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Olympique Lyonnais vs Barcelone : une victoire, des regrets, un ballotage favorable

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Les matchs sans filet commençaient hier soir, avec le quart de finale aller de la Women’s Champion League. Belle affiche en terres rhodaniennes, les Lyonnaises recevaient les Barcelonaises d’Elise Bussaglia, Toni Duggan, Lieke Mertens. Du bon football, surtout en seconde mi-temps, une courte victoire (2-1), des pointes de regrets pour les Lyonnaises, qui auraient pu, auraient dû prendre leur envol.

Passer de Lille à Barcelone, c’est prendre plusieurs degrés. Aucun guide touristique n’osera prétendre le contraire. En matière de foot, c’est pareil, peu importe la pelouse. Il fait tout de suite beaucoup beaucoup plus chaud.

Nos petits cœurs de footballeurs s’emballent aussi, avec le redoux du printemps (???) s’annoncent les températures caniculaires de la Women’s Champion League.

Premier coup de chaleur hier soir.

Nous, on sortait de la torpeur du championnat, un petit 1-10 le weekend précédent, des 4, 5, 6 – 0 par temps calme, absence d’adrénaline, encéphalogramme quasi plat.

Et les Catalanes sont arrivées, leur accent chaud du sud, sur la pelouse du Groupama Stadium, on entendait leur voix robustes se donner des consignes, s’encourager, couvrant même les chants des 15 000 supporters et plus qui avaient choisi de braver le vent rhodanien pour assister à ce match.

Une mi-temps à se composer une gueule

On a bien cru que les Barcelonaises allaient subir le même sort que les Bordelaises, Albigeoises, Sojaldiciennes, Marseillaises et autres, tant leur première période fut pusillanime. Pourtant, sur le papier, elles avaient de la gueule, mais voilà, elles mirent une mi-temps à se la composer, leur gueule.

Les Blaugrana alignent une équipe qui, au minimum devrait faire lever un sourcil : Mertens, Elisa Bussaglia, la redoutable Toni Duggan, Panos, la gardienne.

Côté lyonnais, l’équipe type, avec Cascarino préférée à Shanice Van de Sanden, que décidément on ne retrouve pas, après l’Euro.

La première mi-temps est lyonnaise. A 100%. Les filles de Reynald Pedros appliquèrent leur recette maison : pressing à tout va, étouffement de l’adversaire, étalement de leurs immenses capacités. Sur son côté gauche, Le Sommer étincelle, Henry distribue, Maroszan montre ses aisances, même la défense attaque, avec cette tête de Renard, à la 17ème, repoussée par Panos, qui ne le savait pas encore, mais passerait une soirée assez bénie des dieux, sauvée par des poteaux et des maladresses.

Comme souvent avec nos Lyonnaises, le mode rouleau compresseur ne se traduit pas par une efficacité suffisante. Comme si elles se disaient « C’est bon, on a le temps, de toute façon, on est meilleures ». Les occasions se succédèrent, tête de Marozsan renvoyée (27’), puis poteau de la même numéro 10 la minute suivante, avant qu’enfin, superbement lancée par Bronze côté gauche, elle ne trompe, enfin Panos.

1-0, on joue la 44 ème minute.

Lyon, un diesel qui démarre à fond

Ces physionomies de matchs similaires interpellent sûrement le staff lyonnais. Les Lyonnaises sont un diesel qui démarre déjà à fond. Le concept n’est pas facile à comprendre, mais l’idée est bien celle-là.

La deuxième mi-temps commença, pareille à la première : Lyon en mode panzer, sonnant la charge, Mertens et ses copines toujours aussi absentes, la défense blaugrana au four et au moulin, et Panos, la gardienne, qui sautille sur sa ligne.

Et puis ça s’épuise, ça s’éparpille un peu, ça fait quelques erreurs de précisions, ça rate l’inratable, à l’image d’Hegerberg, formidablement servie par Cascarino, en pleine surface de réparation, qui manque son face-à- face avec la gardienne catalane (53’), puis dans la foulée rate sa tête sur le corner. Là où les Lilloises se diraient « Enfin, on va peut être cesser de recevoir des baffes pendant 5 minutes », les Barcelonaises prennent leur chance. Elles posent le jeu, elles montrent qu’elles aussi savent jouer au ballon. Guijarro, dite Patri, se fait plus remuante, les premières alertes arrivent enfin sur le but de Bouhaddi, avec cette reprise manquée de Duggan (57’).

Et l’égalisation.

C’est étonnant, en football, de constater comme les choses pendent au nez, sont prévisibles. Sur une faute de main de Bouhaddi, Patri pousse le ballon dans les buts, offre à son équipe un précieux avantage arraché sur la pelouse adverse.

A la fin, c’est Ada qui marque

A ce moment du jeu, le retour des Blaugrana était plus que mérité. Ses ressources psychologiques, Lyon n’a pas souvent l’occasion de les éprouver. Henry, Le Sommer, Marozsan, puis Abily et Van de Sanden, entrées à la place de Kumagai et Cascarino, poussèrent Hegerberg à redevenir Ada la Diablesse, la buteuse en série que l’on connait. Ce n’était pas un grand soir. Elle a beaucoup raté, fait des mauvais choix, été inattentive au placement, mais elle est grande Hegerberg, elle connaît son job, elle sait sortir le geste que l’on n’attend pas. Ce fut à la 80’, d’une reprise sans contrôle, qui, comme au ralenti, est allée mourir dans le filet de Panos.

La fin du match ne fut pas banale.

Ce n’est pas l’exclusion de l’entraineur catalan, non, cela ne semble pas avoir perturbé outre mesure les esprits sur le terrain. C’est plutôt que la physionomie sembla s’être inversée : les Lyonnaises attaquaient à tout va, comme si elles devaient recoller au score, les Barcelonaises jouaient à la passe à 10, comme si elles menaient au score, de peu, mais menaient au score.

Ces petites combines ont le don d’agacer celui qui veut jouer : Van de Sanden aurait pu être expulsée pour ce tacle assassin à la 91′, véritable bâton de dynamite sur Andonova.

On en resta là, avec les frustrations, avec ces petits regrets qu’on espère ne pas payer au prix fort au match retour. Les Lyonnaises ont été au-dessus, toute la première mi-temps, les Barcelonaises ont su exister en seconde mi-temps, des occasions, elles n’en eurent pas des milliers, mais le rendement est meilleur.

Cette nuit, et pour la première fois depuis longtemps, la petite boule au ventre fut lyonnaise.

Camille Cordouan


Journaliste/rédactrice depuis septembre 2015 - Supportrice de Chelsea, mes sports de prédilection sont le handball, l'athlétisme et le tennis. Si je tweete plus vite que mon ombre, vous pouvez aussi me retrouver les week-ends sur les playgrounds de Bruxelles pour un petit foot ou basket entre potes. Parcourir la France, l'Europe et plus si affinités pour suivre mes sportifs préférés ? Mon kif ! Et c'est avec plaisir que je partage les résultats des sports populaires mais également plus confidentiels pour Dicodusport.

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