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Tour de France

Pourquoi Pau est devenue une ville incontournable du Tour de France

Théo Gripon Auer

Publié le

Pourquoi Pau est devenue une ville incontournable du Tour de France
Photo Icon Sport

TOUR DE FRANCE 2026 – Pour la 22e fois au XXIe siècle et la 77e fois dans l’histoire du Tour, la Grande Boucle fait étape à Pau. Et comme lors des trois dernières étapes en ligne arrivées dans la capitale du Béarn, un sprint massif a de nouveau été disputé dans ses rues.

Depuis le début du XXIe siècle, les éditions du Tour de France qui n’ont pas fait étape à Pau se comptent sur les doigts d’une main : 2004, 2009, 2013 et 2022. Quatre Tours où le grand cirque du mois de juillet a préféré poser ses valises dans des villes voisines telles que Lannemezan, Saint-Gaudens, Tarbes ou encore Bagnères-de-Bigorre. Mais, quand il le peut, le Tour prend ses quartiers à Pau, en amont ou à la sortie des Pyrénées.

Pourquoi Pau est devenue une ville incontournable du Tour de France

Il faut dire que la préfecture des Pyrénées-Atlantiques possède toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir une organisation telle que le Tour de France, à commencer par son offre hôtelière. En périphérie de Pau, les hôtels sont nombreux et suffisants pour loger les coureurs, les équipes, les journalistes et les milliers d’hommes et de femmes qui contribuent au bon déroulement de la Grande Boucle.

Mais la ville du Béarn possède également un aéroport situé au nord-ouest et se voit desservie par deux axes autoroutiers majeurs qui la relient à de grandes villes comme Toulouse et Bordeaux. Un réseau de transport idéal pour le déplacement des coureurs et de tout le matériel nécessaire au bon fonctionnement du Tour de France.

D’un point de vue logistique, Pau se démarque de ses villes voisines et coche toutes les cases du cahier des charges d’A.S.O., la société organisatrice du Tour de France. Et d’un point de vue géographique, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques est, là encore, idéalement placée.

Au pied des plus grands cols pyrénéens, une situation géographique unique

Car depuis Pau, il est possible d’accéder en peu de temps à certains des cols pyrénéens les plus empruntés du Tour, à commencer par l’Aspin et le Tourmalet, qu’emprunteront les coureurs lors de la 6e étape du Tour de France. Les cols de Marie-Blanque et de l’Aubisque sont également situés à moins de 50 kilomètres de Pau.





Une logistique rare dans cette région et une proximité avec les plus grands cols pyrénéens font logiquement de Pau la ville étape idéale du Tour. Une situation exceptionnelle et bienvenue pour la Grande Boucle, qui ne trouve pas d’équivalent lorsque la grande kermesse de juillet se rend dans les Alpes. Certes, Grenoble possède des infrastructures comparables, voire supérieures, à celles de Pau, mais la préfecture de l’Isère reste assez éloignée géographiquement des cols alpestres les plus empruntés par le Tour.

Pau est-elle devenue la capitale des arrivées au sprint du Tour ?

Il existe toutefois un paradoxe. Si Pau est autant visitée par le Tour de France pour ses nombreux avantages évoqués plus haut, les récentes arrivées d’étape dans la ville du Béarn n’ont guère marqué les esprits.

Si l’on excepte le contre-la-montre de 2019, brillamment remporté par Julian Alaphilippe, les dernières étapes menant à Pau ont toutes été plates et promises à un sprint massif, ce qui avait permis à Marcel Kittel de l’emporter en 2017, Arnaud Démare en 2018 puis Jasper Philipsen en 2024.

Des grandes étapes de montagne aux sprints massifs : un changement de philosophie

Pau est-elle en train de devenir le fief des sprinteurs, à quelques encablures des cols pyrénéens les plus redoutés ? Dans un passé pas si lointain, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques était encore utilisée comme ville d’arrivée d’étapes de montagne. On se souvient notamment de l’édition 2010, où l’étape était partie de Bagnères-de-Luchon et avait emprunté Peyresourde, l’Aspin, le Tourmalet et l’Aubisque avant une longue descente vers Pau. Ou encore des Tours 2005 et 2006, où le col de Marie-Blanque était au programme de l’étape, accompagné de l’Aubisque en 2005 et du Soudet en 2006.

Lors de ces trois éditions, une échappée se disputait la victoire d’étape en montagne avant de s’imposer à Pau, malgré les longs faux plats descendants qui mènent dans la capitale du Béarn. Ces 50 derniers kilomètres sans relief sont peut-être désormais jugés moins propices au spectacle par les organisateurs du Tour de France, qui privilégient aujourd’hui des scénarios maintenant le suspense jusqu’à la flamme rouge. Une évolution qui profite davantage aux sprinteurs.

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