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NBA 2023-2024 : Rudy Gobert et les Timberwolves enfin lancés ?

Mathieu Veillon

Publié le

NBA 2023-2024 Rudy Gobert et les Timberwolves enfin lancés
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NBA 2023-2024 – Avec 10 victoires et 3 défaites au compteur, les Minnesota Timberwolves sont actuellement en tête de la Conférence Ouest. Focus sur le rôle de Rudy Gobert dans ce bon début de saison des Wolves.

Après une 8ème place à l’Ouest l’an dernier et une élimination dès le premier tour face aux Nuggets, on attendait mieux des Wolves et de Rudy Gobert dans cette nouvelle saison 2023-2024. Le pivot français avait sans doute réalisé une de ses pires saisons défensives depuis un long moment, avec « seulement » 1,4 contre par match. De quoi nous alerter et l’intégrer dans notre rubrique « Le joueur à suivre » lors de notre preview des Minnesota Timberwolves.

Le début de saison de Gobzilla nous rassure pour l’instant, avec une moyenne de 2,2 contres par match qui revient dans ses standards et surtout une influence défensive retrouvée. La preuve, Minnesota possède actuellement le 2ème meilleur defensive rating de la NBA, une statistique qui doit évidemment beaucoup à Rudy Gobert, de nouveau un sérieux candidat au titre de Défenseur de l’année. Car, si cela ne se voit pas forcément dans la boxscore, le pivot a retrouvé son niveau d’intimidation qui a toujours fait sa force et qui permet de dissuader les attaquants adverses de s’aventurer dans la raquette des Wolves. Une influence qui est parfaitement illustrée dans la vidéo ci-dessous de Guillaume du Basket Lab pour ceux qui veulent entrer dans les détails tactiques.

Tous les points forts et faibles de Rudy Gobert illustrés en un match

Lors du match face aux Knicks le 20 novembre, on a pu observer un match sérieux de la part de Rudy Gobert, mais qui laisse quand même de nombreux axes d’amélioration sur plusieurs points. Sa matchup sur cette rencontre était Mitchell Robinson, 5ème meilleur rebondeur de la Ligue (11,6 rebonds de moyenne par match) et meilleure rebondeur offensif (6,1 par match). Sur cette rencontre, le pivot des Knicks a marqué 10 points (à 5/7 au tir) et a pris 11 rebonds, quatre défensifs et sept offensifs dont quatre sur la tête du Picard d’origine. Ce n’est pas une catastrophe, mais on peut dire que la bataille de la peinture a été gagnée par Robinson, surtout que Rudy Gobert n’a pris que 7 rebonds sur ce match, alors qu’il en totalise 11,8 en moyenne d’habitude.

Autre point faible à souligner, des erreurs d’inattention qui peuvent couter cher en Playoffs, là où chaque point compte. Les premières minutes du match illustrent parfaitement ce constat : dès la première possession offensive, Rudy Gobert ne prend pas bien la position au poste et laisse Robinson intercepter la balle, puis se fait avoir un peu plus tard par une feinte téléphonée de ce dernier à l’entrée de la raquette, lui donnant 2 points faciles. On notera également sur ce premier quart une violation des trois secondes dans la raquette en défense et une perte de balle complètement bête au poste en attaque, qui sera punie quatre secondes plus tard par un panier à 3 points de RJ Barrett.

Dernier axe d’amélioration, l’efficacité au tir. Sur 13 matchs joués cette saison, Rudy Gobert a marqué 12 points en moyenne, à 56% au tir, et surtout, il n’a réussi que 57% de ses lancers francs, ce qui le classe 117ème sur les 119 joueurs ayant tenté au moins deux lancers par match. Pour tous ces chiffres, c’est son plus faible total depuis l’année 2015-2016, et donc un gros point noir dans la belle saison du pivot des Timberwolves. Pour finir sur une note positive, le match face aux Knicks est peut-être un motif d’espoir dans l’utilisation offensive que doit avoir le Français cette année. Malgré son triste 2/7 aux lancers de nouveau, Gobert a marqué 16 points à 7/7 au tir, la plupart sur des alley oop ou des dunks près du panier certes. L’entente avec Mike Conley, son ancien coéquipier au Jazz, et la bonne circulation du ballon à Minnesota de manière globale lui permettent de bénéficier d’espace dans la raquette et de pouvoir marquer des points faciles.





Rudy Gobert et les Minnesota Timberwolves réalisent donc un premier quart de championnat assez sérieux, illustré par l’une des toutes meilleures défenses de NBA pour le moment. Le pivot français n’y est pas étranger et fait d’ailleurs partie à l’heure actuelle des favoris pour le titre de DPOY, le meilleur défenseur de l’année. Néanmoins, tout n’est pas rose pour Rudy Gobert, qui a encore de sacrés progrès à faire offensivement pour élever son niveau de jeu. Affaire à suivre !

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