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Cyclisme sur route

Marion Bunel : « Je ne m’attendais pas à me battre contre mes idoles »

Maxime Cazenave

Publié le

Marion Bunel  « Je ne m’attendais pas à me battre contre mes idoles »
Photo Auguste Devaire/St-Michel Mavic Auber 93

CYCLISME SUR ROUTE 2024 – En ce début de saison 2024, elle est la grande révélation du cyclisme tricolore. Du haut de ses 19 printemps, Marion Bunel (St-Michel Mavic Auber 93) a brillé sur le Tour Down Under, puis le Tour UAE, en faisant jeu égal avec les cadors du peloton mondial dès que la route s’élève. Retour avec la jeune grimpeuse sur ces débuts tonitruants.

Tu avais déjà signé une belle performance sur Tour Down Under à Wilunga Hill en prenant la 12e place, puis tu as pris une inattendue 5e place de l’étape reine et du général du Tour UAE. Est-ce que tu t’attendais à lutter aussi haut avec les cadors ?

Absolument pas ! Ça reste une grosse surprise parce qu’on court avec les meilleures cyclistes au monde. À l’origine, ce sont même mes idoles que je regarde à la télévision. Le fait de m’imaginer faire la course et me battre contre elles, je ne m’y attendais pas.

Comment as-tu vécu la montée de Jebel Hafeet ?

Déjà, les deux étapes précédentes ne me correspondaient pas du tout, puisque c’était du plat avec des risques de bordures. Je n’avais qu’une idée en tête, cette montée. J’avais envie de bien faire, et confiance en raison des sensations des jours précédents. J’étais très concentrée et on savait plus ou moins comment ça allait se passer. L’année précédente, Gaia Realini s’était mise devant et avait accéléré. Je savais que ça allait écrémer par l’arrière et qu’il fallait être bien placée. Ma coéquipière Marion Borras m’a parfaitement positionnée et ensuite, j’étais concentrée pour gérer mon ascension au mieux.

Est-ce que tu avais un objectif particulier en abordant tes premières courses World Tour ?

Les résultats du Tour Down Under ont permis d’aborder l’UAE Tour avec des objectifs plus élevés. Il fallait passer les étapes de plaine dans le désert. Je visais la 3e étape et je savais qu’en faisant une bonne montée, cela allait déterminer la place au général. J’avais donc quand même la volonté d’aller chercher un résultat.

Comment se passent tes premiers pas au sein de l’équipe depuis ton arrivée de Lisieux en fin de saison dernière ?

Ça s’est vraiment super bien passé. On a eu quelques stages hivernaux qui ont permis déjà de prendre des premiers contacts. Puis entre l’Australie et Dubaï, les trois semaines passées avec les filles et le staff ont permis de créer des liens plus forts. Au final, on avait une équipe solide et soudée. C’est ce qui nous a permis de réussir et de ramener des bons résultats.

En à peine un mois, tu viens d’enchaîner tes trois premières courses WT, dont deux à étape. Comment se passe la récupération après ces premières découvertes ?

Pour la récupération, on est bien chouchoutées par notre staff. On avait deux assistants pour l’équipe sur l’UAE qui nous massaient le soir et une assistante en Australie. Elle était seule pour six donc c’était un jour sur deux. Ensuite, il faut forcément optimiser son sommeil, son hydratation, sa nutrition pour faire au mieux.





Quel va être ton programme dans les prochaines semaines et tes objectifs pour cette première année ?

Sur le prochain mois et demi, je ne vais pas avoir de course avec l’équipe. Ce sera plus de la préparation avec des courses plus locales qui auront lieu près de chez moi. Je vais certainement descendre dans le sud aussi pour m’entraîner. Je reprendrai ensuite au mois d’avril avec le Tour de Loire-Atlantique, le Grand Prix de Chambéry, puis la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège, donc ce sera un mois assez chargé. Forcément sur des courses comme Chambéry ou la Flèche avec des arrivées difficiles, ça donne envie et l’espoir d’obtenir de bons résultats.

On t’a vu performer en montagne, est-ce que tu te sens à l’aise également sur des profils plus accidentés pour puncheuses ?

Je suis moins à l’aise sur les bosses irrégulières. Par exemple, sur les grands Tours, on retrouve souvent des étapes de montagne avec des longues ascensions de plus de dix bornes. Ces arrivées au sommet en haute montagne me conviennent mieux.

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