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Biathlon

Océane Michelon : « Avoir une médaille collective, ça amène de sacrées émotions »

Paul Lalevee

Publié le

Océane Michelon Avoir une médaille collective, ça amène de sacrées émotions
Photo Icon Sport

BIATHLON – Océane Michelon est l’une des révélations de la saison passée. Vice-championne du monde de la mass start, la biathlète de 22 ans se sait attendue sur la saison à venir, avec notamment les Jeux en février prochain. Elle s’est confiée à Dicodusport.

Quel bilan faites-vous de cette saison ?

J’ai l’impression d’avoir plutôt bien réussi ma saison. Je pense que j’ai été un peu comme une enfant, dans le sens où j’avais les yeux grands ouverts, à prendre un maximum d’informations et à profiter du moment présent. J’étais hyper focus sur ce que j’avais à faire et sur ce qui se passait. Je considérais un peu tout comme du bonus, et j’avais bien compris que les choses n’arriveraient que si je faisais les bonnes choses. Ça, je l’ai compris assez tardivement.

J’ai beaucoup appris de l’étape d’Oberhof, où je suis arrivée assez malade. Je n’étais pas sûre de prendre le départ, je savais que si je courais, ce ne serait pas dans les meilleures conditions. Sur cette semaine de Coupe du monde, je ne savais pas si j’allais pouvoir m’aligner, et malgré tout, j’ai réussi à faire mon meilleur résultat. Je me disais simplement que je verrais bien à la fin.

Les quotas des JO seront de 4 pour la France. Est-ce que ça vous met un peu de pression pour le début de saison, de devoir gagner votre place ?

La place se jouera à la performance. On a une équipe qui est vraiment très dense. Ces places, il faudra aller les chercher avec la manière. On parle quand même d’un objectif dont on rêve tous en tant que sportif : les Jeux. Évidemment, on a toutes à cœur de donner le meilleur de nous-mêmes pour y parvenir. Ce qui va compter, ce sera d’être performante dès le début de saison, mais aussi tout au long. Je sais qu’il faut que je me focalise sur ce que j’ai à faire et que je reste dans mon schéma. Et puis ensuite, de toute façon, on verra bien ce qui se passe.

Les hivers précédents, vous avez fonctionné un peu en mode « diesel », en montant en puissance. Est-ce que ça pourrait représenter une difficulté pour vous de démarrer fort dès la première manche de Coupe du monde ?

Je pense que chaque hiver est différent. Et comme on a travaillé des choses différentes pendant l’intersaison, notamment au tir, j’aimerais bien être capable d’être là dès le début. J’ai à cœur de faire une saison complète. Mais je sais aussi que plus je cours, plus je mets en route la machine.

Les Jeux olympiques en Europe, 2026 en Italie, 2030 en France, est-ce que vous vous sentez chanceuse ?

C’est quand même sympa de les disputer pas très loin. Je pense que la famille pourra venir, les amis peut-être aussi. Les Jeux reviennent en Europe, et c’est chouette. On joue un peu sur notre terrain de jeu, finalement, et c’est toujours agréable. Donc oui, je suis très, très contente et honorée de pouvoir courir pas trop loin de la maison. Et surtout, je vise 2030. Ce serait vraiment un honneur de pouvoir courir à la maison pour des Jeux. C’est fou.





Vous parlez de 2030. Est-ce qu’il y a 4 ans, vous pensiez aux Jeux de 2026 ?

Il y a 4 ans, pour être vraiment honnête, je pense que c’était encore lointain, parce que c’était notre première année en Fédé (au niveau fédéral). Il y avait encore pas mal de choses à apprendre, à peaufiner. Mais j’aime les challenges, et j’ai toujours pris ce qu’il y avait à prendre. Donc si ça se présente, ce ne peut être que du mieux.

Ces deux médailles aux championnats du monde, qu’est-ce que ça représente ?

L’an passé, l’objectif principal pour moi était d’être présente sur l’étape du Grand Bornand. Quand je suis arrivée aux championnats du monde, j’étais pleine d’envie. J’ai vécu cette expérience pleinement. Avoir une médaille collective, ça amène de sacrées émotions. C’était la première fois pour moi, je suis hyper contente de m’être battue jusqu’au bout. Pour moi, cette médaille est la récompense de tout le monde : tous les coachs, mon staff, mon équipe, ma famille, mes partenaires… C’est une aventure avec plein de monde autour de moi. J’ai pensé à ma petite mamie, qui regardait devant sa télé.

Comment gérez-vous cette si forte densité française en biathlon ?

Je dis souvent qu’on a la chance d’avoir une belle densité en France, parce que je pense qu’on est chacune dans la meilleure version de nous-même. Ces performances nous poussent à continuer d’apprendre, à aller encore plus en profondeur dans nos techniques. On a globalement la chance d’être dans une équipe forte, et je pense que c’est aussi ça qui nous permet d’avoir actuellement un tel niveau français.

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