports et comment il a géré sa carrière professionnelle et ses émotions liées à celle-ci.

Nicolas Jacquemard


Passionné de sport et entrepreneur depuis mes 18 ans, la création de Dicodusport m'a semblé évidente pour participer à la médiatisation d'un plus grand nombre de sports. Le chemin est long mais avec une équipe des plus motivées et les Jeux Olympiques de Paris 2024 en point de mire, nous y arriverons ! Journaliste dans le monde du sport depuis plus de 5 ans, je traite aussi bien de football, de rugby, de biathlon et de cyclisme.

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