Mathieu Goubel, vers de nouveaux horizons
Le céiste Mathieu Goubel, qui vient de mettre un terme à une grande carrière, a accepté de se confier pour Dicodusport sur son passé de sportif de haut niveau et les perspectives qui se dessinent devant lui entre sa vie personnelle et son avenir professionnel.
Mathieu, peux-tu te présenter aux lecteurs de dicodusport.fr ?
Je m’appelle Mathieu Goubel, j’ai 37 ans, je suis marié, j’ai deux garçons Victor trois ans et Marcus un an et demi. J’ai commencé le canoë en 1990 et cela fait 20 ans que je suis équipe de France de canoë de courses en ligne. Je suis originaire de Boulogne-sur-Mer mais j’habite actuellement À Lille. Je suis professeur de sport, conseiller technique régional de canoë-kayak pour les Hauts-de-France.
Qu’est-ce qui t’a amené vers le canoë ?
Ce qui m’a fait aimer le canoë, c’est le fait de pouvoir naviguer en pleine nature, aller vite, me dépenser, et bien sûr la bande de pote que j’ai depuis 25 ans.
Pourquoi avoir choisi de pratiquer la course en ligne et pas le slalom ?
C’est simple, à Boulogne-sur-Mer on ne faisait que de la course en ligne. Mon idole, qui est devenu aussi mon entraîneur, Didier Hoyer faisait du canoë, m’a enseigné les bases de cette discipline.
Tu comptes plusieurs médailles internationales à ton palmarès, quel est ton plus beau souvenir en compétition ?
J’ai beaucoup de bons souvenirs en compétitions nationales et internationales. C’est difficile de choisir, mais on va dire que le meilleur souvenir pourrait être lorsque que je suis champion d’Europe en 2008 à Milan. C’est pour moi un fait marquant de ma carrière et la récompense de tant de travail et de sacrifices.
Tu as participé aux Jeux Olympiques en 2008 à Pékin et en 2012 à Londres, que gardes-tu de ces expériences ?
Ces deux événements font aussi partie de mes très bons souvenirs. C’est une chose que l’on peut souhaiter à tous les sportifs car c’est un événement spécial et intense dans une carrière. Ce que je garde de cette expérience, c’est la réalisation d’un rêve au travers d’une passion et du plaisir. Même si au final je n’ai pas eu de médaille olympique, ce que je peux retenir c’est le chemin que j’ai fait pour arriver à ces échéances.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui débuterait dans ton sport ?
Je conseille d’essayer toutes les disciplines que propose notre sport pour déjà se faire plaisir et aussi développer des compétences qui lui serviront plus tard, quand il voudra progresser vers le haut niveau.

Quelle est pour toi la qualité nécessaire pour être céiste ?
Pour le haut niveau, ce serait d’avoir une grosse capacité à se faire mal dans l’effort. Pour le canoë en général, c’est de savoir faire glisser un bateau.
Tu viens d’annoncer la fin de ta carrière, quels sont tes projets pour la suite ?
La première chose est de passer plus de temps avec mes proches. Ensuite, il faut que je prenne ma place dans un nouveau monde professionnel pour pouvoir développer et faire partager ma passion. Et bien sûr, je veux continuer à faire du sport, car c’est quelque chose que j’adore faire depuis toujours.
As-tu des passions en dehors des cours d’eau ?
Je pratique deux sports à côté des bassins : la chasse sous-marine, qui est un virus que j’ai attrapé à cause de mon père et le MMA, le JJB et le grappling, que je pratique depuis 5 ans avec Roger Galienne.
Existe-t-il un céiste qui t’a inspiré au début de ta carrière, qui t’a poussé à te dépasser ?
Bien sûr, je lui dois vraiment beaucoup, je pense que je ne lui dirais jamais assez. Didier Hoyer, m’a appris tant de chose, m’a transmis son savoir. Même quand il n’était plus mon entraîneur, il a toujours été là avec la bienveillance d’un père.
Si tu avais la possibilité de passer 30 minutes avec le sportif de ton choix, quel serait-il ?
Ma carrière de sportif de haut niveau m’a permis de rencontrer la plupart des meilleurs sportifs français et tous les meilleurs de ma discipline au niveau international. Il y a plein de sportifs que je voudrais rencontrer, en ce moment ce serait Conor McGregor pour son esprit de combattant et peut-être pour qu’il m’apprenne quelques bons mouvements.


