NBA Preview : Les Toronto Raptors, des dinos encore trop tendres ?
NBA 2021-2022 : À l’aube de cette nouvelle saison de NBA, la rédaction de Dicodusport vous prépare durant un mois tout ce qu’il faut savoir sur l’intersaison des 30 franchises de la grande ligue américaine. Aujourd’hui, on s’envole en direction du Canada pour la preview des Toronto Raptors.
Une saison 2020-2021 terne et décevante
On attendait forcément mieux des Toronto Raptors l’an dernier. Avec un bilan de 27 victoires pour 45 défaites et une 12ème place à l’Est, les Raptors ont déçu. S’ils avaient perdu Marc Gasol et Serge Ibaka à l’intersaison, le noyau dur du groupe restait quasiment le même que celui qui avait réalisé une saison à 53-19 en 2019-2020. Pourtant, les Raptors ont débuté de la pire manière leur saison dernière, en perdant 8 de leurs 10 premiers matchs. Après s’être quelque peu ressaisi, le mois de mars fut crucial pour Toronto : 13 défaites et 1 victoire sur cette période. Un mois de mars qui a marqué la fin des ambitions des dinos pour les Playoffs et qui a amené des changements au sein de l’effectif.
D’un point de vue individuel, Pascal Siakam a réalisé une saison correcte, à 21,4 points, 7,2 rebonds et 4,5 passes. Mis à part ses pourcentages à 3 points en baisse, sa feuille de stats était quasiment équivalente à celle de l’année précédente. Fred VanVleet a lui aussi flirté avec les 20 points par match et Kyle Lowry n’a pas démérité non plus, même s’il n’a disputé que 46 matchs avec une légère baisse de points marqués par match. Chris Boucher, profitant des départs de Gasol et Ibaka, a pu lui aussi s’exprimer dans un rôle de sixième homme et a fini avec le meilleur Box Plus/Minus des Raptors cette année (+2,9).
Un secteur intérieur faible et une second unit décevante
Alors, qu’est-ce qui a cloché chez ces Raptors ? Mis à part Boucher, la qualité du secteur intérieur a laissé à désirer. Aaron Baynes, recruté à l’été 2020 et titulaire au poste 5, n’a pas du tout été au niveau attendu. Ses remplaçants ponctuels Alex Len et Khem Birch n’ont pas été beaucoup mieux et Nick Nurse s’est presque retrouvé contraint de titulariser Pascal Siakam en pivot pendant quelques matchs. Le reste du banc n’a pas non plus été au niveau, à l’image de Stanley Johnson, DeAndre Bembry et Malachi Flynn qui affichent tous trois des stats offensives alarmantes avec un temps de jeu conséquent (près de 1 000 minutes chacun dans la saison).
Par conséquent, lors de la trade deadline le 25 mars, les Toronto Raptors ont réalisé quelques transferts importants. Tout d’abord, le départ de Norman Powell à Portland, échangé contre Gary Trent Jr et Rodney Hood. Ensuite, Terence Davis aux Kings et Matt Thomas au Jazz contre chacun un second tour de Draft 2021. Le message était alors clair : Toronto fait une croix sur son présent pour penser aux saisons à venir. En finissant l’année sur une nouvelle série négativement remarquable de 10 défaites pour 1 victoire, les Raptors ont eu ce qu’ils voulaient : le 4ème pick à la Draft 2021.
Les mouvements à l’intersaison
Les départs
Kyle Lowry (transféré à Miami), Aaron Baynes (coupé), Paul Watson (coupé), Rodney Hood (coupé), DeAndre Bembry (coupé), Jalen Harris (libre), Stanley Johnson (Bulls), Henry Ellenson (libre), Alex Len (Kings).
Les prolongations
Khem Birch (3 ans), Gary Trent Jr (3 ans).
Les arrivées
Goran Dragic et Precious Achiuwa (transférés par Miami), Sviatoslav Mykhailiuk (OKC – 2 ans), Scottie Barnes (4ème choix Draft 2021), Dalano Banton (46ème choix Draft 2021), David Johnson (47ème choix Draft 2021), Sam Dekker (Libre – 1 an), Isaac Bonga (Libre – 1 an), Ishmail Wainright (two-way contract), Justin Champagnie (two-way contract).
Le 5 majeur des Toronto Raptors
Goran Dragic, Fred VanVleet, OG Anunoby, Pascal Siakam, Khem Birch

NBA Preview – Le 5 majeur des Toronto Raptors
La rotation sur le banc
Meneurs : Malachi Flynn, David Johnson (two-way).
Arrières : Gary Trent Jr, Dalano Banton, Justin Champagne (two-way).
Ailiers : Sviatoslav Mykhailiuk, Yuta Watanabe, Isaac Bonga (non garanti), Ishmail Wainright (non-garanti).
Ailiers-forts : Scottie Barnes, Precious Achiuwa.
Pivots : Chris Boucher, Freddie Gillespie, Sam Dekker (non-garanti).
Les points faibles/points forts des Toronto Raptors
Points faibles : Une dynamique négative, renforcée par le départ de Lowry
L’âme et le cœur de cette équipe s’en est allé. Avec le départ de Kyle Lowry au Heat, Toronto perd plus qu’un joueur, il perd aussi son expérience et sa combativité. Goran Dragic vient certes compenser numériquement mais les Raptors ont perdu ce petit je-ne-sais-quoi qui faisait leur charme. De plus, quand on voit la dynamique sur laquelle restent les joueurs de Nick Nurse, ce n’est pas un Gary Trent Jr surpayé ou un Svi Mykhailiuk qui vont changer drastiquement le visage de cette équipe. À l’heure actuelle, les Raptors comptent 19 joueurs dont 5 rookies ainsi que les zombies Isaac Bonga et Sam Dekker qui ont été déterrés de leurs tombes. Peu de réelle profondeur donc dans ce groupe et un manque d’expérience également.
Points forts : Un trio fort qui peut sauver les meubles et des role players qui peuvent y contribuer également
Trois joueurs sont pratiquement certains de jouer tous les soirs en tant que titulaires : Pascal Siakam, Fred VanVleet et OG Anunoby. Ces trois-là peuvent porter l’équipe jusqu’à un spot de Play-In qui peut paraître inespéré mais qui reste possible. Car, au mieux, cette équipe peut finir à une 8ème place si aucune grosse blessure ne vient perturber la machine, que le trio est performant, que Dragic continue sur sa lancée des JO, que Scottie Barnes soit un rookie tellement fort qu’il devienne rapidement titulaire et que Chris Boucher termine 6ème homme de l’année. Bon, cela fait beaucoup de conditions, mais il va falloir qu’elles soient toutes réunies pour revoir les Raptors en Playoffs au printemps.
Pronostic en fin de saison : 12èmes à l’Est
12èmes l’an dernier, 12èmes cette saison ? Pas très original me direz-vous. Le problème est que la dynamique de ce groupe n’est vraiment pas bonne et que le groupe n’a pas tellement changé par rapport à l’exercice 2020-2021. Alors, il existe des motifs d’espoir certes. On attend beaucoup de Scottie Barnes, Chris Boucher peut confirmer son excellente saison dernière et il y a des cadres au talent indéniable. Mais la Conférence Est s’est considérablement renforcée à l’intersaison avec des équipes comme les Wizards, les Bulls et les Hornets en progression. Ce seront ces équipes là, en rajoutant les Pacers, que devront battre les Raptors pour espérer faire mentir notre pronostic !


