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Rugby

Barrages Top 14 : Le Racing en demies après sa victoire sur le Stade Français

Etienne Goursaud

Publié le

Phase finale Top 14 Le Racing en demies après sa victoire sur le Stade Français
Photo Icon Sport

PHASE FINALES TOP 14 – Le Racing 92 écarte son voisin du Stade Français (20-33), lors du premier des deux barrages. Un match longtemps indécis malgré l’exclusion, dès la 5e minute, du troisième ligne parisien Marcos Kremer. Gaël Fickou scelle le sort de la partie dans les dernières secondes.

Le Stade Français réduit à 14, prend la foudre

Une première mi-temps à rebondissements. Celui qui a parié sur un match nul à la pause, alors que le Racing menait 14-3 très tôt dans la rencontre et en supériorité numérique, doit être très riche. Car ce derby entre le Stade Français et le Racing aurait pu tourner à la démonstration pour les visiteurs. En effet, après cinq minutes de jeu, ce match a pris un sacré tournant. Pour un déblayage violent à la tête de Finn Russell, le troisième ligne Marcos Kremer écope d’un rouge, après visionnage de la vidéo. Sanction logique. Dès lors, le Stade Français, pendant vingt minutes, va prendre une vraie tornade bleue et blanche.

Le Racing se déploie sur les ailes. Donovan Taofifenua exploite parfaitement un deux contre un, pour prendre l’intervalle et accélérer. Il est repris à quelques encablures de la ligne parisienne. Revenu en catastrophe, Lester Etien gratte un temps le ballon. Mais Juan Imhoff arrache le ballon et inscrit le premier essai des barrages. Un essai transformé par Antoine Gibert, qui supplée Finn Russell, sorti sur protocole commotion (0-7, 10e). Malgré une réaction au pied parisienne, le Racing enfonce le clou. Sur le renvoi, le Stade Français perd le ballon. Quelques instants plus tard, Antoine Gibert sert de nouveau Donovan Taofifenua, encore une fois repris avant la ligne. Mais le ballon est vite libéré pour Wenceslas Lauret, qui marque déjà le second essai de son équipe. Antoine Gibert transforme (3-14, 20e).



L’énorme révolte du Stade Français

On s’attend alors à une promenade de santé, d’autant que Finn Russell ajoute trois points (3-17, 25e). Mais, malgré ces faits de jeu et malgré le fait qu’ils soient sonnés, les Parisiens ne sont pas résignés. Et vont terminer en boulet de canon ce premier acte. Emportant tout sur leur passage. À l’image de Sekou Macalou l’un des meilleurs Soldats Roses de ce premier acte, aplatit, après une belle séquence des avants parisiens. Et redonne de la vigueur à son équipe et du suspense à ce barrage. D’autant que Joris Segonds transforme en coin (10-17, 33e).



Ce sont désormais les Racingmen qui sont sur le reculoir et qui accumulent les fautes. Et Camille Chat paye collectivement et écope d’un carton jaune (38e). Pendant cinq longues minutes, les Parisiens vont occuper le camp des Franciliens ! Et Eddy Ben Arous, entré en jeu pour rééquilibrer la première ligne du Racing, écope à son tour d’un carton jaune (40+3). Le Racing à 13 durant cinq minutes. Et à force de craquer en mêlée, le Racing 92, au bout du bout de ce premier acte, concède un essai de pénalité (17-17).

Le Racing 92 pragmatique pour reprendre de l’air

Le Racing 92 aurait pu couler devant ces faits de jeu et ce retour fulgurant du Stade Français. Il n’en fut rien. Et pour éviter l’incendie, on est revenu sur des fondamentaux qui font parfois la force des Franciliens depuis des années. Ce n’est pas flamboyant, mais ils savent exploiter les petites erreurs adverses. Et le Stade Français va en commettre bien trop dans le premier quart d’heure de ce premier acte. À l’image d’une première pénalité concédée. Qui permet à Finn Russell de redonner l’avantage aux siens (17-20, 43e). Le Racing, une fois revenu à 15, reprend la maîtrise de la rencontre, comme il l’avait dans la première.

Chahutée en fin de première mi-temps, la mêlée francilienne reprend également le dessus sur celle des Parisiens. Grâce à leur buteur écossais, les Racingmen reprennent un peu d’air, dans un début de second acte où le pragmatisme a pris le dessus sur la folie du premier acte et de sa fin. Le Stade Français accumule les fautes désormais. Et Baptiste Pesenti écope du troisième carton jaune de ce barrage. L’indiscipline a encore coûté cher. Et Finn Russell engrange (17-26, 55e). En douze minutes, les Parisiens ont dilapidé leur fin de mi-temps de folie. Et vont, pendant près de dix minutes, se heurter à la digue francilienne. Avant d’être récompensés sur une pénalité de Joris Segonds (20-26, 68e).

Les Parisiens ont tenté, en vain, de percer la défense du Racing 92. Qui a tenu le choc, avec seulement trois points encaissés en deuxième période. Et les Franciliens vont sceller le sort en fin de match. Sur un gros plaquage de Francis Saili, Gaël Fickou récupère le ballon et file à l’essai (20-33). Pas favori de ce barrage, le Racing réalise donc un petit exploit sur la pelouse de son voisin. Et affrontera Toulouse en demies, vendredi prochain.

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Journaliste et amoureux de sport. Ancien footballeur reconverti athlète quand ses muscles le laissent tranquille. Elevé à la sauce des exploits de Thomas Voeckler en 2004, du dernier essai de légende de Eunice Barber à la longueur lors des championnats du monde d'athlétisme de 2003 mais aussi Zidane, Omeyer et Titou Lamaison.

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