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Basket-ball

Playoffs LFB : Anderson et Astier portent Bourges à la victoire face à l’ASVEL

Maxime Cazenave

Publié le

Playoffs LFB Anderson et Astier portent Bourges à la victoire face à l'ASVEL
Photo Icon Sport

LIGUE FÉMININE DE BASKET – Bourges a remporté le match aller du choc des demi-finales au Prado face à L’ASVEL, 80-67. Les championnes de France en titre ont pu compter sur les matchs stratosphériques d’Yvonne Anderson (30 points) et Pauline Astier (23 points) pour prendre une belle avance avant le match retour. 

Une véritable finale avant l’heure, c’est ce qu’est cet énorme choc entre Bourges et l’ASVEL. Seulement 4e dans un haut de tableau resserré, les Tango recevaient leur adversaire pour entamer cette série au Prado, moins d’un an après la finale remportée 3-0 face à ces mêmes Lyonnaises. On parle également là des deux derniers vainqueurs de l’Eurocoupe, et donc d’une double confrontation qui s’annonce épique.

Un vrai choc de titans

À la maison, les Berruyères prennent les choses en main avec une bonne agressivité, mais les Lyonnaises ne sont pas en reste. Les défenses sont prudentes, appliquées, laissant un minimum d’espace aux adversaires. Gabby Williams est la première à se signaler par des pénétrations ravageuses pour mettre l’ASVEL en tête. Il faut cinq minutes au match pour s’enflammer suite à un échange de trois points entre Pauline Astier et Laura Quevedo. Les deux équipes se répondent coups pour coups dans le premier quart, mais l’ASVEL vire en tête derrière un rebond contrôlé et une circulation de balle intéressante malgré du déchet (15-18).

Maladroites derrière l’arc, les Rhodaniennes ne parviennent pas à concrétiser leur domination face à des Tango qui privilégient avant tout le jeu à l’intérieur. Toutefois, la défense lyonnaise se resserre au fil des minutes. La menace provenant de partout avec huit joueuses ayant marqué au bout de seulement douze minutes, l’ASVEL prend deux possessions d’avance, mais voit sa tentative de run anéantie par l’insolence de Pauline Astier. Le joyau de la formation Tango, qui a des responsabilités démultipliées en l’absence de Sarah Michel, prend son équipe sur ses épaules en alimentant le scoring régulièrement. Le mano a mano reprend alors de plus belle jusqu’à la pause, le tout en offrant le spectacle attendu (34-36).

Yvonne Anderson et Pauline Astier marchent sur l’ASVEL

L’ASVEL pose son jeu sur demi-terrain, mais peine à trouver les solutions. La faute à des shoots ouverts ratés. Les Tango choisissent elles de jouer les transitions à fond, ce qui profite notamment à la rapidité d’Yvonne Anderson (30 points). Plus présentes au rebond, elles empêchent leurs adversaires de retrouver leur rythme, tout en réalisant la bascule. Toujours sur son nuage, Pauline Astier (23 points, 6 rebonds, 5 passes) repointe le bout de son nez dans la foulée pour confirmer la prise de commande berruyère avec deux paniers consécutifs. Dans le dur, l’ASVEL prend le premier éclat du match (49-41), la faute toujours au quart-temps de feu d’une Anderson inarrêtable. Les filles de David Gautier vont chercher des lancers à l’expérience, mais pèchent terriblement dans l’exercice, laissant passer une belle occasion de recoller à l’aube de la dernière période (56-49).

Poussées par un Prado surchauffé, les joueuses de Bourges continuent à appliquer la recette qui fonctionne. Les arrières gambadent allègrement dès que le ballon est récupéré tandis qu’Endy Miyem se charge d’apporter de l’alternance à l’intérieur. La tension se fait ressentir à l’approche du money time mais Lyon-Villeurbanne n’arrive pas à réagir. Et comme si cela ne suffisait pas, le duo Anderson-Astier poursuit son récital. La jeune tricolore de 21 ans assassine littéralement ses adversaires avec deux jumpers soyeux pour créer un écart monumental à moins de cinq minutes du buzzer (71-54) ! Transparente jusqu’alors, Marine Johannès met enfin quelques points pour tenter de réduire au maximum l’écart. Les Tango laissent filer de précieux points, mais l’emportent avec une avance confortable, 80-67.





Avant le match retour, les championnes de France en titre mettent une grosse pression sur une ASVEL qui devra absolument se ressaisir, et trouver des solutions pour contenir l’incroyable doublette orange ayant rayonné au Prado ce soir.

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