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Rugby à XIII

Nouveau départ pour le rugby à XIII français

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Photo FFR XIII

RUGBY À XIII – Il y a un peu plus d’un mois, Luc Lacoste a pris la présidence de la Fédération Française de Rugby à XIII. Et les chantiers qui l’attendent sont nombreux.

En décembre 2020, Luc Lacoste (54 ans) a pris la tête de la FFR XIII. Un challenge difficile, y compris pour cet autoproclamé « défenseur des causes perdues ». En effet, il récupère une fédération saine économiquement, mais en grosse difficulté sur le plan sportif. Voici les gros chantiers sur lesquels Luc Lacoste va devoir travailler pour aider le rugby à XIII à retrouver sa grandeur passée.

L’équipe de France

2021 est une année importante pour la sélection, car il s’agit d’une année de Coupe du monde. L’équipe de France de rugby à XIII a été championne d’Europe en 2018 en remportant ses trois matchs mais a connu une tournée en Australie compliquée en 2019 avec un effectif diminué par l’absence de nombreux cadres. Et pour ne rien arranger, la précédente mandature a été marquée par un conflit larvé entre la FFR XIII et l’un des deux seuls clubs pro français (même s’il évolue en championnat d’Angleterre), les Dragons Catalans. Des relations qui ont encore pris du plomb dans l’aile après les accusations proférées par Jason Baitieri, joueur des Dragons et capitaine du XIII de France, à l’encontre de l’ancien président.

Le changement de présidence est l’occasion parfaite pour apaiser les tensions. Une volonté partagée par Luc Lacoste qui a déclaré à Treize Mondial vouloir « appuyer sur le bouton reset », pour effacer les erreurs et aigreurs passées. Ce sujet est d’une importance capitale. Déjà pour l’avenir à court terme de la sélection. En année de Coupe du monde, ce n’est pas un luxe de pouvoir compter sur tout le monde. Mais aussi pour l’avenir à long terme du sport en France. Sans équipe de France performante, le rugby à XIII français aura du mal à renaitre complètement de ses cendres.

L’arbitrage

C’était aussi un sujet de crispation lors de la précédente mandature. Les arbitres avaient pris publiquement la parole pour dénoncer un manque d’effectifs et de moyens. Après de longs échanges, un accord avait pu être trouvé pour avancer et éviter une grève. Mais la tension reste présente et une petite étincelle pourrait rallumer la flamme. Le président élu le sait, et a déclaré peu après son élection « croire en la valorisation du statut » pour inciter de nouveaux arrivants à grossir les rangs. Mais aussi pour retenir les anciens.

Néanmoins, cette campagne de recrutement attendue va sans doute être retardée. Pandémie oblige, les divisions inférieures se sont arrêtées. Seul le championnat Élite 1, plus haut niveau français, se déroule actuellement, à huis clos. En l’absence de matchs, impossible pour les aspirants arbitres de se tester sur le terrain. Une fois la crise sanitaire passée, les actions de Luc Lacoste dans ce domaine seront particulièrement attendues. Et aussi surveillées.

La professionnalisation de l’Élite 1

Même s’il a eu l’autorisation de poursuivre pendant cette pandémie, le championnat de France Élite 1 n’est pas totalement professionnel. Beaucoup de joueurs ont un emploi à côté du rugby. Et même s’ils existent, les contrats 100% pro ne sont pas majoritaires. Face à ce constat, la nouvelle présidence souhaite d’abord procéder à un audit de l’existant. Notamment au niveau des structures matérielles et administratives. Et aussi des moyens financiers de chaque club. La phase d’audit passée, un passage de 10 à 12 équipes est aussi envisagé pour l’élite d’ici la fin de la mandature de 4 ans.

La professionnalisation a aussi un sujet annexe : la médiatisation. L’ancienne présidence avait conclu un accord avec la chaîne TV ViàOccitanie pour la diffusion de certaines affiches d’Élite 1. Mais la pandémie de Covid-19 est passée par là, et n’a pas épargné ViàOccitanie, qui connait une crise financière après l’arrêt des négociations de rachat par le groupe Altice. Pour ne pas perdre le peu de visibilité qu’il leur restait, les clubs ont pris le problème à bras le corps. A l’initiative de Carcassonne XIII, de nombreux clubs retransmettent eux-mêmes leurs matchs en live sur leurs réseaux sociaux. Après avoir perdu beaucoup de temps à ce sujet, le XIII français se met enfin à agir. Espérons que ces diffusions trouveront leur public.

Un mandat décisif

Même si on ne rattrape pas près de 40 ans d’échecs successifs en un mandat, la présidence Lacoste sera importante pour l’avenir du rugby à XIII en France. Les élus devront enfin amorcer une hausse de la pratique et de l’intérêt pour la discipline. Il est à craindre qu’en cas d’échec, le rugby à XIII sera condamné à rester encore longtemps un sport de seconde zone dans l’hexagone.

Idriss Ahamada


Passionné de sport depuis toujours, c’est tout naturellement qu’après avoir compris que je n’avais pas le niveau pour jouer à Manchester United, et pas la force nécessaire pour combattre à l’UFC que je me suis tourné vers le journalisme pour raconter les exploits et les histoires de ceux qui en sont capables. Le football, surtout quand il est joué en Angleterre, reste mon premier amour. Mais j’aime aussi veiller la nuit pour vous parler de KO et de victoires unanimes à l’UFC ou sur les rings de boxe. Mon côté fan de Wayne Rooney m’a également poussé à devenir polyvalent et à parler aussi de rugby (à XIII comme à XV) et occasionnellement de cyclisme. C’est donc logiquement que j’ai rejoint Dicodusport, pour pouvoir parler de l’actualité, sur tous les terrains.

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il faut serrer les rangs et ramer dans le même sens pour faire avancer ce qui peut l’être… courage président! on y crois…

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