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NBA : Thunder vs Pacers, la finale des petits marchés qui s’annonce palpitante

Emilien Descampiaux

Publié le

NBA Thunder vs Pacers, la finale des petits marchés qui s'annonce palpitante
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NBA FINALS 2025 – Peut-être que les Américains ne seront pas hypés par ces Finals, mais nous oui. Certes, ce ne sont pas deux gros marchés, certes, le palmarès des deux franchises ne fait pas rêver, certes, les fanbases ne sont pas immenses… Mais ce sont deux belles équipes jeunes et complètes, avec un état d’esprit proche de ce qu’on voit à l’université, avec deux salles qui vont proposer une ambiance de folie, et deux franchises players qui pourraient avoir plus de respect de la part des soi-disant spécialistes. Le seul point négatif pourrait être l’équilibre des débats.

Les deux stars de ces deux finalistes ont beaucoup en commun. Deux espoirs bloqués dans leur franchise qui ont été échangées contre deux stars qui finalement végètent actuellement.

Deux stars, deux choix audacieux

Tyrese Haliburton est arrivé en Indiana en 2022 en échange de Domantas Sabonis. Le Lituanien était la pierre angulaire d’un secteur intérieur des Pacers, peut être un des cinq meilleurs pivots d’une époque pas si lointaine, alors que le meneur des Kings était certes annoncé comme un joueur très prometteur, mais barré par De’Aaron Fox notamment. Beaucoup pensaient à un coup de folie, mais avec le temps, ce pari fut un coup de génie. Les Pacers sont montés dans la hiérarchie à l’Est tandis que les Kings sont restés en milieu de tableau et ont envoyé Fox aux Spurs cet hiver. Haliburton ne sera peut-être jamais un MVP de saison régulière, mais il est la base de cette équipe au jeu très séduisant.

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Shai Gilgeous-Alexander est arrivé en Oklahoma en échange de Paul George (tiens tiens), un ancien Pacer. Chez les Clippers, le Canadien a montré par moment des éclairs de génie offensifs, mais à Los Angeles, la concurrence de joueurs plus expérimentés et l’impatience de jouer le titre coûte que coûte étaient un frein à son explosion. Aujourd’hui, Paul George erre dans les rues de Philadelphie alors que SGA est devenu MVP de saison régulière et a appris le rôle de leader en régulière et en playoffs, là où PG s’est souvent montré fragile. Shai a gardé ce statut de meilleur attaquant même face à la défense des Wolves.

Deux lieutenants opposés

Les deux lieutenants ont eux une histoire différente, Jalen Williams est drafté par OKC en 2022 via l’échange de Paul George. En trois ans, ce prometteur ailier a su devenir le lieutenant de SGA et a acquis un statut de All-Star. Quand le Canadien n’est pas sur le terrain, il a su être l’option n°1. En plus, ces playoffs, surtout la série contre Denver, ont permis à SGA et à Williams de passer ce cap de talentueux à compétiteurs. Ne reste plus qu’à conclure face à Indiana. Le succès d’OKC en Finals passera par un Williams de haut niveau en attaque avec agressivité vers le panier, ainsi que par son tir à mi-distance.

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Chez les Pacers, Myles Turner n’avait pas les épaules pour être le numéro deux et ne les a toujours pas, car trop soft par moment et trop irrégulier. Alors, dans les bureaux d’Indiana, on a osé prendre un gros contrat avec Pascal Siakam. Le Camerounais a montré pendant ces playoffs qu’il avait les épaules pour porter sur son dos les Pacers quand Haliburton était dans le dur offensivement. De plus, en finale de conférence, il a su se coltiner KAT et a su prendre le meilleur sur un des postes 4 les plus forts en attaque. Siakam a permis aussi à Turner d’avoir un rôle plus adapté, mais va devoir faire face à la tige Chet Holmgren en Finals. Le dominer sera une clé pour les Pacers afin d’espérer tenir tête aux favoris.



Deux effectifs bien denses

Enfin, du côté du reste de l’effectif. OKC a misé sur des jeunes comme Cason Wallace, pour mettre sa dizaine de points du banc, et surtout Chet Holmgren. Ce dernier a été durement blessé en saison régulière, mais a montré du caractère en playoffs, comme ses deux leaders. Il est clairement la troisième menace du Thunder grâce à sa taille, un certaine agilité et la possibilité de mettre des trois points. Il forme un joli duo d’intérieur avec le besogneux Isaiah Hartenstein et son hook signature. L’ancien pivot des Knicks a apporté de la dureté et de l’expérience à cet effectif. Tout comme Alex Caruso, arrivé en échange du talentueux Josh Giddey. Enfin, Lugentz Dort, à défaut de mettre des paniers, peut étouffer les jeunes Pacers par sa puissance.



Chez les Pacers, l’effectif n’est certes pas aussi talentueux, mais il est assez riche pour trouver le Facteur X. Andrew Nembhard et Aaron Nemsmith seront des pitbulls en défense sur les postes arrières, mais ils devront être également des menaces offensives pour soulager Haliburton et Siakam. Myles Turner doit répondre physiquement à la raquette du Thunder après avoir souffert face à Mitchell Robinson en finale de conférence. Enfin, Bennedict Mathurin, Obi Toppin et le fuyant Thomas Bryant seront également des atouts importants pour maintenir l’équilibre des forces tout au long de la série.

OKC a les clés

En conclusion, OKC, numéro un de la saison régulière et qui s’est affirmé mentalement en playoffs, sera le grand favori de ces Finals. L’expérimenté Rick Carlisle va devoir puiser dans son expérience et dans son effectif pour contrecarrer le jeune Mark Daigneault. Pour le spectacle, Indiana va devoir monter d’un cran son niveau et certaines entames de match face à New York pour éviter une défaite en 4-0 ou 4-1 qui risquerait de tuer la hype de ces Finals, qui débuteront dans la nuit du 5 au 6 juin à Oklahoma City.

Tyrese Haliburton sera la clé de la survie des Pacers, puisque OKC a montré pendant toutes ces playoffs être capable d’isoler le meneur adverse en exécutant Anthony Edwards et Jamal Murray. Daigneault va couper au maximum le jeu transition des Pacers, et devrait mettre une grosse dimension physique sur le meneur d’Indiana pour couper les drives d’Haliburton, qui va devoir rester calme et prendre les meilleures décisions.

En tout cas, une de ces deux équipes ouvrira son palmarès après ces Finals. Et non, le palmarès de Seattle n’est pas le palmarès du Thunder….

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