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Norvège Coupe du monde 2026 : liste, calendrier, joueurs à suivre, ambitions… tout savoir sur les Drillos

Maxime Cazenave

Publié le

Norvège Coupe du monde 2026 liste, calendrier, joueurs à suivre, ambitions, tout savoir sur les Drillos
Visuel Dicodusport / Photos Icon Sport

COUPE DU MONDE DE FOOTBALL 2026 – De retour dans une grande compétition après 28 ans d’attente, la Norvège d’Erling Haaland et Martin Ødegaard débarque au Mondial avec une génération dorée, une attaque redoutable et l’ambition de surprendre les plus grands.

Portée par une génération dorée, emmenée par Martin Ødegaard, Erling Haaland, Alexander Sørloth ou encore Kristoffer Ajer, la Norvège est enfin parvenue à retrouver une grande compétition. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela s’est fait avec la manière.

Dans une poule de cinq nations lors des éliminatoires de la zone Europe, la sélection nordique a réalisé un parcours parfait, en remportant ses huit matchs. Le tout avec 37 buts inscrits, soit 4,6 buts de moyenne par rencontre, pour seulement cinq encaissés.

Certes, la démonstration face à la Moldavie (11-1) a largement gonflé les statistiques. Mais au-delà de ce festival offensif, les Norvégiens ont surtout impressionné en dominant l’Italie, avec un succès 3-0 à domicile, puis une victoire retentissante 4-1 en terres transalpines. Pour une nation peu habituée aux grandes compétitions internationales, cette qualification brillante a été vécue comme un véritable triomphe, tout en renforçant des attentes désormais très élevées.

Calendrier et groupe de la Norvège à la Coupe du monde 2026

Positionnée dans le groupe I, la Norvège aura l’avantage de disputer toutes ses rencontres sur la côte Est, à des horaires accessibles pour ses supporters. Dès le 16 juin, les Løvene (ou Drillos), les Lions en français, n’auront pas le droit de se manquer face au petit poucet de leur poule, l’Irak.

Après une semaine de battement, les Norvégiens auront ensuite droit à un enchaînement délicat, avec deux chocs contre le Sénégal puis la France en moins de 72 heures. Un programme copieux, qui permettra aux hommes de Ståle Solbakken d’affirmer leur statut d’équipe à ne surtout pas sous-estimer dans ce Mondial.





Le programme complet de la Norvège

Liste et effectif de la Norvège pour la Coupe du monde 2026

Pour ce tournoi, le sélectionneur norvégien peut s’appuyer sur toutes ses forces vives, essentiellement présentes dans les meilleurs championnats européens. On notera toutefois l’absence du Toulousain Aron Dønnum, qui n’a pas réussi à se faire une place dans les 26. Comme lors des qualifications, la Norvège s’appuie avant tout sur une attaque de feu, qui n’a pas grand-chose à envier aux plus grandes nations du monde.

Cette ligne offensive peut compter sur une doublette cinq étoiles : Martin Ødegaard et Erling Haaland. Ce duo magique est entouré par la pépite du RB Leipzig, Antonio Nusa, et l’expérimenté Alexander Sørloth, pour former un quatuor redoutable. En sortie de banc, Oscar Bobb, prêté par Manchester City à Fulham, et Jørgen Strand Larsen, recruté par Crystal Palace, représentent également des alternatives de choix.

Derrière ce secteur offensif flamboyant, Sander Berge fait figure de sentinelle au milieu de terrain. Il est le plus souvent accompagné par le Bolognais Morten Thorsby ou par Patrick Berg, figure de l’étonnant Bodø/Glimt. Ce dernier est d’ailleurs l’un des quatre seuls joueurs évoluant au pays à faire partie de cette liste.

Défensivement, la charnière centrale composée de l’ancien grand espoir Kristoffer Ajer et du Bolognais Torbjørn Lysaker Heggem a prouvé sa solidité. Sur les côtés, Julian Ryerson et Marcus Holmgren Pedersen complètent une ligne de quatre sérieuse. Dans le but, le vétéran Ørjan Nyland devrait conserver sa place de titulaire, malgré son déclassement à Séville cette saison.

Sur le papier, le collectif norvégien a donc de quoi titiller n’importe qui. En revanche, le manque de profondeur dans le secteur défensif et au cœur de l’entrejeu pourrait se révéler inquiétant en cas de blessure ou de suspension.

