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Tour de France

Netcompany INEOS, un cador déjà en protection d’un insignifiant Top 10

Maxime Cazenave

Publié le

Netcompany INEOS, un cador déjà en protection d’un insignifiant Top 10
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2026 – La Netcompany INEOS a surpris sur la 9e étape du Tour de France 2026 en roulant pour protéger la 10e place d’Egan Bernal. Une stratégie qui interroge sur les ambitions de l’équipe britanno-danoise.

Qu’il est loin le temps où le Team Sky écrasait de sa puissance les routes du Tour de France. Une décennie plus tard, sous l’appellation Netcompany INEOS, la formation britanno-danoise ne joue plus les premiers rôles, mais on ne s’attendait sûrement pas à la voir adopter une stratégie si gagne-petit sur la 9e étape entre Malemort et Ussel.

Foss et Vauquelin sacrifiés pour défendre un fragile Top 10

Dans le dernier quart de l’étape, alors que la formation UAE Team Emirates-XRG semblait avoir décidé de lever le pied afin de permettre à l’échappée de prendre le large, Tobias Foss (Netcompany INEOS) est venu se placer en tête du peloton au moment où l’écart atteignait 1:20. Naturellement, la question de savoir pourquoi s’est posée.

Si l’on pouvait initialement penser à une potentielle attaque de Kévin Vauquelin, ce dernier a fini par épauler le Norvégien lorsque celui-ci plafonnait à réduire l’écart. Serait-ce alors pour emmener Filippo Ganna au sprint, malgré les présences de Mads Pedersen ou Michael Matthews ? Que nenni.

La réponse était hautement improbable pour l’un des mastodontes du peloton. En raison des présences de Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility, 13e à 9:42) et Tom Pidcock (Pinarello-Q36.5, 15e à 9:50) à l’avant, la Netcompany INEOS s’est employée à réduire l’écart pour protéger la 10e place d’Egan Bernal (10e à 9:12) !

Cela est d’autant plus regrettable au vu du scénario puisque Filippo Ganna a remporté le sprint du peloton, même si les sprinteurs n’ont pas disputé l’emballage final à pleine puissance.





Le symbole du déclassement progressif de la Netcompany INEOS

Cette stratégie est évidemment employée lors de tous les Grands Tours, mais généralement en troisième semaine, lorsque l’arrivée approche. L’utiliser dès la fin de la première semaine a de quoi surprendre, surtout lorsque cela concerne l’une des formations historiquement les plus puissantes du peloton.

Compte tenu de la forme insuffisante affichée par Kévin Vauquelin depuis le début du Tour et du niveau montré par Egan Bernal dans la lutte pour le classement général, on pouvait penser que l’objectif serait désormais de viser des victoires d’étape. Manifestement, il n’en est rien.

Depuis plusieurs années et sa lourde (et gravissime) chute en 2022, le Colombien ne présente plus de garanties suffisantes pour jouer les premiers rôles, surtout au regard de la concurrence féroce dans le haut du classement. Si cette manœuvre peut lui apporter un peu de confiance pour la suite, on peut toutefois s’interroger sur son timing.

Elle confirme surtout le déclassement progressif de la formation britanno-danoise sur la Grande Boucle. Après la 12e place de Thymen Arensman et la 7e place de Carlos Rodríguez en 2024, son impact dans la lutte pour le classement général ne cesse de décroître…

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