Pourquoi la Coupe Davis est morte ?


La Coupe Davis, compétition par équipes vieille de 118 ans, va changer de format en 2019 pour ne plus du tout ressembler à ce qu’elle a été pendant des années. La Coupe Davis que l’on connaît tous n’est plus, voici les raisons de sa disparition. 

Une nouvelle version plus commerciale

La « nouvelle » Coupe Davis qui n’en aura que le nom sera proposée sur deux semaines dans l’année. Un premier tour de qualifications en février sur un week-end durant lequel 12 équipes émergeront. A quoi il faudra ajouter les quatre demi-finalistes de la dernière édition et deux invitations pour avoir un plateau de 18 équipes en novembre lors de la grande finale. Au terme de cette semaine de compétition durant laquelle seulement 2 simples (au lieu de 4) et un double disputés au meilleur des 3 sets (et plus ses 5) seront joués, la saladier sera décerné à l’équipe gagnante. Cette nouvelle version condensée va donc permettre à la fédération internationale de vendre des droits TV beaucoup plus importants et un contrat de 3 milliards de dollars a été signé entre la fédération internationale et un fond d’investissement.

Trop souvent boudée par les top joueurs

Si la Coupe Davis en est là, c’est qu’elle a trop souvent été mise de côté par les grands joueurs. Si Federer, Nadal, Djokovic ou Murray l’ont tous gagnée au moins une fois, ils ont aussi tous passé de nombreuses années à ne pas la jouer pour des raisons propres à chacun. Si bien que sur les 20 dernières années, le numéro 1 mondial en fin de saison n’a remporté qu’une seule fois la Coupe Davis, c’était Rafael Nadal avec l’Espagne en 2008.  Pour ce qui est des meilleurs joueurs français, ils ont presque toujours jouer le jeu, l’exception qui confirme la règle.

Un format qui ne s’est jamais renouvelé

Trop boudée (voir ci-dessus) ou décriée pour son format (matchs en 5 sets, pas de tie break), des pistes ont souvent été évoquées pour la renouveler et essayer de faire en sorte qu’elle voit à nouveau les meilleurs joueurs de chaque pays s’affronter. Le problème c’est que le pas n’a jamais été franchi et le format de la compétition n’a jamais été renouvelé pour essayer de s’adapter à son temps et aux exigences des meilleurs joueurs mondiaux. A force de laisser traîner, une mise à mort a été prononcée avec un nouveau format qui ne ressemble plus en rien à ce que la compétition représente actuellement.

Un calendrier (trop) dense et des exhibitions financièrement plus intéressantes

La saison d’un joueur de tennis est pour le moins prenante et éprouvante, de janvier à novembre avec 3 à 4 semaines de coupure par an au maximum avec des tournois toutes les semaines aux quatre coins du monde. Par conséquent, beaucoup de joueurs utilisent les semaines de Coupe Davis pour souffler un peu. Ajoutez à cela que de nombreuses exhibitions avec de nouveaux formats voient le jour un peu partout dans le monde et où les intérêts financiers sont bien plus grands pour les joueurs que de jouer un match de Coupe Davis.

Nicolas Jacquemard

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De la Fouchardiere xavier
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De la Fouchardiere xavier

La réforme était indispensable ,la forme est discutable mais ce qui est grave c’est l’impossibilité d’une coordination entre A T P et I T F .Deux compétitions à 6 semaines d’écart c’est nul .Simplifions les structures,l’organisation et les réglements si nous ne voulons pas voi le tennis régresser .