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Paris FC vs Olympique Lyonnais : une victoire signée Ada la diablesse

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Paris Fc OL Ada Hegerberg

Reprise du championnat en petites foulées pour les Lyonnaises : 53 minutes avant d’ouvrir la marque face au Paris FC, pour finalement s’imposer 4 buts à rien. Petites foulées, pas de claquage. Amateurs de suspens, passez votre chemin : avec cette nouvelle victoire, Lyon file tout droit vers un nouveau sacre.

Amandine Henry est de retour

Que lui a-t-on raconté sur le Paris FC ? Pêle-mêle : le changement de nom récent (Juvisy, c’est fini !), la raclée de septembre dernier (9-2 ça ne s’oublie pas), une Cascarino peut en cacher une autre (Estelle à Paris, Delphine à Lyon). Et puis quoi d’autre ?

Amandine Henry est de retour, et dans le championnat français, rien ne semble changé. Lyon caracole, le Paris Saint Germain et Montpellier surnagent, Paris FC veut encore faire briller d’anciennes étoiles, le reste c’est de la littérature. Hélas.

2018, année du bis repetita. Voilà une semaine, les Lyonnaises ont pulvérisé les Bisontines du Racing Besançon sur un score de basket ou de hand, 20-0. Mesdames les Parisiennes, vous voilà prévenues. Et de fait. Un 9-2, on se le prend une fois, pas deux, et la stratégie de la défense à cinq, hier, a bien failli fonctionner. Le rêve a duré une mi-temps.

Une première période vierge

Si les Lyonnaises monopolisaient la balle, les Parisiennes, concentrées, agressives, surent remarquablement contrecarrer les desseins adverses, Annaïg Butel en taulière, Jaurena en messie, repoussant le ballon sur la ligne après une tête de Wendie Renard (36′). Ada Hegerberg, Amel Majri, Eugénie Le Sommer demeurent muettes (16’, 18’).

La Providence est parisienne durant 45 minutes, et des poussières, à l’image de cette tête de Lucy Bronze, s’écrasant sur la transversale de la gardienne parisienne Karima Benameur, puis celle d’Amandine Henry, repoussée, ultimes flammèches avant que l’incontournable Ada Hegerberg n’ouvre le score, quelques secondes plus tard, d’une tête, dans un but déserté, sans sauter. A cet instant, on sentit les Parisiennes écœurées et revanchardes, étonnées de leur résistance, décidées à revenir.





Ada, encore et toujours

Pas d’autre solution que de s’exposer, tout en contenant le rouleau compresseur lyonnais qui a mis 45 minutes à se mettre en branle. Une transversale de part et d’autre (Delphne Cascarino d’un côté, Thiney, de l’autre), c’est bien cette diablesse d’Ada Hegerberg qui reprend, avec ce flegme qui fait son style, le centre côté gauche d’Amel Majri, 2-0, et nous jouons alors la 84ème minute.

La suite, des regrets pour les Parisiennes.

Trois minutes plus tard, le même duo, la même buteuse. La machine Hegerberg lancée marquait son 21ème but en championnat (87’). Trois buts à rien, puis quatre à rien, les coéquipières de Gaëtane Thiney subirent dans les ultimes minutes le sort réservé à tout ce que ce championnat compte d’équipes ou presque : Kheira Hamraoui rentabilisait son entrée sur le terrain, plantant en pleine course une tête déterminée qui fit mouche (94ème).

4-0, tarif habituel.

Et toi, t’as pris combien ?

Lorsque les Lilloises, Marseillaises, Bordelaises, Guingampaises, Sojaldiciennes, Albigeoises, et autres Ruthénoises se rencontrent, toutes, toutes elles se posent la même question : et toi, t’as pris combien ?

Les Lyonnaises amorcent la deuxième partie de leur saison de superlatifs sereines, sur un rythme qui va aller en s’amplifiant. Au programme : trêve internationale, puis Coupe de France, face à Yzeure, des broutilles. Vivement les demi-finales de Ligue des Championnes (Women’s Champions League), qu’on ait enfin du suspens, des palpitations. Bref, enfin quelque chose à se mettre sous la dent.

Camille Cordouan

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