OM – Atlético : non Zambo, tout n’est pas de ta faute !


L’OM a perdu sa troisième finale de Ligue Europa (ex-Coupe UEFA) : après 1999 et 2004, il y aura maintenant 2018. L’Atlético Madrid d’Antoine Griezmann était trop fort. Tout le monde s’en est pris à Zambo Anguissa, coupable selon eux d’un contrôle raté qui a amené le premier but. Mais non, tout n’est pas de sa faute, loin de là même. 

Pas le seul coupable sur le premier but

A lire les réseaux sociaux et à écouter les deux commentateurs de M6, Denis Balbir et Jean-Marc Ferreri, tout est de la faute de Zambo Anguissa, coupable d’un mauvais contrôle. S’il est difficile de nier que le milieu marseillais rate son contrôle, il est loin d’être le seul fautif sur cette action. Steve Mandanda, qui en a vu d’autres, décide de relancer dans l’axe, en faisant une passe très appuyée, à un joueur qui est entouré de Colchoneros. Le gardien marseillais n’avait-il pas de meilleures options moins risquées ? Il semble que si. Le ballon arrive vite, il rebondit un peu, cela n’excuse pas le raté de Zambo, mais c’était loin d’être un cadeau. 

L’occasion manquée de Germain, le premier tournant

La différence hier soir est une histoire de G, pas le point pour une fois, mais une initiale : Germain d’un côté et Griezmann de l’autre. A la deuxième minute, Germain a une occasion franche, la seule de la première mi-temps, mais il manque son duel avec Oblak. A la 21ème, Griezmann, aura aussi la seule situation madrilène de la mi-temps, et, au contraire du Marseillais, il ne laissera pas passer sa chance. Les finales se jouent sur des détails et se gagnent grâce à des grands joueurs. Diego Simeone est un maître pour régler le moindre détail, Antoine Griezmann est l’un des meilleurs joueurs de la planète.

Dans son style caractéristique, l’Atlético ne brille pas, mais gagne facilement cette finale

C’est toujours la même histoire avec l’Atlético Madrid : le jeu proposé ne fait jamais rêver, l’équipe est souvent dominée, mais à la fin, c’est très souvent elle qui gagne. En première mi-temps, les Marseillais ont dominé, eu la possession et fait circuler le ballon, en vain. Les Colchoneros ont fait le dos rond et géré les velléités marseillaises pour mieux les surprendre, comme souvent. Certains regretteront l’occasion de Germain, d’autres le premier but encaissé, mais hier soir, il y avait malgré tout une classe d’écart entre les deux équipes, il ne faut pas le nier. Si l’Atlético Madrid a joué deux finales de Ligue des Champions et remporté une Ligue Europa en 5 ans, ce n’est sûrement pas pour rien.

Nicolas Jacquemard

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