La liste de la Norvège pour la Coupe du monde 2026

Gardiens : Ørjan Nyland (FC Séville/ESP), Egil Selvik (Watford/ANG), Sander Tangvik (Hambourg/ALL)

Défenseurs : Kristoffer Ajer (Brentford/ANG), Fredrik André Bjørkan (Bodø/Glimt/NOR), Henrik Falchener (Viking FK/NOR), Torbjørn Lysaker Heggem (Bologne/ITA), Sondre Langås (Derby County/ANG), Leo Østigård (Genoa/ITA), Marcus Holmgren Pedersen (Torino/ITA), Julian Ryerson (Borussia Dortmund/ALL), David Møller Wolfe (Wolverhampton/ANG)

Milieux : Thelo Aasgaard (Rangers/ECO), Fredrik Aursnes (Benfica/POR), Patrick Berg (Bodø/Glimt/NOR), Sander Berge (Fulham/ANG), Oscar Bobb (Fulham/ANG), Jens Petter Hauge (Bodø/Glimt/NOR), Antonio Nusa (RB Leipzig/ALL), Martin Ødegaard (Arsenal/ANG), Andreas Schjelderup (Benfica/POR), Morten Thorsby (Cremonese/ITA), Kristian Thorstvedt (Sassuolo/ITA)

Attaquants : Erling Braut Haaland (Manchester City/ANG), Jørgen Strand Larsen (Crystal Palace/ANG), Alexander Sørloth (Atlético Madrid/ESP)

Erling Haaland, le joueur à suivre de la Norvège

La Norvège a déjà vu passer de grands joueurs, de John Carew à Tore André Flo, en passant par John Arne Riise ou Steffen Iversen. Mais jamais la sélection scandinave n’avait pu se targuer de disposer de l’un des meilleurs joueurs de la planète. Avec Martin Ødegaard et Erling Braut Haaland, elle en compte désormais deux.

À seulement 25 ans, l’attaquant de Manchester City est déjà l’un des plus grands buteurs des années 2020. Encore auteur de 35 buts cette saison en 45 apparitions, toutes compétitions confondues, il est également devenu le buteur le plus prolifique de l’histoire de la sélection norvégienne, avec des statistiques affolantes : 48 buts en 55 sélections.

Durant les éliminatoires, Erling Haaland a encore changé de dimension avec 16 buts en seulement huit matchs. Profitant pleinement de la maturité de ses partenaires Martin Ødegaard, Jørgen Strand Larsen et Alexander Sørloth, mais aussi de l’émergence d’Antonio Nusa et d’Oscar Bobb, le cyborg norvégien dispose enfin d’un collectif capable de le servir dans les meilleures conditions.

Naturellement, Erling Haaland fera partie des grandes stars de cette Coupe du monde. Il n’a pas l’habitude de se manquer dans les grands rendez-vous, et tout laisse penser qu’il arrivera en Amérique du Nord avec une immense envie de marquer sa première Coupe du monde de son empreinte.

Ståle Solbakken, le sélectionneur de la Norvège

À 58 ans, Ståle Solbakken a réalisé le plus grand coup de sa carrière en qualifiant la Norvège pour la Coupe du monde. Ancien milieu de terrain de bon niveau, il a passé l’essentiel de sa carrière au pays, à Ham-Kam et Lillestrøm, avant des expériences plus mitigées en Premier League avec Wimbledon, puis au Danemark avec Aalborg et Copenhague.

Avec 58 sélections pour 9 buts, il a fait partie de la génération dorée norvégienne de la fin des années 1990, prenant notamment part à la Coupe du monde 1998 et à l’Euro 2000. Contraint de prendre sa retraite à 33 ans après un arrêt cardiaque à l’entraînement, il a rapidement effectué sa transition sur le banc.

Après des débuts à Ham-Kam en 2002, c’est surtout à Copenhague qu’il s’est imposé comme entraîneur. Entre 2006 et 2011, il a remporté quatre titres de champion du Danemark et mené le club jusqu’en huitièmes de finale de la Ligue des champions en 2011. Ses performances lui ont ensuite permis de s’exporter, mais ses expériences à Cologne et Wolverhampton se sont soldées par deux échecs. Il est alors revenu à Copenhague pour un deuxième long mandat, entre 2013 et 2020, ajoutant deux championnats et trois coupes à son palmarès.

