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Nicolas Batum : « Je ne vais pas pleurnicher parce que je n’ai pas le ballon, je m’en fiche »

Tom Compayrot

Publié le

Photo Icon Sport

NBA 2022/23 – Il y a quelques semaines, les Los Angeles Clippers de Nicolas Batum étaient éliminés des playoffs par les Phoenix Suns, malgré un superbe dernier match de la part du Français (19 points). Ce dernier disputait sa 15ème saison en NBA, dans un rôle bien différent de ce qu’il a connu à ses débuts. Dans une interview à l’Équipe, il a fait un bilan collectif de cette saison, avant d’expliquer comment il a dû se réinventer individuellement pour garder une place dans la grande ligue.

Il est tout proche des 1 000 matchs disputés en NBA (993 après cette saison). À 34 ans, Nicolas Batum continue à faire preuve d’une magnifique longévité. Il est aujourd’hui dans le top 15 des joueurs actifs à avoir disputé le plus de rencontres dans la ligue américaine. Au milieu de noms comme James Harden ou Kevin Durant. Une statistique qui impose le respect, pour un joueur qui a su se réinventer plusieurs fois. Mais il lui manque cependant un sacre collectif pour sublimer sa carrière. Au cours de ses quinze saisons, le Français n’a en effet jamais remporté de titre NBA, ni même atteint les finales.

Cette saison 2022/23 ressemble à une nouvelle occasion manquée d’accéder au Graal. Comme souvent, les Clippers n’ont pas pu aller bien loin dans les playoffs (défaite au premier tour) à cause des blessures de leurs leaders, Kawhi Leonard et Paul George. Depuis leur arrivée à Los Angeles il y a quatre ans, les deux ailiers n’ont toujours pas dépassé les 200 matchs joués en saison régulière. Et ne répondent pas non plus présents en playoffs. De quoi frustrer Nicolas Batum, qui essaye malgré tout de relativiser :

 Ça fait partie du jeu. Quand ils ne sont pas là, on fait comme on peut. On a quand même des joueurs NBA dans l’équipe. Mais c’est dommage. Avec eux, ça aurait été plus simple. 80% des systèmes tournent autour d’eux donc quand ils ne sont pas là, c’est dur de mettre en place le jeu qu’on veut. Ça enlève une grande partie de notre attaque. On essaye quand même de trouver des moyens de scorer et de s’arracher. La base est là. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’équipes de role-players capables de tenir tête aussi longtemps à une équipe pareille [les Suns].

« Je pense que j’ai fait la saison que je devais faire »

Toujours dans la même interview, Batum est aussi revenu en longueur sur sa saison individuelle. Pour sa troisième année chez les Clippers, il a compilé 6.1 points, 3.8 rebonds et 1.6 passe à 42% au tir et 39% à trois points, en 22 minutes de moyenne. Avec 78 matchs, il est aussi le deuxième joueur à avoir joué le plus de matchs dans son équipe. De quoi être globalement satisfait de lui-même. Les joueurs qui contribuent comme il le fait à 34 ans dans une équipe compétitive ne sont pas nombreux en NBA.

C’est ma quinzième saison et je suis dans une équipe qui jouait quelque chose. Après ce qui m’est arrivé à Charlotte, je ne pensais pas que je récupèrerais un rôle comme celui-là. J’ai une relation parfaite avec Ty [Tyronn Lue, son coach]. On avait une équipe tellement complète. Il me disait qu’il s’en fichait que je marque 1, 2 ou 6 points. Il fallait que je fasse ce que je sais faire, être le glue-guy, le mec qui un coup joue poste 4, un coup défend sur le meneur, un coup sur le poste 5. On a tellement d’attaque, on n’a pas besoin de moi pour faire quelque chose. Je pense que j’ai fait la saison que je devais faire.

Et ce rôle de glue-guy lui convient à la perfection :

Je ne suis plus aux Blazers ou à Charlotte dans mes premières années là-bas. Je sais très bien que mon rôle change. Je ne peux pas avoir la balle en main quand tu as PG [Paul George], Kawhi, Westbrook, Powell, Gordon… Je ne vais pas pleurnicher parce que je n’ai pas le ballon. Je m’en fiche. Il faut aussi des joueurs qui acceptent de jouer sans le ballon, de faire des sacrifices. Accepter cela, c’est aussi ce qui me permet de continuer à jouer 20 minutes par match dans une équipe de play-offs. Ce n’est pas donné à tout le monde après quinze saisons à 34-35 ans. Ça me va très bien, je sais m’adapter. J’essaie d’être intelligent et de faire ce que le coach veut, ce que mes coéquipiers veulent. Ça plaît aux joueurs. PG a dit récemment que j’étais un des meilleurs role-players avec lesquels il ait joué. Ça me fait plaisir.

L’équipe de France en vue cet été

Pour conclure, le Normand a confirmé qu’il se rendrait disponible pour jouer la Coupe du monde FIBA à la fin de l’été. Ainsi que pour les quatre semaines de préparation qui la précèderont à partir de fin juillet. Après s’être reposé pendant l’EuroBasket l’année dernière, il compte bien terminer sa carrière internationale par cette Coupe du monde puis aux Jeux Olympiques de Paris l’année prochaine. Avec l’objectif d’aller le plus loin possible dans les deux compétitions : « On est médaillés sur les 3 dernières compétitions internationales. On a des standards, il y a des attentes et on va tout faire pour les respecter. »

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