Olivier Krumbholz : « Je pense que l’équité dans le sport n’est pas important pour l’EHF »
Après le match face à la Russie, Olivier Krumbholz ne décolérait pas. Sur la blessure de Laura Flippes mais également l’arbitrage. Déclarations d’après-match.
Sans chauvinisme, les arbitres portugaises ont sifflé des fautes contre la France qu’elles n’ont pas sifflé contre la Russie. À plusieurs reprises les Bleues auraient pu bénéficier d’un jet de 7m ou d’une exclusion de deux minutes. Déjà face à l’Espagne, le tir en pleine tête de Darleux avait été sans conséquence. À la fin du match, le sélectionneur français a vidé son sac auprès des arbitres et en conférence de presse, on lui a demandé ce qu’il leur avait dit.
Nous avons rencontré deux problèmes : le premier problème dont on a déjà parlé c’est la programmation des matchs, il y a eu un blessé grave, il n’y a pas de respect pour les joueuses et c’est dramatique. Le deuxième problème est l’arbitrage : les arbitres sont en difficulté sur quasiment tous les matchs depuis le début de la compétition. Là aussi je pense que pour l’EHF ce n’est pas grave, que les joueuses ne sont pas importantes et que l’équité dans le sport n’est pas important non plus pour l’EHF. [Concernant la blessure de Laura Flippes, ndlr.] Avant des examens, on ne sait pas mais il y a une suspicion de rupture des ligaments croisés. On a 16 Françaises qui viennent ici, à qui on impose toute la journée des contraintes énormes et qu’on fait jouer deux fois en 24h. Où est la logique ? Franchement, de qui on se moque ? Il y avait plein de solutions. On a proposé des solutions, on a été constructifs. C’est irrespectueux et dangereux pour les joueurs et une suspicion de collusion entre l’organisateur et l’EHF. Donc maintenant, la seule chose que j’espère c’est que le monde du handball va bouger. Parce qu’il ne faut quand même pas oublier que si c’est les croisés, Laura Flippes ne fera pas les Jeux Olympiques, Laura Flippes ne va pas faire la Coupe d’Europe, Laura Flippes ne va pas jouer pendant 6 mois pour son club et elle ne va pas jouer la qualification pour les Championnats du monde si on joue la qualification. Mais ça n’a pas l’air d’être important, ça a l’air d’être important que pour nous, les équipes. Et je pense qu’il faut faire une chose à la fin de cette compétition : c’est qu’on se réunisse tous, toutes les fédérations, avec le Danemark j’espère, pour dire stop maintenant. Stop. C’est inadmissible, inadmissible. Et bien sûr, nous n’aurons pas Laura Flippes pour continuer, des fois qu’on retrouve le Danemark en finale.
L’année dernière, les joueurs avaient déjà déploré le calendrier international lors du Mondial masculin.
Pour en revenir au match, toute l’équipe était unanime pour saluer ce point du match nul et l’abnégation des joueuses, à commencer par le sélectionneur : “Elles ont joué merveilleusement bien pendant 20 minutes. Elles ont tout réussi, tout. C’est une excellente équipe qui fait 20 minutes de folie. Il fallait accepter de prendre la tempête et de résister au maximum, ce qu’elles ont très bien fait. Je suis très fier de ce qu’elles ont fait et d’avoir renversé la vapeur et posé autant de problèmes à l’équipe russe.”
La capitaine, Siraba Dembélé-Pavlovic était aussi satisfaite.
Je suis quand même assez contente de l’équipe. La Russie est une très bonne équipe, c’est une très très belle équipe. C’est très difficile de jouer contre cette équipe. On était vraiment très mal embarquées dans ce match et on a réussi à tenir le choc et a revenir petit à petit. Je pense qu’on a encore montré un beau caractère, un beau « fight », on a montré une bonne image de cette équipe. On a réussi à trouver des solutions, on a réussi à résoudre nos problèmes qu’on avait en première mi-temps. On s’en sort très bien avec un match à égalité, vraiment. Et on garde notre destin entre nos mains. Encore une fois, c’est une très bonne chose.
Grâce Zaadi Deuna
C’était difficile pour nous, nous étions fatiguées, les Russes aussi étaient fatiguées. On a eu beaucoup de suspension en première mi-temps. En deuxième mi-temps, on a réussi à réguler la défense.
Océane Sercien-Ugolin
Quand bien même on a douté, on s’est toujours remis en selle. On est juste revenues à l’essentielle : descendre, monter la balle et assurer les ballons en attaque.
Pauletta Foppa
On s’est bien battues en deuxième mi-temps donc ça fait plaisir. On a un peu pris l’eau en première et on a eu besoin peut-être de la mi-temps pour communiquer et se dire quoi faire. En deuxième on revient de loin : on n’a pas lâché, on n’a pas perdu, on a plutôt bien géré la deuxième partie.


Martinet
12 décembre 2020 à 23h16
Je suis complètement d’accord vis à vis des temps de repos mais critiquer constamment l’arbitrage je ne partage pas.