En 2020, Ståle Solbakken a pris le poste de sélectionneur. Maintenu malgré les déceptions liées aux non-qualifications à la Coupe du monde 2022 puis à l’Euro 2024, il a fini par rendre cette confiance de la plus belle des manières. Tactiquement, Solbakken n’est pas figé et alterne entre un 4-4-2 classique et un 4-3-3. Sa philosophie reste toutefois claire : un bloc défensif solide, souvent positionné bas, et des transitions rapides pour trouver les tours jumelles Erling Haaland et Alexander Sørloth en attaque.

Face aux grosses formations, le système peut aussi se transformer en 5-4-1 pour contenir la pression, avec un rôle plus hybride pour les latéraux. Une approche pragmatique, héritée de ses succès avec Copenhague, qui pourrait permettre à la Norvège de poser de sérieux problèmes aux favoris.

L’histoire de la Norvège à la Coupe du monde

Cet été, la Norvège s’apprête à disputer la quatrième Coupe du monde de son histoire. Nation sous-estimée avant la Seconde Guerre mondiale, la sélection scandinave s’était qualifiée pour la Coupe du monde 1938, deux ans après avoir obtenu le bronze aux Jeux olympiques. Le tirage au sort n’avait toutefois pas été favorable, puisqu’elle avait cédé dès son entrée en lice face à l’Italie, championne du monde en titre et future vainqueure de cette édition.

S’en est suivie une traversée du désert de plus d’un demi-siècle, jusqu’à un retour au premier plan dans les années 1990. Qualifiée pour le Mondial 1994, avec notamment Alfie Haaland et Gøran Sørloth, pères d’Erling Haaland et d’Alexander Sørloth, la Norvège avait été le dindon de la farce dans une poule où les quatre équipes avaient terminé à égalité. Malgré une victoire contre le Mexique, l’unique but marqué par les Norvégiens les avait condamnés à la dernière place du groupe.

Ce malheur a été oublié quatre ans plus tard, en France. Renforcée par la montée en puissance du duo offensif Ole Gunnar Solskjær – Tore André Flo, la Norvège avait tenu en échec l’Écosse et le Maroc, avant de créer la surprise en renversant le Brésil (2-1), grâce à des buts tardifs de Tore André Flo et de l’ancien Rennais Kjetil Rekdal. Qualifiée pour les huitièmes de finale, elle avait ensuite cédé face à l’Italie (0-1), une nouvelle fois, au Vélodrome.

Il s’agit à ce jour du dernier match des Scandinaves dans la reine des compétitions. Pire encore, en dehors de l’Euro 2000, la Norvège n’a plus disputé un seul tournoi majeur depuis. Durant les années 2000 et 2010, les John Arne Riise et John Carew étaient bien trop esseulés au sein d’une sélection manquant cruellement de talent. Jusqu’à ce que l’éclosion du prodige Martin Ødegaard, au milieu des années 2010, marque le début d’une génération exceptionnelle, désormais arrivée à maturité.

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Les ambitions de la Norvège à la Coupe du monde 2026

Cela fait donc 28 ans que la Norvège attendait de vibrer à nouveau pour une Coupe du monde. Contrairement à de nombreuses sélections néophytes ou de retour après une longue absence, les attentes sont pourtant très élevées autour des Løvene. Le parcours exceptionnel en qualifications a fait gonfler l’enthousiasme à vue d’œil.

Au pays comme dans le reste du monde, tout le monde se méfie désormais d’une sélection au profil idéal pour devenir l’une des grandes révélations de l’été. Avec une attaque emmenée par Erling Haaland, un maître à jouer comme Martin Ødegaard et un collectif bien identifié, la Norvège possède des arguments très sérieux.

Sortir de la poule est donc impératif pour ce groupe, d’autant que la présence de l’Irak, plus faible sur le papier, laisse une vraie marge de manœuvre. Les confrontations face au Sénégal et surtout à la France serviront de premiers révélateurs grandeur nature avant une éventuelle phase à élimination directe.

Le manque de profondeur pourrait peser au fil de la compétition, notamment en défense et dans l’entrejeu. Mais le collectif bâti par Ståle Solbakken se connaît parfaitement et s’appuie sur des joueurs en grande forme ces derniers mois. Entre ses stars, ses cadres issus de Bodø/Glimt et ses jeunes promesses, cette Norvège ne se fixe aucune limite. Et c’est précisément ce qui la rend dangereuse.

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