Nous suivre

Athlétisme

Saut à la perche : Renaud Lavillenie ne veut pas faire de choix

Julien Correia

Publié le

Saut à la perche : Renaud Lavillenie ne veut pas faire de choix
Romain Lafabregue / AFP

Dans l’optique de préparer les Jeux Olympiques de la meilleure des manières, Renaud Lavillenie s’est planifié une saison 2021 chargée. Quitte à aller à l’encontre des décisions de sa fédération.

Compliqué. Si la crise sanitaire a notamment tronqué la saison sportive 2020, Renaud Lavillenie est également tombé de son piédestal. En effet, celui qui culminait sur le toit du monde en ayant franchi 6m14 à Donestk en 2014 a vu son record tomber. Armand Duplantis est passé par là, franchissant une barre à 6m17 dans un premier temps à Torun. Puis une semaine plus tard, il améliorait encore sa marque pour porter ce record à 6m18. Comme Lavillenie, le Suédois réalisa ces deux performances en salle avec sa meilleure marque à Glasgow.

Lavillenie a soif de compétitions

Malgré la perte de ce record, le Charentais a tout de même glané 2 nouveaux titres nationaux. Des succès en salle et en extérieur portant son total à 18. Il s’agit tout simplement d’un record en la matière. Le médaillé d’or à Londres en 2012 et d’argent à Rio en 2016 nourrit de grandes ambitions pour 2021. Cette année sera, sauf catastrophe, olympique, et le perchiste voudra bien entendu faire marcher l’adage jamais deux sans trois. Dans sa quête de troisième médaille olympique donc Renaud Lavillenie souhaite se préparer au mieux.

Pour cela, il a prévu de participer aux championnats d’Europe et du monde en salle qui auront lieu à moins de 15 jours d’intervalle. Alors que les premiers auront lieu en Pologne du 5 au 7 mars, les seconds auront lieu en Chine du 19 au 21. Et le champion du monde en salle en titre compte bien ne pas faire d’impasse malgré les mesures mises en place par la Fédération. Car cette dernière a affirmé dans un récent communiqué que les athlètes ne pourraient participer aux deux face à la situation sanitaire. Ce choix est donc envisagé, la Chine imposant 14 jours d’isolement en entrant sur le territoire. L’athlète français voudrait bien sauter par-dessus ces recommandations…

Il n’envisage pas l’une ou l’autre

Dans une interview accordée au journal l’Équipe, l’athlète a notamment exprimé sa stupéfaction. « Quand ils ont dit ça, j’ai fait des bonds. Ils ont dit ça sans avoir connaissance de tout alors qu’on est à quatre mois de l’événement. Cela va être compliqué pour eux de m’interdire de faire l’une ou l’autre des compétitions ! » Le vice-champion olympique en titre ne souhaite donc pas faire de choix. C’est encore trop tôt selon lui : « On espère que d’ici là, ça puisse évoluer. Je me prépare à faire les deux car c’est une opportunité importante d’aller affronter les meilleurs dans l’optique des Jeux. »

Quoi qu’il en soit, celui qui en est actuellement à sa troisième semaine de reprise se sent bien physiquement, sans pépins physiques. Il effectuera un stage à la Réunion du 4 au 18 décembre prochain. En sa compagnie seront présents notamment son frère ou encore Kevin Mayer. En espérant une année 2021 chargée et couronnée de succès donc.

Julien Correia


Journaliste/rédacteur depuis janvier 2019 - Tombé dans le monde du ballon rond étant petit, j’aurais pu devenir pro sans ces foutus ligaments croisés. Défilant sur les champs (mais pas Elysées) en 98, j’ai été bercé par les exploits de Mister George, piqué par la technique du Snake, grandi avec Captain Rai et Ronnie, mûri avec Pauleta et Edi. Mais Ibracadabra, je suis désormais reconverti en runner/traileur. Moins rapide que Bolt et moins endurant que Jornet, c’est donc plume à la main que je partage les exploits de ces athlètes !

Clique pour commenter
S'abonner
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
View all comments

Fil Info

Actus à la une