« On est à notre place » : Bertrand Bompieyre dresse le bilan des Bleus en eau libre aux championnats d’Europe 2026 et se projette vers Los Angeles 2028
CHAMPIONNATS D’EUROPE DE NATATION 2026 – À l’issue du relais 4 x 1 500 mètres, où la France a pris, ce samedi, la 4e place derrière l’Allemagne, l’Italie et la Hongrie, l’entraîneur en chef de l’équipe de France d’eau libre a fait le bilan de la compétition.
La France termine, une nouvelle fois, quatrième aujourd’hui.
On est à notre place. On espérait quand même une bagarre un peu plus intense, mais les filles n’ont pas pu accrocher les pieds au début, donc c’était trop compliqué, derrière, pour les garçons d’aller les rechercher.
Quel bilan tirez-vous de cette semaine de compétition ?
Le sentiment général, c’est forcément une petite déception. On s’attendait à des résultats un petit peu meilleurs. Les deux médailles d’hier (l’argent et le bronze de Marc-Antoine Olivier et Logan Fontaine sur le 3 kilomètres knock-out) sont très belles, et de manière globale, les deux knock-out sont beaux, donc c’est intéressant. Après, il ne faut pas oublier que l’épreuve olympique, c’est le 10 kilomètres, donc là-dessus, il va falloir retravailler bien comme il faut pour être en forme sur cette épreuve.
Y a-t-il tout de même des motifs de satisfaction en vue des Jeux de Los Angeles en 2028 ?
Il y en a forcément. L’état d’esprit général dans cette équipe est vraiment très bon, donc il n’y a pas de raison que ça ne tourne pas. Cette fois, ça n’a pas été pour nous… On voit que la Seine ne nous réussit pas entre les Jeux de Paris et ces Championnats d’Europe, mais c’est comme ça. En tout cas, je ne me fais pas de souci pour les Jeux.
L’Allemagne, l’Italie et la Hongrie ont dominé les courses. Ces trois nations sont-elles intouchables ?
Pour moi, non. Par contre, il va falloir vraiment cravacher pour améliorer les performances en bassin (sur 1 500 mètres notamment), car on voit qu’on est encore trop faibles par rapport aux meilleurs.

Il y a eu comme une montée en puissance au fil des jours. Comment faire pour jouer dès le début aux avant-postes ?
Une compétition sur deux semaines, peut-être que ça aurait été bien (rires). Je ne sais pas si on peut dire qu’il y a eu une montée en puissance. En tout cas, ce qu’il y a de sûr et qui est vraiment intéressant, c’est qu’ils n’ont pas lâché de toute la semaine. Peu importe les vents contraires, les résultats moyens, les blessures au milieu de la compète (Marc-Antoine Olivier et Logan Fontaine) ou les malades (Sacha Velly), ils n’ont pas lâché, donc là-dessus, je leur tire mon chapeau.
Aimeriez-vous voir l’arrivée d’une Coupe du monde en France, sur la Seine ?
Ça serait génial, évidemment. Nous, on serait contents d’avoir une Coupe du monde dans la Seine. C’est toujours un plaisir de faire des compétitions à domicile. Et puis, quand on voit le lieu, si c’est toujours au même endroit, avec grand plaisir ! Moi, ça me ferait moins de trajet si c’était à Marseille (sourire), mais ici, ça serait super. Une Coupe du monde dans la Seine, je signe tous les jours.
Des repérages sur le site de Los Angeles, à Belmont Shore (Californie), sont-ils prévus ?
C’est prévu pour l’année prochaine, mais je ne sais pas encore quand. Normalement, il devrait y avoir un test-event fin août prochain sur le parcours des Jeux, donc on ira forcément. Mais c’est aussi possible qu’au cours de la prochaine saison, on aille, en plus, faire un petit tour là-bas pour repérer les lieux.


