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Préparation Hockey Mondial Élite : Les Bleus ne font pas la passe de deux face aux Lettons

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Préparation Hockey Mondial Élite : Les Bleus ne font pas la passe de deux face aux Lettons
Photo via FF Hockey sur glace

Préparation Hockey Mondial Elite 2022 – Pour son deuxième match face à la Lettonie à Épinal, l’équipe de France s’est inclinée logiquement 3-2. Costauds durant le premier tiers, les Tricolores ont ensuite perdu le fil durant le deuxième tiers face au pressing constant des Baltes. 

On prend les mêmes et on recommence ! Au lendemain de la belle victoire acquise face à la Lettonie (2-1), les Bleus étaient de nouveau sur le pont à Épinal. Dans une enceinte de Poissompré bondée, l’objectif était de faire aussi bien, notamment sur le plan défensif. Élu homme du match la veille du haut de ses 20 ans, Jules Boscq était de nouveau présent dans l’alignement. Le seul changement à véritablement signaler concerne le poste de gardien. Comme face à la Suisse, Henri-Corentin Buysse cède sa place pour la deuxième rencontre, au profit cette fois de Sébastien Ylönen.

Une première période de nouveau intéressante

D’emblée, le portier de Cergy-Pontoise a de quoi se mettre en valeur, puisque les Lettons mettent rapidement la pression, en envoyant deux lancers en sa direction. Cette alerte prématurée engage alors une longue bataille en zone neutre puisque les deux équipes peinent à s’installer offensivement. La rencontre est très équilibrée, et les jeunes attaquants se montrent incisifs, à l’image du duo grenoblois Aurélien DairDylan Fabre. Toutefois, cette bonne volonté ne permet pas de créer des situations chaudes face à des Lettons en place, et plus tranchants techniquement. Déjà efficace hier, la ligne Loïc Farnier – Kévin Bozon – Jordann Bougro continue à poser problème à l’adversaire, et se crée les premières occasions tricolores.

Au fil des minutes, ce sont même les Français qui prennent le contrôle des opérations en maîtrisant le puck pour lancer des offensives propres. Peter Valier passe tout près d’en profiter, oublié devant le gardien, mais ne parvient pas à contrôler sa déviation. Les Baltes ont eux véritablement du mal à construire leur jeu en position offensive et peinent à se montrer dangereux. Cependant, ils disposent de la première supériorité numérique de la partie en fin de période. Durant près deux minutes, le puck ne quitte pas la zone tricolore. Plusieurs tirs obligent Ylönen à se déployer, et l’un d’eux termine même sa course sur le poteau. Les Lettons font mal avec ce temps fort, mais ne concrétisent pas avant de rentrer au vestiaire.

Les Lettons font la différence en transition

Ils reprennent sur le même rythme dans le deuxième tiers en disposant de nouveau d’un jeu de puissance. Les Bleus souffrent le martyr, mais peuvent compter sur des arrêts spectaculaires de Sébastien Ylönen pour préserver un score nul. Toutefois, les Lettons ne relâchent pas leur effort, continuant à faire le siège face à une défense bleue en place. Cette dernière réagit bien au gros trafic imposé devant la cage, mais n’arrive plus à se dégager durablement. Il faut attendre près de sept minutes pour voir enfin Aziz Baazzi tenter sa chance sur un subtil décalage de Louis Boudon, avant que le jeune joueur de Lake Superior State ne passe à deux doigts de reprendre victorieusement un rebond.

Alors qu’ils semblaient avoir repris leurs esprits, les Bleus se font punir sur une transition par Klavs Veinbergs. Seul face à Ylönen, le jeune attaquant de 19 ans ne tremble pas pour inscrire son premier but en sélection nationale (1-0, 28e). Désormais devant au score, les Baltes montrent plus de sérénité dans leur jeu même s’ils offrent une énorme occasion à Dylan Fabre. Ils laissent ainsi volontiers le palet aux Tricolores, et frappent de manière chirurgicale en contre. Quelques minutes après Veinbergs, Martin Dzierkals récidive dans une disposition similaire (0-2, 32e). Touchés, les Bleus perdent le fil, de nouveau essentiellement cantonnés à défendre dans leur zone. Seul Pierre-Charles Hordelalay va faire des frayeurs aux Lettons sur un rush solitaire, avant de toucher le poteau à la dernière seconde.

Maurin Bouvet redonne espoir le temps de quelques minutes

Au retour des vestiaires, Quentin Papillon prend place devant le filet. La Lettonie continue de faire preuve de domination, mais va finir par se faire punir sur une infériorité. Un lancer à la bleue de Hugo Gallet est dévié subtilement par Maurin Bouvet. Déjà buteur la veille, l’Angevin permet aux Tricolores de relancer le dernier quart d’heure (1-2, 45e). Cependant, la Lettonie ne relâche pas son effort en mettant en place un forecheck extrêmement agressif. Ils dictent le tempo de la partie, et contrarient constamment les relances bleues, ce qui empêche le collectif de Philippe Bozon de se projeter rapidement vers l’avant. La fatigue commence également à se faire sentir dans ces dernières minutes, alors que l’intensité a été élevée depuis les premières minutes.

Pour ne pas arranger les choses, Romain Bault concède une pénalité à un moment charnière. La pénalité de trop puisque les Baltes vont faire la différence grâce à un lancer à la bleue de Sandis Smons, qui profite du trafic devant le filet pour tromper Papillon (1-3, 54e). A l’abri, les Lettons baissent leur vigilance en laissant plus d’espace à leur adversaire, et se font doublement pénaliser, suite à un geste très dangereux de Roberts Mamcics sur Loïc Farnier entraînant quelques brassages.

Un double avantage qui sera finalement improductif et manque de réussite puisque Jordann Bougro et Florian Chakiachvili trouvent tous les deux les montants. Il faut attendre les dernières secondes pour que ce même Chakiachvili n’arrache un deuxième but pour réduire le score (3-2, 60e). Un but trop tardif qui ne permet pas aux Tricolores de recoller. Au lendemain de leur belle victoire, les hommes de Philippe Bozon ne font pas la passe de deux en s’inclinant logiquement 3-2.


Journaliste/Rédacteur depuis 2012 - Bercé par l’amour des Girondins de Bordeaux, les échecs de Christophe Moreau sur le Tour de France sous l'ère Lance Armstrong et le fade-away létal de Dirk Nowitzki, ma passion dévorante pour le sport a toujours été un pan incontournable de ma vie. Transmettre ma passion à l’écrit a toujours été une vocation. Quand les autres sortaient les cartes Pokémon ou Yu-Gi-Oh dans la cour de l’école, je ripostais avec des cartes Panini ou des fiches Onze Mondial. La puissance de Jean-Claude Darcheville n’a pas d’égal.

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