OGC Nice : Didier Digard, par amour du jeu
LIGUE 1 – Intronisé coach de l’OGC Nice, Didier Digard aura pour mission de redresser le navire niçois. Et il compte le faire en s’appuyant sur un cadre et un projet de jeu bien défini.
Lucien Favre débarqué pour mauvais résultats, son désormais ex-adjoint, Didier Digard (36 ans), a été nommé coach de l’OGC Nice. Un club que le Normand connaît bien puisqu’il y a évolué pendant 5 ans durant sa carrière de joueur. Une fois les crampons raccrochés, Didier Digard est revenu sur la Côte d’Azur où il a enchaîné les postes : coach adjoint des U17 d’abord, puis entraîneur de la réserve jusqu’en novembre 2022 et enfin, adjoint de Lucien Favre.
Désormais numéro 1, ce passionné de jeu compte s’appuyer sur quelques fondamentaux pour réussir. Voici à quoi devrait ressembler la patte Digard à la tête de l’OGC Nice.
🔴⚫️ Quelques images de la première séance de Didier Digard en tant qu’entraîneur du Gym 🎥 pic.twitter.com/Vc8yaCHFxv
— OGC Nice (@ogcnice) January 10, 2023
Management de proximité
Présent au club depuis longtemps, Didier Digard a pu tisser des liens solides avec plusieurs cadres du vestiaire. L’ancien joueur du PSG est réputé comme étant proche des jeunes (Thuram et Todibo notamment) et aussi du capitaine Dante. Doté d’une forte personnalité, Digard saura taper du poing sur la table pour redresser le vestiaire. Ce qui n’était pas la qualité première de Lucien Favre. Habitué à travailler avec des jeunes, le nouveau coach niçois connaît l’importance de l’affectif dans la gestion du groupe, et dans les relations avec le staff. Il l’a d’ailleurs mis en image lors de sa conférence de presse de présentation.
Je suis quelqu’un de très proche des joueurs, ça ne changera pas. Je les tutoierai (…) On est plus qu’un staff, on peut réellement parler de famille. Et les joueurs sont nos enfants. Pour moi c’est particulier, puisque j’ai un joueur qui est plus vieux que moi (NDLR : Dante). On verra comment on va s’attribuer les rôles de père et d’enfant (rires).
Idées et plans de jeu
Comme il l’a dit en conférence de presse, Didier Digard a des idées bien précises du jeu qu’il compte déployer avec le Gym. « On va tout faire et tout mettre en place pour que ce soit dynamique et ambitieux. On a une vraie volonté de possession de balle. Avec beaucoup d’efforts, beaucoup de courses et surtout beaucoup de plaisir ». Voilà qui est clair.
Ainsi, voilà un discours qui ressemble à celui que tiendrait quelqu’un qui a passé trop d’heures devant les documentaires Prime Video consacrés à Pep Guardiola. Mais quand on a vu jouer la réserve du Gym, ces paroles correspondent parfaitement au style Digard.
Sous ses ordres, les jeunes aiglons avaient fait de la possession de balle un élément clé de leur jeu. Même s’il a admis « ne pas avoir de système immuable », Didier Digard alignait le plus souvent son équipe en 3-4-3 ou 3-4-2-1. L’aisance technique du milieu de terrain Reda Belahyane (18 ans) ainsi que la vitesse et la puissance de son compère de 16 ans Daouda Traoré (deux joueurs signés pro, que l’on verra sans doute bientôt en L1), permettaient à l’équipe de conserver facilement le ballon. Et aussi de se projeter rapidement vers l’avant.
Des qualités que l’on retrouve aussi chez plusieurs joueurs de l’équipe première, comme Khéphren Thuram, Ross Barkley, Melvin Bard ou Nicolas Pépé. Le pressing rapide à la perte de balle, ainsi que les courses des joueurs excentrés, étaient également un socle important de son équipe. Cette recette est efficace offensivement, puisque le Gym est la deuxième attaque de N3 avec 18 buts. Soit un but de plus que le leader, l’AS Cannes.
Si les résultats n’étaient pas au rendez-vous avec la réserve (qui est avant-dernière malgré son attaque de feu), les idées et le projet de jeu étaient eux bien définis. Et peut-être qu’avec les joueurs plus aguerris et plus talentueux de l’équipe première, ces idées pourraient porter leurs fruits. C’est tout ce qu’on souhaite à Didier Digard.



