Para ski alpin : Grâce aux nouveaux coefficients, « la course devient plus intéressante »
PARA SKI ALPIN — À un peu plus d’un an des Jeux Paralympiques de Milan-Cortina D’Ampezzo (6 au 15 mars 2026), Jordan Broisin poursuit son combat pour rendre son sport plus équitable. Il a récemment pu passer à nouveau devant un classificateur, qui a confirmé qu’il était dans la bonne catégorie (LW4). En revanche, son combat lui a permis de faire évoluer les coefficients qui pondèrent les temps.
En un an, les choses ont évolué. L’hiver dernier, Jordan Broisin nous expliquait qu’on lui « refus(ait) de repasser devant une commission médicale pour être réévalué correctement. » Dans sa newsletter du mois de janvier, le skieur du club des Aillons (Savoie) raconte qu’il a eu sa « deuxième chance » en repassant devant la commission : « Je me suis retrouvé en Autriche à être évalué à nouveau par la même personne qui refusait de me revoir. Malgré mes vaines tentatives de mettre en évidence la gêne occasionnée par ce handicap qui se remarque sur chacune de mes vidéos, il ne m’a pas été possible de lui faire changer d’avis. »
Sa classification a été confirmée dès le lendemain lors d’une course d’observation où certains de ses principaux adversaires, eux aussi scrutés par la commission, étaient présents et qu’il a eu la surprise de remporter « avec le sentiment que certains athlètes n’avaient pas vraiment donné leur maximum ».
Un dernier géant pour clôturer cette tournée des Alpes françaises 🏔️
🥇 Arthur Bauchet signant son 101e podium en coupe du monde avec Jordan Broisin sur la troisième marche 🥉 pic.twitter.com/ZgSq1jT1VC
— Comité Paralympique et Sportif Français (@FRAparalympique) December 20, 2024
Des athlètes de toutes nationalités se sont plaints
Pour cette saison 2024-2025, l’Annécien, troisième de la manche à Courchevel en décembre, doit donc rester dans la catégorie LW4 des amputés d’une jambe. « Un handicap finalement très peu valorisé en para ski alpin », regrette Jordan Broisin quelques lignes plus loin.
Néanmoins, son combat n’a pas été sans répercussion. « Après de multiples plaintes venant d’athlètes de toutes nationalités pour réajuster ces coefficients, des changements ont fini par être apportés cette saison. » Les plus avantagés ont vu leur compensation diminuer et d’autres bénéficier d’une aide afin de se mêler à la bataille. « La course devient alors plus intéressante, les podiums étant plus bataillés, reconnaît-il. En revanche, les erreurs coûtent plus cher, car en ayant resserré les écarts, une seconde de perdue peut rapidement faire dégringoler au classement. » Le suspens est donc désormais maintenu jusqu’au bout.

