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Coupe du monde de rugby

Nuno Guedes, Amaya, Sigren : Ces 6 joueurs qui pourraient taper dans l’œil du Top 14

Flo Ostermann

Publié le

Nuno Guedes, Amaya, Sigren Ces 6 joueurs qui pourraient taper dans l'œil du Top 14
Photo Icon Sport

TOP 14 – Portugal, Uruguay, Chili. Si ces trois nations ne verront pas les quarts de finale de la Coupe du monde de rugby 2023, elles ont vu certains de leurs joueurs marquer les esprits, à titre individuel. Zoom sur 6 joueurs qui pourraient taper dans l’œil des clubs du Top 14.

Portugal : Nuno Guedes, Portela et Martins ont le vent en poupe

Au sein d’un Portugal enthousiasmant, trois joueurs sont sortis du lot. Le premier d’entre eux, Nuno Sousa Guedes, a crevé l’écran. À 28 ans, l’arrière des Loups portugais a fait étalage de toute sa classe, que ce soit contre le Pays de Galles, la Géorgie ou l’Australie. Ses qualités de relanceur ont mis constamment les siens dans l’avancée. Les chiffres parlent pour lui : 289 mètres parcours avec le ballon en trois matchs, pour treize défenseurs battus. Très doué également pour faire jouer autour de lui, il est l’arme offensive numéro une de la sélection portugaise.

De quoi faire de lui une prochaine cible pour les clubs de Top 14 ? Pas impossible. Actuellement joueur des Lusitanos XV, club portugais disputant la Rugby Europe Super Cup, la Coupe d’Europe des clubs des pays émergents, entraîné par un certain Patrice Lagisquet, le sélectionneur des Los Oros, Nuno Sousa Guedes, est aussi international à sept. Nul doute que son CV circulera dans les prochaines semaines sur le bureau de certains clubs de Top 14, voire, au pire, de Pro D2.

Autre joueur évoluant au sein des Lusitanos XV, l’ouvreur Jerónimo Portela. Revenu en 2021 au pays après une expérience avortée au sein du club de Peñarol Rugby, en Uruguay, Portela est à 22 ans l’un des symboles d’une jeunesse portugaise décomplexée. Parfait animateur et distributeur efficace, il n’hésite pas non plus à attaquer la ligne défensive adverse (19 fois en trois matchs), tout en faisant jouer autour de lui. Rapide et doté d’un jeu au pied de qualité, il pourrait lui aussi avoir des prétendants en France.

Enfin, troisième larron portugais, Nicolas Martins. Capable d’évoluer au poste de flankeur mais aussi en numéro 8, le joueur de 24 ans joue actuellement à Soyaux Angoulême, en Pro D2. Auteur d’un Mondial XXL, c’est en défense qu’il se distingue depuis le début de la compétition. Dix-huit plaquages réussis face au Pays de Galles, treize contre la Géorgie puis seize lors de la rencontre face à l’Australie. Infatigable dans le jeu, il est aussi précieux en touche. Trois ballons volés sur les lancers adverses, dix ballons pris sur les lancers portugais. Symbole d’une conquête portugaise au niveau des meilleures nations de la poule C. En fin de contrat un juin prochain au sein du club charentais, il pourrait très vite être courtisé en Top 14.

Chili : Sigren et Fernandez, la confirmation

Le Chili aussi, a vu quelques-uns de ses joueurs marquer de gros points, aux yeux des recruteurs européens, et notamment français. En tête, Martín Sigren. À 27 ans, il a déjà franchi l’Atlantique, pour signer outre-Manche. Pas en Premiership non, mais à Doncaster, en D2 anglaise. Avant cela, Sigren évoluait à Selknam, la franchise chilienne créée pour disputer le Super Rugby Americas. S’il n’a, aux côtés de ses coéquipiers chiliens, pas fait le poids dans la poule D, il s’est distingué individuellement, avec un cœur énorme. Défensivement, il a découpé à tour de bras, avec 52 plaquages réussis en quatre rencontres. Précieux dans le combat et le jeu au sol, il a permis aux siens d’embêter le Japon ou encore les Samoa. En fin de contrat en Angleterre, lui aussi pourrait voir certaines écuries du Top 14 s’intéresser à son profil dans les prochaines semaines.





Du côté de Los Condores, un autre joueur a marqué les esprits durant le Mondial. L’un des grands artisans de la qualification chilienne pour la Coupe du monde, récompensé par World rugby en 2022 pour le titre d’essai masculin de l’année, lors du match aller face aux USA en qualifications pour la Coupe du monde. À 27 ans, Rodrigo Fernandez aura été étincelant dans son registre, au cours des quatre rencontres qu’il a disputées. Auteur du premier essai de l’histoire du Chili en Coupe du monde, face au Japon, le spécialiste du rugby à 7 a guidé les siens, lorsque ces derniers tenaient le ballon.

Même chose sur les ballons de récupération : Fernandez a souvent su bonifier ces munitions. Face aux Samoa et à l’Argentine, il a constamment attaqué la ligne de défense adverse. Actuellement, il évolue à Selknam, la fameuse équipe chilienne qui dispute le Super Rugby Americas. Si son nom a déjà été évoqué en France il y a deux ans, il pourrait à nouveau refaire son apparition dans les prochains mois, tant ses performances sont loin d’être anodines.

Uruguay : Amaya, l’autre taulier

On connaissait Santiago Arata, le demi de mêlée uruguayen arrivé à Castres en 2020, en provenance de Peñarol Rugby, club de Montevideo, où une très grande majorité de Los Teros évolue en Uruguay. Dorénavant, il faudra se souvenir de Baltazar Amaya. À 24 ans, l’arrière/ailier sud-américain est un vrai phénomène. Rapide, gros relanceur et habile ballon en mains, il a fait tourner les têtes italiennes, namibiennes, mais aussi françaises. On se rappellera son essai face aux Bleus, lors duquel il a fait passer Arthur Vincent et Melvyn Jaminet pour des cadets. En trois rencontres, il a cassé 14 plaquages. Par ailleurs, son jeu au pied a grandement soulagé les siens sur certaines séquences. Un vrai plus, pour un arrière/ailier. Ainsi, ces prochains mois, certains clubs de Top 14 pourraient manifester un réel intérêt, comme l’a fait Castres il y a trois ans, avec Santiago Arata. Loin d’être utopique, en tout cas.

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