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NBA 2021/2022

NBA Playoffs 2022 : Les Bucks s’en sortent, les Warriors dominent

Sophie Clapier

Publié le

NBA Playoffs 2022 Les Bucks s'en sortent, les Warriors dominent
Photo Icon Sport

NBA 2021-2022 – On attendait deux chocs la nuit dernière pour les demies de chaque conférence. A l’Est, après avoir récupéré l’avantage du parquet chez les Celtics, les Bucks recevaient donc Boston. A l’Ouest, les Warriors, tout comme Milwaukee, avaient la possibilité de fructifier leur bonne opération effectuée à Memphis face à de jeunes Grizzlies survoltés.

Bucks 103 – 101 Celtics

Le choc entre Bucks et Celtics n’a pas vraiment eu lieu, excepté lors des cinq dernières minutes. Si le score est resté équilibré une bonne partie de la rencontre, celle-ci était bien terne. Entre une accumulation de fautes et de trois points manqués de part et d’autre, les Bucks sont néanmoins ressortis vainqueurs du premier quart (22-19) grâce à un Brook Lopez complètement métamorphosé par rapport au Game 2 et un Giannis Antetokounmpo dominant dans les deux raquettes.

À la pause, le Greek Freak comptait déjà 20 points et 9 rebonds, Lopez 11 points et 7 rebonds. Pourtant à cet instant, ce sont les Celtics qui menaient à présent de quatre points (46-50). Sans un grand Tatum, sans un grand Smart, de retour après avoir manqué le match précédent, Boston a pu compter sur la réussite de Robert Williams et Jaylen Brown. Il faut dire que le 3/18 longue distance de Milwaukee a bien aidé les hommes d’Ime Udoka, bien que ces derniers ne faisaient guère mieux dans ce domaine.

Le réveil des champions en titre et du Fiserv Forum s’est opéré dès la reprise avec une nouvelle démonstration de force de Giannis. Frustré de sa troisième faute prise à la fin du second quart, il a lancé ses coéquipiers sur un run de 11-2 leur permettant de prendre une avance de dix points. Dès lors, le MVP des dernières Finals pouvait souffler un peu, laissant le soin à Jrue Holiday de continuer le travail avec 11 pions marqués dans cette période, soit presque autant que l’ensemble des Celtics. Avec seulement 17 points inscrits dans ce troisième quart-temps, Boston laissait s’échapper Milwaukee 80-67.

Mais à domicile, les Bucks ont tremblé dans les douze dernières minutes. Grâce à une bonne entame d’Al Horford et Jaylen Brown, revenus aux affaires après avoir disparu des radars dans le troisième quart, les Celtics sont parvenus à réduire le score pour revenir à deux petites possessions, puis une, jusqu’à prendre le lead à 1’50 du terme (99-101). Milwaukee s’en est alors remis à Giannis (42 points) avant que Jrue Holiday (25), proche de la perte de balle, ne calme les ardeurs de Boston. La claquette d’Al Horford aurait pu pousser les deux équipes en prolongations mais à quelques centièmes, le buzzer l’emporte. Milwaukee s’en sort bien et mène dorénavant 2-1. Cependant, avec un Jayson Tatum à 4/19 et 0/6 à 3 points, la marge est encore grande pour les Celtics.


Warriors 142 – 112 Grizzlies

Après deux matchs pleins de rebondissements dans le Tennessee, la série s’est exportée en Californie, terre des Warriors. Les deux 5 de départs étaient modifiés pour compenser les absences de Brooks et Payton. Et ce sont deux rookies qui ont fait leurs premières apparitions à l’entre deux en playoffs. D’un côté Zaire Williams et de l’autre Jonathan Kuminga, devenu le plus jeune starter de l’histoire des playoffs. En l’absence de leur meilleur défenseur extérieur, Gary Payton II, les Warriors ont voulu compenser en apportant un peu de physique en plus dès l’entame.

La tactique des Warriors n’a pas vraiment porté ses fruits au début, puisque Ja Morant avait désormais le champ libre en attaque. Cela lui a permis de créer des tirs ouverts pour ses coéquipiers, alors que le groupe était chaud sur l’entame. C’est là que Steve Kerr entre en jeu. Le coach de Golden State a décidé de faire passer ses joueurs en défense de zone quand Morant est sur le terrain, pour empêcher le meneur d’avoir un accès facile à la raquette. Une tactique qui s’avère payante, puisque les Warriors finissent par prendre l’avantage. D’autant que le banc des Grizzlies a été totalement dominé. Notamment par un Jordan Poole en feu, qui score 27 points, et un très bon Otto Porter. Ainsi, à la mi-temps, les 17 points de Ja Morant, ne suffisent pas à empêcher les Warriors de mener 64-57.

Malheureusement pour les Grizzlies, sur ce match les Warriors ont sorti leur fameux 3e quart-temps infernal. Une période qu’ils dominent 37-23, derrière des splash brothers en feu. Klay Thompson plante 21 points, à 4/6 à trois points, tandis que Stephen Curry termine avec 30 pions au compteur. Collectivement, les Warriors ont eu un taux de réussite de 60%, dont 50% à trois points. C’est beaucoup trop pour Memphis qui ne peut que constater impuissant la suprématie des guerriers sur ce match.

Et comme si ce n’était pas suffisant, dans le 4e quart, après une scène de colère de la part de Kyle Anderson, nous avons vu Ja Morant sortir du terrain en boitant. Une image loin d’être rassurante quand on connait le style de jeu du bonhomme. Hormis la claque qu’est cette défaite pour Memphis, il faut espérer que la douleur de Morant ne soit que passagère. Sinon la série risque de vite tourner au vinaigre pour ces Grizzlies.


Journaliste/rédactrice depuis janvier 2016 - Passionnée de sport depuis toujours, j’en ai pratiqué quelques-uns. Judo, football, handball ou encore tennis, je n’ai jamais pu me mettre d’accord sur un en particulier. Mais ça, c’était avant de découvrir le basket, devenu mon sport de prédilection. Les actions NBA, le All-Star Week-end, la fureur des Game 7 pendant les playoffs ou mieux, lors des Finals, this is why we play. Team Spurs T.P, je m’accroche encore à Gregg Popovich (don’t leave !). Team chef Curry, je souhaite qu’il finisse aux Warriors (staaaay !). Non, il n’y a pas qu’eux, des petits nouveaux -et des petites nouvelles évidemment- arrivent chaque jour dans toutes les disciplines et créent de nouveaux exploits. Alors pour les grands événements et compétitions internationales, vive les pulsations 240/minutes et le défibrillateur pas loin, et allez les Bleu(e)s ! C’est sûr, j’aurai plus vu ma vie sur un terrain de sport, mais à défaut d’en faire en haut niveau, partageons-le.

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