Tour de France 2026 : les 4 enseignements de la 9e étape remportée par Mathieu van der Poel
TOUR DE FRANCE 2026 – Mathieu van der Poel vainqueur à Ussel, Mads Pedersen sous pression pour le maillot vert, l’échappée récompensée et les interrogations autour d’INEOS : les quatre enseignements de la 9e étape du Tour de France 2026.
Mads Pedersen ne fait pas une si bonne opération pour le maillot vert
Après sa victoire lors de la 4e étape à Foix, Mads Pedersen (Lidl-Trek) était attendu ce dimanche. Après deux étapes réglées au sprint massif, remportées par Tim Merlier (Soudal Quick-Step), l’avance du Danois a fondu comme neige au soleil. Au matin de la 9e étape, il ne comptait plus que 15 points d’avance sur le sprinteur belge (228 points contre 213).
Il se devait de faire le plein sur cette étape, qui distribuait 75 points. S’il est passé en tête au sprint intermédiaire et a éliminé Tim Merlier — qui ne vise pas ce classement —, il a dû composer avec Biniam Girmay, deuxième. Soit 25 points contre 20 pour le maillot vert du Tour 2024. À ce moment de la course, 30 points séparent les deux hommes. Sauf que Biniam Girmay a montré qu’il était bien présent sur les emballages massifs : 3e à Bordeaux, 2e la veille à Bergerac. Il est capable de reprendre de gros points à Mads Pedersen.
Ce dernier se devait de prendre l’échappée. Mais la bagarre lui a été fatale. Pourtant, le maillot vert a été admirable, capable de figurer parmi les 40 meilleurs coureurs du peloton en plein cœur de la bataille. Il lui a toutefois manqué un peu pour intégrer le bon coup.
Sixième de l’étape, ce sont malgré tout de gros points qui s’envolent. Il en glane 14 supplémentaires, pour une dépense d’énergie importante. Il compte désormais 44 points d’avance sur Biniam Girmay, soit moins qu’une deuxième place sur une étape de plaine (50 points).

Quand Mathieu van der Poel est libre, le spectacle est garanti
On a pu se demander où était Mathieu van der Poel (Alpecin-Premier Tech) depuis le début du Tour de France. Héros du début de l’édition 2025, le Néerlandais s’était fait discret depuis le départ de cette Grande Boucle. Poisson-pilote d’un Jasper Philipsen peu en réussite au sprint, le triple vainqueur du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix semblait quelque peu tenu en laisse.
Autant dire que lorsque son équipe lui a rendu sa liberté, le Néerlandais en a mis partout. C’est un coureur de classe mondiale, auteur d’une étape absolument immense. De loin le plus fort de l’échappée, c’est lui qui a redonné vie aux hommes de tête dans la dernière difficulté répertoriée. Alors que le travail d’INEOS Grenadiers semblait porter ses fruits et que le peloton était revenu à 30 secondes, il a fait exploser la course. En tête à la flamme rouge, il a assumé de lancer le sprint avant de s’imposer.
À l’attaque dès le début de l’étape, il n’a pas manqué le bon coup. Il montre surtout que, lorsqu’on lui laisse de la liberté, c’est un véritable coureur champagne.
- Pour compléter – Classement et résultats de la 9e étape du Tour de France 2026
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L’échappée a eu raison d’y croire
On évoque Mathieu van der Poel, mais c’est toute l’échappée qui a été admirable ce dimanche sur les routes d’Ussel. À 60 kilomètres de l’arrivée, elle ne comptait que 50 secondes d’avance sur le peloton. UAE Team Emirates-XRG était déployée et semblait alors rouler pour l’étape. Pour les baroudeurs, il y avait de quoi s’arrêter au bar du coin, prendre un Coca et ne pas insister tant le scénario semblait défavorable.
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Pourtant, ils ont insisté. Grand bien leur en a pris. D’un scénario défavorable, ils ont finalement réussi à renverser la situation pour aller au bout. Pour la deuxième fois, une échappée a damé le pion au peloton. Autant à Foix, c’était avec la bénédiction de ce dernier, autant ce dimanche, clairement pas. Il a fallu ferrailler jusqu’au bout pour résister au retour du groupe des favoris.
On protège déjà un hypothétique Top 10 au général
C’est la (désagréable) image du jour. Celle de la formation INEOS Grenadiers, venue épauler UAE Team Emirates-XRG en tête du groupe maillot jaune. Dans un premier temps, on a cru que la formation britannique roulait pour Kévin Vauquelin en vue de la victoire d’étape. Mais lorsque le Français s’est mis à la planche, l’hypothèse d’une protection de la 11e place au général d’Egan Bernal a pris de l’épaisseur.
Le Colombien est le meilleur coureur au général de cette équipe. Tobias Halland Johannessen (Uno-X Mobility) et Tom Pidcock (Pinarello Q36.5) constituaient une menace. Mais il est assez triste de voir une équipe déjà en défense d’un hypothétique fond de Top 10 alors que la majeure partie de la haute montagne reste à disputer. On rappelle que Bernal sort du Giro et qu’il n’a plus les jambes de ses plus grandes années. Rien ne garantit qu’il soit capable de terminer dans le Top 10 à Paris.


