Pour les arbitres, tout va trop vite !
Peu importe le sport, il est plus question des problèmes d’arbitrage après un match que de la performance elle-même. Ne tirons pas sur l’ambulance, pour les arbitres tout va trop vite, il faut trouver des solutions autre que la vidéo. Trois exemples flagrants de ces derniers jours dans trois sport différents, pour ne citer qu’eux, un livre pourrait être écrit chaque semaine.
Top 14 – Cardona pointé du doigt
L’arbitre du match entre le RC Toulon et le Castres Olympique est pointé du doigt pour son arbitrage, notamment sur la fin de match. Les Castrais crient au scandale alors que les Toulonnais louent un arbitrage équitable, pour une fois. L’arbitre a semblé dépassé par la tournure des événements et la vitesse du jeu. Toutes les journées de Top 14 sont marquées par des contestations de plus en plus fortes de tous les acteurs alors que dans le même temps, les arbitres utilisent toujours plus la vidéo.
Super League – Les Dragons Catalans volés
Deux essais entachés d’en-avants flagrants coûtent la victoire aux Dragons Catalans sur leur pelouse, face à St Helens. Un Anglais qui arbitre des Anglais face à des Français, difficile de ne pas se poser des questions. En plus du manque d’impartialité possible, la vitesse du jeu fait que l’arbitre n’arrive plus à suivre. Même dans des matchs entre Anglais, des erreurs sont fréquentes. Le rugby à XIII est réputé pour être un sport très rapide et un seul arbitre de centre, même aidé par ses assistants et la vidéo ne suffit plus à gérer convenablement un match.
US Open – L’arbitrage au coeur de tous les débats
D’abord l’épisode Layani, pas sanctionné, alors qu’il descend « conseiller » un joueur à la dérive. Mais surtout la finale féminine. Et si avant toute chose, il faut noter que le comportement de Serena Williams est à déplorer et qu’il n’a pas sa place sur un terrain de tennis, l’arbitre a semblé complètement dépassé par les événements. 99,9% des entraîneurs font du coaching : soit il faut le sanctionner à chaque fois, soit jamais. Pour le jeu de pénalité, c’est du jamais vu et pourtant, des joueurs ou des joueuses qui s’en prennent à l’arbitre et qui ont des échanges vigoureux, c’est malheureusement fréquent. L’arbitre de chaise doit souvent réagir au plus vite à un évènement et les délégués durant les matchs, ou même les organisateurs pendant un tournoi (cas Layani) ne les déjugent jamais ou presque. Par conséquent on se retrouve souvent dans des situations à deux poids deux mesures à cause de cette souveraineté de l’arbitre de chaise qui doit décider très vite, sans que personne ne le déjuge, si ce n’est le hawk-eye.
Ce qui ressort de ces trois exemples, c’est que les arbitres sont humains et qu’ils se retrouvent souvent dépassés par la vitesse du jeu ou la vitesse à laquelle ils doivent prendre une décision. Seul, ce n’est plus possible d’arbitrer la plupart des compétitions professionnelles. C’est pour cela que dans la plupart des sports, la vidéo est un appui qui doit être utilisé à bon escient. Pour le reste, il faut aider ces arbitres à faire face à ces deux problématiques : la vitesse du jeu et la vitesse de la décision à prendre. Augmenter le nombre d’arbitres dans certaines situations, accepter de se faire corriger par un officiel dans d’autres, pour ne pas que le sport se résume à des débats sur les erreurs ou non de ces maîtres du jeu sans qui rien ne serait possible.

