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Monaco douche le Paris Basketball à l’Adidas Arena et rafle son 3ème titre de champion de France !

Maxime Cazenave

Publié le

Monaco douche le Paris Basketball à l'Adidas Arena et rafle son 3ème titre de champion de France !
Photo Icon Sport

PLAYOFFS BETCLIC ÉLITE 2025/2026 – Malgré la suspension de Strazel et la blessure de Hayes, Monaco a décroché son 3ème titre sur le parquet du Paris Basketball au bout d’un match 5 intense, 101-92.

Toujours dos à dos au bout de quatre matchs, le Paris Basketball et l’AS Monaco disputaient le match décisif des finales de Betclic Élite à l’Adidas Arena. Malgré le succès éclatant acquis lors du match 4, la Roca Team a débarqué dans la capitale avec un changement majeur dans son effectif. Suite à la suspension de Matthew Strazel prononcée en cours de journée, Mike James a été rappelé pour essayer d’offrir un dernier titre aux Monégasques ! Un préambule rocambolesque à ce dernier duel au sommet.

Monaco domine le premier acte, Paris reste au contact

L’entame du match a donné le ton, même si Monaco a été frappé par un coup du sort sur la première action : la blessure de Kevarrius Hayes. De part et d’autre, les shoots extérieurs sont tombés avec régularité pour alimenter le score. Si côté Parisien la marque était bien répartie, Monaco s’est appuyé sur Yoan Makoundou en feu, auteur de 10 points en quelques minutes. Malgré un déficit d’adresse vis-à-vis des locaux, les Monégasques ont tenu la cadence dans le premier quart en obtenant une quantité de lancers astronomique (10/15).

Au fil des minutes, la Roca Team a même posé sa patte sur le match en cassant le jeu rapide parisien. D’autant plus que si Paris est momentanément repassé devant, elle a réagi en claquant un 8-0 suite à un temps mort pour affirmer son emprise (32-39). Néanmoins, de bonnes défenses et l’activité incessante de Yacouba Ouattara ont bien permis aux locaux de revenir sous la possession.

Insuffisant toutefois pour parer la réponse monégasque, avec Juhann Begarin et Jaron Blossomgame au scoring, mais aussi et surtout un Élie Okobo brillant à la distribution (8 passes à la pause). Avec une seule perte de balle et plus de 50% d’adresse, l’ASM a rayonné, sans parvenir à détacher des Parisiens. Sur courant alternatif, ces derniers ont connu un nouveau moment de grâce avant la pause afin de recoller (52-55).

Okobo record, Blossomgame cartonne : Monaco l’a fait

Au retour des vestiaires, Paris a prolongé sa remontée en s’appuyant sur l’impact physique de Lamar Stevens et Mouhamed Faye. La Roca Team a elle rapidement dû composer avec ses deux meilleurs défenseurs (Diallo et Blossomgame) déjà à trois fautes, mais aussi avec des pertes de balle inhabituelles en pagaille. En ajoutant à cela la fatigue accumulée de cette rotation à huit, avec un James loin d’être au top, mais aussi la montée en puissance parisienne, la différence s’est creusée inexorablement dans le 3ème quart, les locaux appuyant constamment à l’intérieur (81-73).





À l’énergie, Monaco n’a pas rendu les armes, et s’est même permis de réaliser un énorme run pour renverser la table. En s’appuyant sur des banderilles de Mike James et Nemanja Nedovic, la Roca Team a collé un inattendu 12-0 en début de dernier quart (81-85) ! De quoi plonger immédiatement le match dans un long et indécis money time.

Avec les passes d’un Élie Okobo record (15 passes, record en finale) et les points de Blossomgame et Diallo, Monaco a préservé son mince avantage avant de souffler sur une filoche de Juhann Begarin (18 points) à deux minutes du buzzer (90-94). En alignant les stops défensifs, un panier de Jaron Blossomgame (27 points) et des lancers d’Élie Okobo ont ensuite validé un sacre rocambolesque : 101-92. Entre un Nadir Hifi (11 points) qui a raté son match, et un collectif défaillant dans les moments chauds, Paris s’incline logiquement.

Monaco ferme un cycle mouvementé sur une note positive

Malgré toutes les péripéties qui ont miné sa fin de saison jusqu’à aujourd’hui encore, que ce soit sur ou en dehors du parquet, Monaco termine sa saison sur une bonne note en raflant son 3ᵉ titre de champion de France. Sans doute le plus improbable, mais aussi le plus poignant, puisqu’il marque la fin d’un cycle qui a marqué à tout jamais le basket français.

De son côté, Paris rate le back-to-back, et termine la saison sans titre, la faute à la razzia monégasque en France (Betclic Élite, Coupe de France, Leader’s Cup, Supercoupe). Une dernière au goût amer, qui met un terme à une saison sans relief.

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