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NBA Time #8 : Toronto en toute sérénité

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Tous les jeudis, retrouvez un point sur l’actualité de la NBA. Cette semaine, retour dans la conférence Est, au Nord des Etats-Unis – au Canada même – pour observer de plus près la meilleure équipe de ce côté de la Ligue, les Toronto Raptors. Habitués, depuis plusieurs saisons, à évoluer jusqu’en fin de saison au plus haut niveau, ils ont, semble-t-il, cette année franchi un palier. Parviendront-ils à confirmer tout le bien que l’on pense d’eux pour disputer, pour la première fois de leur histoire, les NBA Finals ? La question est posée.

La saison dernière s’étant achevée sur une déception en fin de saison, l’été dernier laissait penser que l’heure allait être à l’implosion. En effet, ce groupe, qui évolue avec le même noyau dur depuis plusieurs saisons, semblait stagner. Les observateurs étaient unanimes, il fallait faire quelque chose. Serait-ce un changement de coach, fallait-il laisser partir leur meilleur joueur DeMar DeRozan ou le prolonger pour un contrat maximum, devait-il échanger leur meneur All-Star également, mais trentenaire, Kyle Lowry. Toutes ces questions, les dirigeants se les sont forcément posées au moment de prendre des décisions. Finalement, on a cru à un statu quo du côté du Canada. Le coach Dwayne Casey, en poste depuis 2011, est resté à la tête de l’équipe, le franchise player a re-signé pour un contrat imposant – 139 M de dollars sur 5 saisons – et le meneur a été conservé. Ce qui a changé concrètement, c’est la mentalité et le style prôné. Axé sur l’isolation et sur ses deux meilleurs joueurs, désormais la balle circule et le jeu s’est accéléré. Les Raptors font des passes et marquent beaucoup de points. Après avoir atteint la finale de la Conférence Est en 2016, on se demandait comment cette équipe, sans un bouleversement majeur, pouvait faire mieux. La claque reçue en demi-finale l’an dernier contre les Cavaliers de LeBron James (balayés en 4 manches sèches, sans inscrire une seule fois plus de 105 points dans une rencontre) était le signal que les choses ne pouvaient rester comme cela sous peine de dégringoler dans la hiérarchie.

Contrairement aux autres places fortes de la côte Est, les Raptors ont pour eux d’évoluer ensemble depuis plusieurs saisons maintenant. DeRozan est arrivé par la Draft en 2009 et possède le record de points de la franchise, Lowry – quadruple All-Star ces quatre dernières années – est là depuis 2012 et le reste des autres joueurs majeurs sont là depuis la saison dernière. Les deux Européens qui forment le duo intérieur, à savoir Serge Ibaka et Jonas Valanciunas, sont efficaces et apportent de la dureté dans la raquette. On l’a dit la balle tourne, les passes décisives sont nombreuses et Toronto possède l’un des bancs les plus productifs de toute la Ligue. Ce qui était auparavant un handicap dans l’Ontario, ne l’est plus du tout. Le meneur sophomore Fred VanVleet, non drafté l’année dernière, en est le parfait exemple. A la suite du départ du back-up vétéran Corey Joseph, son influence – inexistante pour sa saison rookie – est très forte et le coach n’hésite plus a faire jouer ses remplaçants sur de longues séquences. Depuis le début de saison, on parle des Cavs et de leurs difficultés, des Celtics leader de la Conférence durant plusieurs mois mais qui piétinent en ce moment, des Sixers et de leurs joyaux Joel Embiid-Ben Simmons, mais on oublie les Raptors, parce qu’on est habitué à les voir très bien placés après la saison régulière mais incapables de faire tomber Cleveland et LeBron James. Le complexe d’infériorité semble loin maintenant. L’esprit de cette équipe semble avoir basculé vers la confiance.

Toujours pas favori pour atteindre les Finales, Toronto a, de toute évidence, les cartes en main et un public prêt pour les pousser, pour la première fois de son histoire, vers le succès. Seront-ils finalement les grands gagnants du chambardement de la dernière intersaison ? Au Canada, on veut y croire, dans le calme et la sérénité.

Bilan après 72 matchs : 53 victoires – 19 défaites (1er à l’Est), 5 victoires d’avance sur Boston. Record de la franchise : 56 victoires.

Alexandre Toussaint


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